ORGUES d'ALGÉRIE

revue de presse

 

 

 

Eléments historiques et techniques (collection non exhaustive) relatifs aux orgues d'Algérie vus à travers la presse et les périodiques religieux. Il convient de signaler le remarquable travail d'inventaire que l'on peut trouver sur le site de D. Colin, auquel cette notice ne prétend pas se substituer, et dont voici le lien : https://orguedz.wordpress.com/

 

 

ALGER

 

Cathédrale

     « Les nouvelles orgues.

     Les nouvelles orgues de la cathédrale, sortant de la Maison Michel - Merklin, de Lyon, viennent d'arriver à Alger, grâce à M. Schiaffino, qui a bien voulu se charger de les transporter gracieusement de Marseille à Alger. C'est un don magnifique qui vient s'ajouter à ceux, si nombreux déjà reçus. Mais comme la somme énorme exigée par cette nouvelle installation est encore loin d'être atteinte, de nouvelles générosités algériennes ne manqueront certainement pas de se manifester. Ces offrandes seront reçues avec reconnaissance par M. l'Archiprêtre de la Cathédrale, 9, rue du Soudan, Alger. »

(L'Effort algérien, 10 novembre 1928)

 

     « Inauguration des Orgues de la Cathédrale.

     Nous avons eu le plaisir d'avoir entre les mains le programme du Récital d'Orgue qui sera donné à la Cathédrale d'Alger — le Dimanche3 février 1929, à 10 heures précises— sous la présidence de S. E. Mgr l'Archevêque, à l'occasion de la bénédiction et de l'inauguration solennelle des nouvelles orgues. Le concours de M. Michel Vincent, de Metz, dit suffisamment la belle tenue artistique de ce programme, pour que nous n'insistions davantage sur ce point. Le prix du programme est de 5 FRANCS et il servira de carte d'entrée. On peut se le procurer soit, à la Sacristie de la Cathédrale, soit à la Maison Bigou, 49, rue Michelet ; à la Maison Cérésa, 48, rue d'Isly ; à la Maison Gaudet, 11, rue Bab-Azoun ; à la Maison Visac,15, rue d'Isly et au bureau du journal, 1, rue du Divan. Mgr Bollon, protonotaire apostolique, a bien voulu accepter de prononcer le discours. Nous engageons vivement nos lecteurs à bénéficier de cette belle manifestation artistique et religieuse. »

(L'Effort algérien, 12 janvier 1929)

 

     « A la Cathédrale d'Alger

     En 1928, la Maison Nerklen et Kun [sic] de Lyon installait à la Cathédrale d'Alger un orgue pneumatique tubulaire de 32 jeux, deux claviers avec combinaison libre. La variété et le velouté de ses jeux en font on peut dire, l'instrument le plus sympathique de l'Afrique du Nord. Il est tenu, depuis son installation, par Mlle Charles Noissenet, nièce du grand musicien qu'est Mgr René Noissenet [sic] de Dijon. »

(Revue L'Algérie catholique, février 1937, p. 20)

 

 

Notre-Dame-d'Afrique

     « L'inauguration et la Bénédiction des Grandes Orgues de la Basilique de N.-D. D'Afrique.

     Après les embellissements et la restauration de la Basilique de Notre-Dame d'Afrique, dues à l'amour que Sa Grandeur Mgr Leynaud porte à la Reine du Ciel, il manquait, pour couronner ces travaux, des Grandes Orgues. Dieu, dont les desseins sont impénétrables, dans sa sollicitude envers sa Mère, y avait prévu. Un ami de la musique et: des arts, M. Weddell, en mourant, légua à Notre-Dame d'Afrique un instrument ennobli déjà par des mains d'artistes célèbres, tels que : Saint-Saëns, Mahaut, Reginald d'Arcy, Vincent d'Indy et beaucoup d'autres célébrités musicales. Le 25 mars, Sa Grandeur Mgr Leynaud présidera dans la Basilique de Notre-Dame d'Afrique la cérémonie de la Bénédiction et de l'inauguration des Nouvelles Orgues ; le Grand et le Petit Séminaires prêteront leur concours ; le T. R. Père Schaff, prieur les Dominicains de Strasbourg, prédicateur de la Station Quadragésimale, prononcera le sermon. M. Fourcault, organiste de la paroisse de Saint-Charles de l'Agha, inaugurera les Nouvelles Orgues avec toute la science et la compétence que des années de pratique lui ont données en faisant valoir toutes les ressources de ce merveilleux instrument. Les connaisseurs et les amateurs seront à même de se rendre compte de la beauté et de la valeur de cet instrument, lequel sort des ateliers de la maison Cavaillé-Coll-Mutin, de Paris. Cet orgue est muni de 24 jeux pleins, soit 26 avec les emprunts. […]

(L'Effort algérien, 22 mars 1930)

 

     « Bénédiction et inauguration des grandes orgues de la basilique de N.-D.-d'Afrique.

     Demain, fête de l'Annonciation, à 15 heures, Mgr l'Archevêque bénira les nouvelles orgues, de la basilique de N.-D. d'Afrique. Ces orgues, de construction moderne, ont été construites par la maison Cavaillé-Coll-Mutin. Elles comportent 26 jeux dont 2 par transmission, qui se répartissent sur 3 claviers manuels de 56 notes chacun. Elles possèdent un clavier de pédales de 30notes : 4 des 26 jeux appartiennent à ce clavier. L'orgue est doté de 4jeux de 16 pieds réels. Les 26 jeux se décomposent ainsi : 16 jeux de fond et 6 jeux d'Anches dont 2 de 16 pieds. Le clavier du grand-orgue est muni d'une machine pneumatique, système Barker. Les claviers peuvent se réunir au moyen de 7 pédales de combinaisons permettant une exécution facile des compositions d'orgue.

     Après la bénédiction des orgues, les vêpres seront chantées solennellement, avec le concours des élèves du séminaire et le R.P. Schaff, prédicateur de la station quadragésimale, prononcera le discours de circonstance. Les orgues seront tenues par M. Fourcault, organiste de Saint-Charles de l'Agha. »

(L'Echo d'Alger, 24 mars 1930)

 

     « Notre-Dame d'Afrique.

     Une tribune supporte les grandes orgues offertes il y a deux ou trois ans par M. Weddel. » (L'Algérie catholique, mai 1936, page 16)

 

 

Saint-Charles de l'Agha

     « Gustave Fourcaut

     Né à Chaumont (Haute-Marne), le 8 janvier 1878. Elève pour le piano du compositeur Paul-Emile Chollot ; pour l'orgue, de son père (Laurent Fourcaut qui fut lui-même organiste à la cathédrale d'Evreux), puis plus tard élève de Louis Vierne organiste à N.-D. de Paris. Nommé organiste en 1893 à l'église Saint-Aignan, puis en 1900 titulaire du grand orgue à l'église Saint-Jean-Baptiste de Chaumont. En 1901 il fut appelé à la place de professeur de piano et en môme temps chargé des cours de solfège et de chant au Lycée, emploi qu'il occupa jusqu'en juillet 1908. A cette époque il vint se fixer à Alger où il prit le poste d'organiste à Notre-Dame-des-Victoires, poste qu'il conserva un an pour entrer ensuite à l'église Saint-Charles ou il lient actuellement les magnifiques orgues de celle paroisse. »

(Revue musicale de l'Afrique du Nord, mars 1912)

 

     « Les grandes orgues de Saint-Charles.

     Intrigués par tout ce déballage de caisses garnies intérieurement de zinc qui encombrent le parvis de l'église, nous avons eu pour nos lecteurs la curiosité de nous renseigner. Aimablement pilotés par l'abbé Des Rousseaux, vicaire, et par le contremaître, nous avons pu voir mais pas encore... entendre. Un petit orgue est déjà en place provisoirement dans la chapelle derrière le maître-autel. Presque monté mardi, il pourra sans doute vibrer dimanche pour le plus grand agrément des fidèles. Quant au grand de la tribune, dont la merveilleuse console de 47 jeux, 3 claviers, est exposée dans le transept, quatre hommes s'occupent à le monter, en utilisant le buffet de l'ancien, aujourd'hui réduit en « pièces détachées ». Pour le moment, on ne peut pas encore se rendre compte, mais d'ici 15 jours à 3 semaines, tout sera installé, et c'est alors que commencera le travail délicat entre tous de la mise au point. Ce métier réclame, outre une oreille fine, un apprentissage de 5 années. Voici quelques renseignements techniques : la transmission des touches aux tuyaux est non plus mécanique, ni même pneumatique comme autrefois, elle se réalise électriquement, au moyen d'électro-aimants. L'instrument ne compte pas moins de 6.000 tuyaux, qui vont de la grandeur d'un sifflet à celle d'un arbre moyen, et qui seront actionnés par quatre souffleries distinctes. Enfin, une fois achevé, l'orgue pèsera dans les 11.000 kgs. Ce sera de loin le plus important de toute l'Afrique. La manufacture Lorraine qui l'a vendu est très connue en France ; à Alger, c'est elle qui déjà a installé l'orgue de Ste Marcienne, et récemment elle a doté Pointe à Pitre (Guadeloupe) d'un instrument identique à celui qui nous occupe. La fin des travaux est prévue pour Noël prochain. »

(L'Effort algérien, 16 novembre 1934).

 

     « Inauguration des orgues de choeur de l'église St-Charles.

     Récemment avait lieu cette cérémonie qui fut un régal artistique pour tous les fidèles de la paroisse. A 9 h. 1/2, la chorale St-Charles, sous la direction de M. Siacci, maître de chapelle, exécuta la messe de Ste Cécile, de Gounod, à 4 voix mixtes. A 11 heures, ce fut un vrai récital d'orgue avec les morceaux suivants : 1° Final de la 4e Symphonie de Widor ; 2° Fantaisie en La mineur, de Lemmens ; 3° Méditation, de Th. Dubois ; 4° Andantino moderato, de Th. Dubois ; 5° Marche solennelle, de S. Jacob. Voici maintenant quelques détails concernant ce merveilleux petit orgue, qui ainsi que le grand orgue de la tribune — actuellement en voie d'achèvement— sort des ateliers de M. Haerpfer, Boulay (Moselle) lequel a déjà construit plus de 400 instruments dont le dernier vient d'être monté à la Cathédrale de Metz et inauguré par le Maître Bonnet, organiste de l'église St-Eustache à Paris. C'est d'ailleurs d'après ses données qu'a été construit le premier orgue dont l'audition a été une véritable révélation, tant du point de vue artistique qu'en raison de son prix modique. De force moyenne, cet instrument peut convenir, non seulement comme orgue de choeur pour les églises vastes, mais aussi dans les autres églises, car ses dimensions réduites permettent de le caser aisément. La transmission est pneumatique et la soufflerie actionnée électriquement. La commande des jeux, accouplements, tirasses, se fait au moyen de dominos à bascule d'un maniement des plus simples. Nous engageons MM. les prêtres à venir voir cet instrument dont M. Fourcault, le réputé organiste de Saint-Charles se fera un plaisir de faire une démonstration. »

(L'Effort algérien, 14 décembre 1934).

 

     « Les grandes orgues de Saint-Charles de l'Agha.

     Le montage des grandes orgues de Saint-Charles est très avancé. Actuellement, tous les jeux de fonds et les mutations sont terminés, harmonisés, accordés. Ne reste plus que les jeux d'anches, travail très délicat et assez long. Vers le 15 janvier tout sera prêt et la bénédiction et l'inauguration solennelle de ces orgues aura lieu le dimanche 20 janvier à 15h.30.

     Quelques détails techniques intéresseront sans doute les lecteurs. L'orgue comporte 48 jeux répartis sur 3claviers et un pédalier. Sur ce nombre il y a 13 jeux d'anches et 6 jeux de mutation, dont 3 simples et 3 composés : deux de quatre rangs et un de deux rangs, c'est-à-dire ayant quatre ou deux tuyaux par note. Ce jeu de deux rangs, le Terzian, est un jeu très intéressant, jadis fort employé dans les pays du Nord (Hollande, Suède, Norvège) et que nos facteurs contemporains avaient abandonné. Haerpfer l'a remis récemment en valeur et actuellement il n'y a en France que deux orgues ayant un Terzian : celui de la cathédrale de Metz inauguré en février 1934 et celui de Saint-Charles. L'orgue comporte 7 jeux de 16 pieds, dont 3 jeux d'anches et plus de 3.000 tuyaux. Le plus gros tuyau, le do grave de la montre 16 du pédalier, pèse 320 kilos et mesure 5m.60 de hauteur. Le plus petit tuyau, le sol aigu du Piccolo 1 pied du positif, pèse 8 grammes et a 6 millimètres de hauteur sur 3 millimètres de diamètre. Et cependant, malgré sa petitesse, ce tuyau remplit son rôle et se fait bien entendre. En ce qui concerne les jeux d'anches, le do grave de la bombarde de 16 du pédalier pèse 280 kilos, mesure 5m.50 de hauteur et, à son orifice supérieur, un diamètre de 28 centimètres. Les jeux de 16 pieds des claviers (bourdon, quintaton, basson, bombarde) sont légèrement plus petits. La soufflerie comporte cinq soufflets : un soufflet principal et quatre soufflets secondaires, un par clavier. Ce système permet de donner une pression différente pour chaque clavier et, de cette façon, les jeux fins qui ont besoin d'une pression modérée peuvent être harmonisés aussi délicatement qu'il est possible. De plus, chaque sommier comporte une double alimentation d'air : une pour les tuyaux graves et une pour les tuyaux aigus de façon que chaque tuyau dispose de la quantité d'air voulue. L'air est envoyé par une turbine électrique qui actionne également la petite dynamo fournissant le courant de 14 volts utilisé pour les transmissions. Outre la multitude des combinaisons qu'il permet de faire, le système électrique donne une sûreté et une rapidité de transmission inconnues jusqu'à ce jour. L'attaque, les répétitions de notes, les appels de jeux, tout se fait avec une netteté parfaite et instantanément. La longueur des câbles électriques utilisés atteint 14.800 mètres. Il y a 334 électro-aimants et plus de 3.000 contacts électriques. Le poids total de l'orgue est d'environ 12 tonnes. De la nef de l'église, on ne remarque aucun changement avec l'ancien orgue de trente jeux. Toutes les transformations ont lieu derrière le buffet et sur les côtés de celui-ci, invisibles donc de l'église. L'orgue de Saint-Charles est donc de beaucoup le plus perfectionné et le plus important des orgues de l'Afrique du Nord et se classe parmi les tout premiers et les plus beaux instruments de France. »

(L'Echo d'Alger, 6 janvier 1935)

 

     « Les nouvelles orgues de St-Charles de l'Agha, à Alger

     Les nouvelles orgues de Saint-Charles, à Alger, récemment inaugurées comportent 48 jeux, répartis sur 3 claviers manuels et un pédalier, avec plus de 3.000 tuyaux dont le plus gros mesure 5 m. 60 de haut et pèse 320 kilos et le plus petit 6 millimètres pesant 8 grammes. C'est le premier instrument doté de la transmission électrique ; celle-ci outre une sûreté et une rapidité inconnues à ce jour permet l'emploi de combinaisons multiples. Ces orgues remarquables, uniques en Afrique du Nord, sortent des ateliers de M. Haerpfer le célèbre facteur de Boulay (Moselle). La photographie ci-contre, n'en donne qu'une petite idée, l'orgue s'étendant considérablement à droite et à gauche, mais invisible de l'église. »

(L'Afrique du Nord illustrée, 9 mars 1935, p. 14)

 

     « Inauguration des nouvelles orgues de choeur à l'église Sainte-Marie-Saint-Charles de l'Agha.

     Pour marquer sa bienveillante sympathie à M. le chanoine Avignon, S.E. Mgr Leynaud, accompagné de M. le Vicaire général Poggi, a béni les nouvelles orgues de choeur de l'église Sainte-Marie-Saint-Charles de l'Agha que l'on voit derrière l'autel. L'orgue de chœur a été construit par la Maison F. HAERPFER, de Boulay (Moselle), et les représentants pour l'Algérie sont MM. Fourcault et Sistel, 17, rue Bourlon, à Alger. »

(L'Algérie catholique, juillet 1937, p. 9)

 

Conservatoire

 

Un orgue de série à traction électrique du facteur Ruche se trouve au conservatoire d'Alger. Il est en cours de restauration par Bernard Hurvy. Sa composition est proche de celle des « unit-major » de Jacquot-Lavergne, soit au grand-orgue bourdon 16 dédoublé et principal 8 dédoublé et au récit, flûte 8 dédoublée, gambe dédoublée, nazard 2 2/3' (sans doute à la place d'une voix céleste 8') et hautbois 8'.

 

 

BENI-MERED

     « Bénédiction des nouvelles orgues de l'église de Beni-Mered.

     C'est dans une église archicomble que s'est déroulée le dimanche 31 mai, à la grand'messe, la cérémonie de l'inauguration des orgues. Tout d'abord, M. le Curé a béni l'instrument et aussitôt M. Fourcaut, organiste à St-Charles de l'Agha, a donné libre cours aux effluves de l'orgue dans une entrée de Th. Dubois. Nous ne redirons pas le programme de la cérémonie, les journaux l'ayant annoncé : il a été pieusement exécuté à la satisfaction de tous les assistants. A l'Evangile, M. le Curé dans un entretien plutôt familier après avoir parlé du concert mystique que toutes les créatures font monter vers Dieu, nous a rappelé l'origine de l'orgue et ses développements dans le cours des siècles. Il a terminé par le souvenir du « Gloria in excelsis Deo » des Anges dans la nuit de Noël.

     Notons qu'à l'offertoire M. Fourcaut a tenu à montrer toutes les ressources de notre orgue en exécutant, sur des thèmes donnés, une improvisation allant des jeux les plus doux aux jeux les plus puissants ; notre orgue a magnifiquement répondu à ce qu'on en attendait : M. Fourcaut nous a montré là son meilleur doigté. Nos compliments à Mme Fourcaut dans l'interprétation au violon de « La prière d'une vierge », cette œuvre exquise de Mme Baderzcwska que les assistants ont écoutée ravis et trouvé trop courte. Mme Debay a chanté avec un goût exquis des nuances et une piété au service d'une délicieuse voix un « O Salutaris » de Haendel. La Bénédiction du T.S.S. et une marche triomphale de Mendelsohn [sic] ont terminé la cérémonie. En résumé moments délicieux qu'on eût voulu prolonger. Toute la population a admiré ce petit chef-d'œuvre d'orgue sorti des ateliers de la Maison Hoerpfer [sic] de Boulay (Moselle) qui limitée par l'espace a su réunir dans un cadre restreint et servis par deux claviers manuels et pédalier, de si beaux jeux. Et maintenant la parole est à M. Dubois, notre sympathique organiste, que le nouvel orgue ravit et qui nous promet, tous les dimanches, un vrai régal en interprétant les Maîtres de l'orgue. TESTIS. »

(Revue L'Algérie catholique juin 1936, page 24)

 

 

BONE

 

Cathédrale

     « Les orgues de la cathédrale.

     Les orgues de la Cathédrale de Bône restaurées par MM. Looser et. Berlotier de la Maison Merklein [sic] ont été inaugurées par Mgr Thiénard les 29 et 30 novembre derniers. »

(L'Effort algérien, 10 janvier 1931)

 

« La cathédrale de Bône.

M. Gondard, 1856-1872. Prêtre éminent qui meubla la Cathédrale, lui donna un relief, qu'elle n'avait point eu jusqu'ici, la dota des Orgues qu'elle possède encore et qui, à leur inauguration le 30 novembre 1863, étaient les plus remarquables de l'Algérie. […] Lustres du chœur, nouvelles statues à la place des anciennes, dont la robe blanche et la taille ajoutent à l'harmonie générale, nouvel équipement électrique, ornements neufs, la restauration totale des orgues avec l'addition de jeux supplémentaires, œuvre exécutée en 1930 par la Maison Merklin et Khun de Lyon (100.000 frs), édification de part et d'autre de la Sacristie de la Cathédrale, de deux salles d'œuvre, l'une pour la Jeunesse Catholique, l'autre pour les Scouts (84.000 frs), agrandissement et réfection totale du Caveau du Clergé (20.000 frs) »

(L'Algérie catholique, novembre 1937, p. 10-11)

 

Sainte-Anne

     « Eglise Sainte-Anne de Bône.

     Le 10 juin 1928, des orgues, qui vont remplacer l'harmonium venu de la vieille église, sont bénites par M. Avison, aumônier de l'orphelinat. Quelques modifications y seront apportées, en octobre 1934 et en novembre 1936, qui embelliront l'instrument et donneront plus de place disponible à la tribune. »

(L'Algérie catholique, novembre 1937, p. 14)

 

 

CONSTANTINE

 

Cathédrale

     « La cathédrale de Constantine.

     Contre le mur du fond, à mi-hauteur, est adossée la tribune dont les extrémités s'appuient aux murs latéraux tandis que quatre colonnes en fonte soutiennent la partie centrale chargée de l'orgue un peu ancien qui, nonobstant, donne encore de belles et puissantes harmonies. »

(L'Algérie catholique, novembre 1936, p. 6-7)

 

 

ORAN

 

Saint-Louis

     « L'ancienne cathédrale Saint-Louis d'Oran.

     Un mot encore des orgues de Saint Louis. Construit par la Maison Merklen [sic] de Lyon-Paris, cet orgue fut inauguré en 1872. Il comprend 15 jeux effectifs et 22 registres avec deux claviers manuels grand orgue et récit, chacun de 56 notes, et un clavier à pédales de 27 notes. Cet instrument comprend au total 1.044 tuyaux dont 54 en bois. Tout cela est enfermé dans un buffet de chêne sculpté qui produit une impression de richesse et de force. Disons à la louange des fabricants de cet orgue que les divers organistes, dont quelques-uns célèbres, venus à Oran, ont déclaré combien cet instrument était puissant et harmonieux. »

(L'Algérie catholique octobre 1936, page 6)

 

 

SETIF

 

     « Les grandes orgues.

     L'église de Sétif après toutes les améliorations et tous les embellissements qui y ont été apportés depuis deux ans réclamait des grandes orgues. Ces orgues sont arrivées et ont été installées par deux spécialistes de Lyon, MM. Looser et Durand. Leur inauguration aura lieu le jeudi 21mars, à 8 heures et demie du soir. Un programme fera connaître tous les détails de cette cérémonie unique dans les annales paroissiales. […] Les orgues de Sétif, construites par la grande firme Michel-Merklin, de Lyon, possèdent 14 jeux, 650 tuyaux, deux claviers transpositeurs pour les mains et un troisième à grosses touches de bois pour les pieds, des pédales de fer permettant diverses combinaisons et nuances, 2 pédales à bascules commandant les deux boîtes d'expressions, un moteur électrique de constructions spéciale pour la soufflerie. Les deux boites expressives, renfermant les tuyaux, sont munies de lames mobiles produisant les effets de « crescendo » et « decrescendo » des sons. [...] Les orgues de Sétif, avons-nous dit, possèdent 14 jeux. […]. Elles ont deux jeux de 16 pieds, 8 jeux de 8 pieds, 2 jeux de 4 pieds et 2 jeux de 2 pieds. […]

(L'Effort algérien, 8 mars 1930)

 

*

 

Les archives de la Manufacture vosgienne de grandes orgues (ancienne Maison Jacquot-Lavergne) font état d'une correspondance avec plusieurs paroisses algériennes, ce qui ne signifie pas que les projets évoqués ont eu une suite. Voici les référence des dossiers concernés :

 

1898-1899 Alger (1948-1961)

 

1898 [Ch 23] Conservatoire de musique (1948-1949).

1899 [Ch 1135] Théâtre municipal (19541961).

1900 [Ch 1064] Alger, église du Sacré-Cœur (1958).

1901 [Ch 136] Bone (auj. Annaba), basilique d’Hippone (1949).

1902 [Ch 1124] Constantine, cathédrale (1959-1960).

1903 [Ch 322] El-Biar, couvent des frères des Écoles chrétiennes (1891).

1904 [Ch 1127] Guelma (1959).

1905 [Ch 606] Nemours, église (1946).

1906-1907 Oran (1924-1927) [Ch 654] Église Saint-Louis (19241925).

1907 [Ch 660] Consistoire israëlite (1927).

1908 [Ch 828] Setif, église (1876).

1909 [Ch 915] Tizi-Ouzou, église (1948).

1910 [Ch 931] Tlemcen, église (1946-1947).

1911 [Ch 965] Villars, église (1946-1949).

 

Documentation rassemblée par Olivier Geoffroy

(mai 2018)

 

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