ANTOINE COIZET
prêtre-musicien



 

 

C'est à Saint-Chamond (Loire) que vint au monde, le 22 mai 1902, Jean-Antoine Coizet. Son père, Pierre Coizet (1865-1937), originaire de Lorette s'était installé depuis plusieurs années à Izieux, pour travailler comme ouvrier aux forges et c'est dans cette commune (rattachée en 1964 à Saint-Chamond) qu'il rencontra sa future femme, Françoise Chomier (1873-1940), épousée le 11 février 1898. De cette union naîtront, en plus d'Antoine, deux autres garçons : Paul Coizet (1899-1966), futur métallurgiste à Izieux, et Emile Coizet (1904-1970), qui sera chimiste de la Société « Soie artificielle d'Izieux ». Tous trois vécurent une jeunesse heureuse dans une famille unie, fréquentant l'église Saint-André d'Izieux et débutant leurs études primaires à l'Ecole Saint-François de cette ville, alors dirigée par les Frères Maristes, avant d'entrer à l'Institution Victor-Laprade de Montbrison pour l'aîné et le cadet. Plus tard, Paul Coizet sera membre de la Chorale et de la Symphonie de cette Institution, et Emile secrétaire de l'Association des Familles.

 

Antoine Coizet apprit les premiers rudiments de la musique à l'Ecole Saint-François auprès du Frère Joseph Pouzol, religieux Mariste, par ailleurs organiste de l'église paroissiale[1]. A l'Ecole cléricale Notre-Dame de Joubert de Marlhes (Loire), où il entrait en classe de cinquième en octobre 1916, puis au Petit Séminaire de Saint-Jean à Lyon (1919) et enfin au Grand Séminaire Saint-Irénée situé dans cette même ville (1921), il poursuivit sa formation musicale, tenant l’harmonium ou l'orgue et jouant parfois de la contrebasse à l’occasion. Mais, c'est par correspondance avec l'Ecole Universelle qu'il acheva ses études supérieures de musique. Ordonné prêtre le samedi 11 juin 1927 par Son Eminence le Cardinal Archevêque de Lyon, il célébrait pour la première fois la messe le lundi 13 juin suivant dans l'église d'Izieux. Le journal L'Echo de Rive-de-Gier du dimanche 19 juin 1927, dans sa page consacrée à Izieux relate ainsi cet événement :

 

« UNE EMOUVANTE CEREMONIE — Comme il convenait, notre église s’est faite très accueillante, lundi dernier, pour le nouveau prêtre, M. l’abbé Antoine Coizet, qui venait y célébrer, pour la première fois, la sainte messe. L’autel, gracieusement fleuri et brillamment illuminé, était, entouré de nombreux enfants de chœur, en soutane rouge et rochet. Dans la grande nef, derrière la famille Coizet, se groupaient les enfants des écoles libres. Nombreux et recueillis, les parents et amis suivaient avec émotion la pieuse célébration du saint sacrifice par le nouveau prêtre qu’assistait M. le Curé. De délicats cantiques de circonstance, alternant avec les prières de la messe, furent exécutés par les enfants, avec accompagnement des orgues tenues par M. Pouzol, ancien professeur de M. A. Coizet. Après la messe, le nouveau prêtre et, sa famille reçurent à la sacristie de bien sincères et affectueuses félicitations. Nous y joignons les nôtres, très respectueuses et amicales, souhaitant un ministère fécond et consolant à celui que Dieu a daigné élever à l’éminente dignité du sacerdoce. LA FETE-DIEU. — Ce premier dimanche de Fête-Dieu sera particulièrement solennel dans notre paroisse qui vient de donner un nouveau prêtre à l’Eglise. A 10 heures, M. l'abbé Antoine Coizet célébrera la grand'messe pendant laquelle la Chorale se fera entendre. A l’issue des vêpres, qui seront chantées à 5 heures, la procession du Saint-Sacrement sortira de l’église pour se rendre, comme les années précédentes, dans la propriété du pensionnat Saint-Joseph. L’ostensoir sera porté par M. l’abbé Antoine Coizet. Les membres de l’« Union catholique » et tous les hommes et jeunes gens de la paroisse sont instamment invités à cette belle manifestation de foi. Ils voudront bien se grouper, nombreux, autour du dais et participer, le plus possible, aux chants des cantiques populaires. »

 

Quant à la cérémonie de la Fête-Dieu annoncée dans cet article, ce même journal en rapporte le déroulement dans son édition du dimanche 26 juin suivant :

 

« LA SOLENNITE DU SAINT-SACREMENT — Comme tout le faisait prévoir, le dimanche 19 juin fut une belle et mémorable journée pour notre paroisse. De nombreuses communions marquèrent les messes du matin. A 10 heures, l'église se remplit d’une foule bien recueillie, désireuse d’assister à la première messe solennelle de M. l’abbé Antoine Coizet. La Chorale, très, nombreuse, prêtait affectueusement son concours. A l’Offertoire, elle exécuta une cantate de circonstance : Salut, Prémices du Cénacle ! Dans son prône, M. le Curé traduisit les sentiments de joie, de fierté qui animaient tous les cœurs, et déclara les partager. Il salua le jeune homme pieux, courageux, devenu « son frère dans le sacerdoce » et exprima cordialement à la famille du nouveau prêtre des félicitations respectueuses et reconnaissantes pour l’honneur insigne qui lui est dévolu en retour de tous les sacrifices. Puis, commentant la parole si profonde de N.-S. : « Vous êtes la lumière du monde et le sel de la terre ». M. le Curé montra la sublimité, la nécessité, la bienfaisance de la vocation sacerdotale qui doit être respectée, défendue, soutenue par tous les fidèles. A l’issue de la grand’messe, les amis du nouveau prêtre se réunissent à la sacristie pour lui offrir, par l’intermédiaire délicat de M. l’abbé Hervier, leurs meilleurs sentiments, leurs vœux de fécond ministère et un petit souvenir de leur affection, de leur gratitude. Très ému, M. l’abbé Coizet remercia et laissa parler son cœur tout épris d’apostolat. Puis il donna à tous une affectueuse bénédiction. Les vêpres furent chantées à 5 heures devant une assistance extrêmement nombreuse. Au Magnificat, la procession se forma et sortit de l’église pour se rendre, par la place Nationale et la rue de La Varizelle, dans la clôture de l’Institution Saint-Joseph. Le cortège, très compact, était fort imposant surtout par le grand nombre d’hommes qui suivaient le dais. Il est très probable que jamais ce nombre n’a été atteint, même au temps des inoubliables processions dans nos rues décorées de draperies blanches et jonchées de feuillage. La clique de « la Jeanne-d’Arc » ouvrait la marche ; elle était suivie d’une gentille et heureuse troupe de petits enfants, portant de gracieuses bannières ou de charmantes corbeilles garnies de fleurs. Venaient ensuite les petites filles, les Enfants de Marie voilées de blanc, le chœur des chanteuses, les petits garçons la Chorale Sainte-Cécile, le clergé, puis le dais majestueux, précédé de nombreux thuriféraires, et fleuristes, et entouré de gymnastes en tenue. Derrière le dais, le groupe si important des hommes et celui, non moins nombreux, des dames terminaient ce magnifique défilé. Dans l’enclos gracieusement décoré de légères guirlandes, la procession se déroula sur un moelleux tapis de verdure, agrémenté ici et là d'artistiques mosaïques. Aux deux reposoirs, encadrés de feuillage, la bénédiction du Saint-Sacrement fut donnée par M. l’abbé Ant. Coizet à toute la foule agenouillée, pendant que les clairons sonnaient Aux Champs. Le retour eut lieu aux accents vibrants du cantique Je suis chrétien. Et, pendant que les cloches sonnaient à toute volée, Notre-Seigneur fut accueilli dans l’église par le chant si expansif du sublime Pange lingua. Un salut très solennel, pendant lequel les Chorales exécutèrent, à quatre voix, un majestueux Tantum de Bach, termina cette splendide cérémonie qui laissa dans tous les cœurs la plus suave impression. »

 

Nommé en octobre 1927 professeur de musique et Maître de chapelle au Petit Séminaire Victor de Laprade à Montbrison, l'abbé Coizet portait à un haut niveau la « Maîtrise de l'Institution Victor de Laprade », autrefois dirigée jusqu'en 1906 par l'abbé Noël Bonnand[2], l'un de ses prédécesseurs. L'on sait qu'en 1944, le choeur est composé d'une quarantaine de voix d'enfants et d'une vingtaine de voix d'hommes : 27 à 30 soprani, 9 à 12 alti pour les enfants ; 9 à 12 ténors et 10 à 14 basses pour les hommes. Mais laissons la parole à l'abbé Coizet lui-même qui fournit d'utiles précisions sur les activités et le répertoire de sa Maîtrise lors d'une enquête réalisée en 1944 par le « Comité professionnel de l'art musical et de l'enseignement libre de la musique », présidé par Alfred Cortot :

 

CEREMONIES LITURGIQUES : Indépendamment des offices grégoriens exécutés chaque dimanche, certains offices plus solennels sont chantés en musique, soit dans l'Institution, soit dans les Eglises de la ville de Montbrison. Au cours de ces offices furent chantées en 1943 : Noyon, Messe St Augustin (en entier) ; Montillet, Messe en fa (fragments) ; P. Kunck, Messe Ste Bernadette (fragments), sans compter évidemment les offertoires adéquats : Justorum animae (Wiltberger), Gaudet chorus (Marcello), Alleluia (Messie, Haendel), etc..., ni les motets du Salut.

 

CONCERTS SPIRITUELS : A) Concert spirituel : chaque année, de février à Pâques, la Maîtrise s'efforce de préparer un petit concert spirituel ou une autre manifestation analogue. En 1943, ce fut une journée solennelle de Vocations, présidée par Mgr Gerlier, en l'Eglise Ste Marie à St Etienne = au programme : 1) Messe de 11 heures : Domine non secundum (Franck), Benedictus (Noyon, Messe St Augustin), Laudate (Gretchaninof) – 2) Cérémonie du soir : Poème du sacerdoce (cantate soli, choeur, Coizet), O salutaris (Franck), O Maria (Hymne ancienne), Verbum caro (Mendelshonn), Cantate Domino (Alain). B) Audition profane : pour la proclamation des prix, au programme : Le Semeur (Ducoudrailt) [sic], Le blé qui lève, Prière pour la paix (Noyon), En cassant des noisettes, Mon père m'a donné un mari (Berthier).

 

CHANT GREGORIEN : chaque dimanche, les chants de la grand'messe, des Vêpres et du Salut.

 

ACTIVITES PEDAGOGIQUES EXERCEES PAR LA MAITRISE : cette activité pédagogique se fait au cours des 2 heures hebdomadaires de répétition de la maîtrise (notes solfiées, mesure, justesse etc.) - En outre il est bien évident que la pratique même du chant choral implique la formation musicale (formation des voix, pratique d'un solfège difficile : les messes modernes de Noyon, Kunck, Renard, etc., sens du rythme grégorien ou musical, éveil à la beauté musicale, bonne tenue du répertoire, disques, expériences diverses) surtout si la Maîtrise, comme c'est notre cas, a, par tradition, d'assez importants programmes musicaux à présenter... Pour les élèves qui ne sont pas de Maîtrise, les horaires prévoient, pour toutes les classes, un temps consacré au solfège et à la musique.

 

PROJETS POUR 1944 : Le retard de la rentrée scolaire d'octobre (un mois) et une épidémie de grippe en janvier, empêchent cette année de prévoir toute manifestation musicale extraordinaire. Ajoutons encore dans ce domaine des difficultés, le fait que le Maître de chapelle recommence souvent son année avec une formation vocale toute nouvelle : la plupart de ses éléments ayant mué, quitté la maison ou changé de pupitre.

 

QUELLES SONT LES RESSOURCES FINANCIERES DE LA MAITRISE ? : 800 F par an, le surplus des dépenses étant théoriquement absorbé par l'économat.

 

VOEUX A EXPRIMER PAR LE MAITRE DE CHAPELLE : Les maîtres de chapelle, dans les Institutions scolaires, ne peuvent que désirer et souhaiter platoniquement, parce que leur horaire de travail dépend uniquement de la direction de l'enseignement libre et ses petits séminaires, en accord d'ailleurs avec les règlements de l’Instruction publique. En outre, chaque maison a des caractéristiques musicales propres, résultant de traditions et circonstances diverses. D'ailleurs, chez nous comme ailleurs, les élèves viennent surtout pour préparer leur baccalauréat et non pour apprendre la musique. Il serait à souhaiter que, dans l'examen de ce problème, les autorités responsables, civiles ou religieuses, se défassent de l'idée généralement admise que la musique s'apprend toute seule et admettent qu'un temps de travail convenable est absolument nécessaire à ceux qui étudient, enseignent ou pratiquent l'art musical, mais cela n'est plus du ressort du maître de chapelle. »


(Coll. DHM) DR.

 

Parmi les nombreux élèves du Petit Séminaire auxquels il fit découvrir et inculqua les premiers éléments de la musique au cours de ses trente années d'exercice figure Pierre Boulez. En effet, celui-ci, né le 26 mars 1925 à Montbrison, fit ses études secondaires dans cet établissement à partir de la rentrée scolaire 1934, année de son entrée en classe de sixième à l'âge de 9 ans. C'est l'abbé Coizet qui décela rapidement les dispositions du futur compositeur, chef d'orchestre et fondateur en 1969 de l'IRCAM, puis en 1976 de l'Ensemble intercontemporain, lui donnant ainsi le goût d'une future grande carrière musicale.

 

L'abbé Coizet, suivant le Père Marcel Salin[3], est connu pour avoir écrit quelques pages de musique instrumentale pour piano et violon, pour quatuor, et pour orgue. On le sait également auteur d'un Noël à la ferme, interprété pour la première fois à Izieux lors de l'arbre de Noël du patronage Saint-Louis de Gonzague par la Symphonie des Anciens Elèves ; d'une opérette en 4 actes intitulée Chercheurs d'étoiles, créée le 10 novembre 1935 à Montbrison (salle Notre-Dame) par 100 exécutants (orchestre, acteurs, choeurs) ; d'une chanson A l'idéal, un sentier serpente pour 2 voix et piano (dans recueil « Chansons, chansons folkloriques et cantiques à 1 et 2 voix », édité en 1945 à Saint-Etienne chez F. Chevalier) ; d'un recueil de 37 pages (en collaboration avec Charles Richard) : Sur les routes claires, « chansons nouvelles et canons pour la route et le feu de camp » (Le Puy, X. Mappus, Imprimerie J. Le Hénaff à Saint-Etienne, 1946) et d'un autre recueil de 10 Choeurs à 4 voix mixtes sur des mélodies anciennes et modernes : Il pleut bergère, Me suis mise en danse, J'ai descendu dans mon jardin, A la claire fontaine, La bell' si nous étions, Mon père avait un champ de pois, Le chant de la nuit, Les métiers, Par derrière chez mon père, Dessus les vertes eaux (Lyon, J. Millet). Mais c'est surtout son Poème du Sacerdoce, une cantate pour soli, choeurs à 4 voix mixtes et orgue, composée au début des années trente sur un beau texte de M. le chanoine Escot[4] qui a obtenu quelques succès auprès du monde religieux. Divisé en 4 parties principales (Choeur d'introduction, les Ordres mineurs, les Ordres majeurs, la Prêtrise) le texte de ce poème expose la prière des ordinands à chaque ascension dans l'ordre sacerdotal et la musique, fidèle à cette progression, s'attache à retrouver la vie intime, la joie spéciale de chaque ordination. Ainsi que l'a écrit le R.P. Marcel Salin en 1960, « M. l’abbé Coizet était une âme limpide, à qui ne furent pas épargnées les douleurs intimes, les épreuves de santé, ni les contradictions humaines. Mais la sérénité, puisée dans une religion profonde, domine toute son œuvre. La musique moderne, avec ses audaces harmoniques et rythmiques, est éminemment apte à traduire toute la gamme des sentiments humains. Dans le « Poème du Sacerdoce », M. l’abbé Coizet montre un sentiment aigu des exigences du texte littéraire. Joie naïve du tonsuré, piété du minoré, don de soi mêlé de quelque angoisse du sous-diacre, force mâle du diacre, humilité reconnaissante du prêtre, et pardessus tout grandeur magnifique de Dieu, tout est dit dans une langue sobre et curieusement complexe. L’instrument est l’orgue et il faut prêter attention pour percevoir au-dessous de la ligne mélodique du soliste, les moirures ondulées et chatoyantes des harmonies qui l’enrichissent, comme on en voit dans les somptueuses soieries de Lyon ou de Saint-Etienne. »


Couverture disque 33 tours MUSA 25.01
(Coll. DHM) DR.

 

Le Poème du Sacerdoce a été enregistré en 1960 (enregistrement et fabrication Philips, disque Musique Sacrée, MUSA 25.01) sous la direction de l'abbé Jean Fabing[5] avec un ensemble vocal formé par 10 professionnels : Antoinette Labye, Mauricette Millot, Marcelle Croisier (soprani), Geneviève Macaux, Marcelle Legendre (alti), Georges Lacour, André Meurant (ténors), Bernard Demigny, Jean Hoffman, Michel Marret (basses) et à l'orgue Joachim Havard de la Montagne. Il se compose de 9 parties et sous-parties : Audio lecteur Windows Media Choeur d'introduction (avec un solo de J. Hoffmann), Audio lecteur Windows Media Le chant du Tonsuré (B. Demigny), Audio lecteur Windows Media Le chant du Minoré (M. Marret), Prière des Fidèles, Le chant du Sous-Diacre (B. Demigny), Le chant du Diacre (M. Marret), Audio lecteur Windows Media Prière des Ordinands, Le chant du Prêtre (B. Demigny), Audio lecteur Windows Media Choeur final.

 

Cette oeuvre avait été précédemment donnée le 21 décembre 1935 au Petit Séminaire de Montbrison lors du Jubilé sacerdotal du chanoine Percher, puis au même endroit le 8 décembre 1938 pour les noces d'argent sacerdotales du supérieur de ce séminaire, le chanoine Duperray, le 21 mars 1943 à l'église Sainte-Marie de Saint-Etienne (Loire) lors d'une grande Journée de la vocation sacerdotale sous la présidence du cardinal Gerlier, archevêque de Lyon et le 2 mai 1943 à l'église Saint-Jean de Rive-de-Gier (Loire) au cours d'une journée de manifestation musicale organisée par la « Gilde diocésaine Sainte-Cécile », dont l'abbé Coizet était membre du Comité d'action depuis sa création le 29 juin 1932. Pour cette exécution par les Chanteurs de Notre-Dame de Rive-de-Gier, l'auteur tenait lui-même l'orgue. On sait par ailleurs qu'il touchait déjà précédemment et ponctuellement l'orgue Merklin de l'église Saint-André d'Izieux, notamment le 22 mars 1933 pour les obsèques de Régis Richoud, jeune militaire tombé à Tunis et ancien élève de l'Ecole Saint-François, et le 19 septembre 1936 pour la cérémonie de mariage de Gaston Roudier et de Madeleine Gourdin, fille d'un industriel d'Izieux.

Denis Havard de la Montagne

(novembre 2018)



[1]   Né le 19 juillet 1876 à La Grand-Croix (Loire), décédé à l'âge de 56 ans le 1er avril 1933 à Izieux, le Frère Joseph Pouzol débuta une carrière d'enseignant dès l'âge de 20 ans à l'Ecole Saint-François, dont il devint le directeur à la rentrée d'octobre 1928. Parallèlement, il fut durant plusieurs années l'organiste de l'église Saint-André d'Izieux, ainsi que, dès le début des années 1900, chef de la Symphonie de l'Association des Anciens Elèves de Saint-François.

[2]   L'abbé Noël Bonnand né le 9 mai 1863 à Saint-Martin-la-Plaine (Loire), ordonné prêtre à Lyon en 1887, après le Petit Séminaire où il était Maître de chapelle et directeur de la Chorale depuis son ordination, fut nommé ensuite curé de Salvizinet (Loire) en novembre 1906, puis de Meylieu-Montrond (Loire) en novembre 1913, avant de terminer son ministère comme aumônier de la maison de famille de Chazey-d'Azergues (Rhône) à partir de novembre 1937.

[3]   Marcel Salin (1899-1977), ordonné prêtre du Sacré-Coeur en 1928 à Louvain, originaire de Bretagne, consacra son ministère à l'enseignement. On lui doit quelques oeuvres écrites pour la voix, entre autres : Noël polonais, pour 2 voix égales et orgue ou 4 voix mixtes (Editions musicales de la Schola cantorum et de la Procure générale de musique, 1949), Cantique à la Vierge immaculée, pour choeur à 4 voix mixtes, 2 voix égales ou à l'unisson et orgue (Société anonyme d'éditions et de musique, 1950), Tantum ergo, canon pour 2 voix mixtes avec accompagnement d'orgue ad libitum (Editions musicales de la Schola cantorum, 1951), C'est le prêtre, cantique pour solo et choeur à 4 voix mixtes, 2 voix égales ou à l'unisson et orgue ou harmonium (Société anonyme d'éditions et de musique, 1952).

[4]   Jean Escot (1883-1965), prêtre de Saint-Sulpice ordonné en 1913. Chanoine honoraire de Lyon (1947), il terminera sa carrière comme vice-recteur de la basilique Notre-dame de Fourvière. Il avait été économe au Grand séminaire Saint-Irénée de Lyon, avant d'être nommé en septembre 1928 supérieur de celui de Saint-Joseph, puis en septembre 1940 archiprêtre de Saint-André à Tarare (Rhône).

[5]   Jean-Baptiste Fabing (1922-2005), originaire de Moselle où son père était minier, fut ordonné prêtre en 1950. Nommé quelques années plus tard Curé d'Amillis (Seine-et-Marne), il y fit construire une réplique de la grotte de Lourdes à l'occasion des fêtes du centenaire des apparitions. Inaugurée le 3 juillet 1958 par Mgr Romain, vicaire général de Meaux, une messe y est célébrée tous les 15 août encore de nos jours. Nommé ensuite Curé de Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne) en 1962 il y fait bâtir une église en remplacement de celle détruite en 1910 par les anticléricaux : Notre-Dame-des-Roses, inaugurée en 1967, avec un orgue Cavaillé-Coll-Convers 1899 installé et modifié par le facteur Jean Jonet (2 claviers et pédalier, 23 jeux dont 10 réels ; inauguration le 3 décembre 1967 par Marcel Dupré). Après un séjour d'une dizaine d'années à Haïti au cours des années 1980-1990 où là-encore il fait construire une église, il est nommé aumônier de Disneyland Paris à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) jusqu'au début des années 2000. Féru de musique, il a longtemps organisé de grands concerts classiques avec le concours d'artistes renommés.

 

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