Fernand HALPHEN (1872-1917)

Fernand Halphen,
Grand Prix de Rome 1896
(après Jules Mouquet et Richard d'Ivry), auteur notamment de l'opéra Le Cor Fleuri, monté en mai 1904 à l'Opéra-Comique
par Albert Carré.
( Photo Cl. Otto, 1904 )

 

Charles Joly au début du XXe siècle, dans la revue Musica de juin 1904, soulignait la parfaite tenue, la discrétion dans les moyens d’expression et l’indiscutable musicalité contenant plus que des promesses, de l’opéra en un acte Le Cor Fleuri de Fernand Halphen, joué pour la première fois au Théâtre national de l’Opéra-Comique le 10 mai 1904 (féerie lyrique, sur un livret de Ephraïm Mikael et Ferdinand Hérold). Suzanne Cesbron-Viseur (Oriane), Lucy Vauthrin (Doriette), Lucien Muratore (Silvère) et Etienne Billot (Obéron) tenaient les rôles principaux, sous la direction du chef d'orchestre Henri Busser. C’est Albert Carré, alors directeur de cet établissement, qui avait eu l’excellente idée de monter au cours de ce mois de mai et Le Jongleur de Notre-Dame de Massenet, et Iphigénie en Tauride de Gluck et cette œuvre d’Halphen qui sera jouée à 11 reprises. Le Musée de Beauvais conserve de nos jours un pastel de Lévy-Dhurmer illustrant le Cor fleuri.

Violoniste, pianiste et organiste, Fernand Gustave Halphen, cadet d'une fratrie de 6 enfants, est né à Paris le 18 février 1872. Son père, Georges, est ingénieur et diamantaire, et sa mère, Henriette Stern, sœur des banquiers du même nom. Celle-ci, décédée en 1905, s'intéressait tout particulièrement à la peinture et avait réuni, parmi de nombreux objets d’art dont elle aimait s’entourer, des toiles d’Oudry, Bonnat et Carolus-Duran, ainsi qu’un buste de Pigalle. C'est elle qui communiqua à son fils Fernand cet amour de l'art sous toutes ses formes. Louise Halphen, sœur aînée de Fernand, avait épousé en 1877 l'industriel Emile Deutsch de la Meurthe auquel on doit la Cité internationale universitaire de Paris et dont le frère Henry (1846-1919), également industriel et célèbre philanthrope très introduit dans le monde de la musique, était un grand mécène des arts. Compositeur éclairé et assurément doué, Emile a une heureuse influence sur Fernand, et c'est certainement lui qui le présente à Gabriel Fauré avec lequel il est en relation. C'est ainsi que notre jeune musicien, dès l’âge de 10 ans, reçoit durant plusieurs années des leçons particulières de l'auteur de l'Horizon chimérique, grand maître dans le domaine de la mélodie et de la musique de chambre, auquel vers 1890 il dédicacera sa Romance pour violon et piano (Hamelle) en ces termes "à mon cher maître Monsieur Gabriel Fauré, souvenir affectueux de son élève dévoué Fernand Halphen".

Fernand Halphen en 1896,
lors de son Prix de Rome
( photo Benque, Paris, coll. Georges Halphen )

En 1885 Fernand Halphen entre au Conservatoire de musique de Paris, alors dirigé par Ambroise Thomas, où il recueille le précieux enseignement dispensé par Ernest Guiraud dans sa classe de composition. Ancien premier Grand Prix de Rome en 1859, celui-ci avait succédé à Victor Massé au Conservatoire et était entré à l’Institut en 1891, c’était un maître de grande valeur qui forma également Dukas, Debussy, Gédalge et Satie. Après le décès de son professeur, survenu en mai 1892, Halphen fréquente la classe de Massenet, lui aussi ancien premier Grand Prix de Rome (1863) et membre de l’Institut. Dans cette même classe se côtoient à cette époque de futurs grands noms de la musique : Henri Rabaud (Prix de Rome 1894), Florent Schmitt (Prix de Rome en 1900), Charles Koechlin, Georges Enesco et Reynaldo Hahn ! Premier accessit de contrepoint et fugue en 1895, Fernand Halphen obtient l’année suivante le deuxième Second Grand Prix de Rome avec sa cantate Mélusine, derrière Jules Mouquet et Richard d’Ivry. A cette occasion, son père lui offre un Stradivarius sur lequel il compose le 13 octobre 1898 un Andante (pour violon et piano ou orchestre) dédié au violoniste Joseph Debroux, dont il reçut assurément des leçons ou pour le moins des conseils avisés. Comme interprète, on lui doit notamment la création, le 26 janvier 1896 à Paris, du Concerto pour violon et orchestre en la majeur de Georges Enesco avec l'Orchestre du Conservatoire placé sous la direction de l'auteur. Dès lors s'ouvre à lui une carrière de compositeur, qui sera prématurément interrompue à l'âge de 45 ans par une maladie contactée au front au cours de la première guerre mondiale. Capitaine au 13e régiment d’Infanterie territoriale, il est en effet "mort pour la France " le 16 mai 1917 à l'hôpital auxiliaire 62 à Paris XVIe.

Portrait de Fernand Halphen enfant peint par Auguste Renoir, 1880. Huile sur toile 46cm x 38 cm. Paris, Musée d'Orsay.
( Avec l'aimable autorisation de M. Georges Halphen, fils du compositeur et donateur du tableau au Musée d'Orsay. )

En 1909, Fernand Halphen avait fait partie du comité de la Société Française des Amis de la Musique dès sa fondation. Créée dans le but d'aider au développement de l'art musical en France et plus particulièrement à l'instruction musicale des enfants et le développement des sociétés chorales, il milita activement en ce sens.

Les œuvres de Fernand Halphen n’ont pas toujours obtenu le succès auquel elles pouvaient légitimement prétendre, du moins dans la durée. Sa musique, raffinée, d'ou s'émanent de la délicatesse et de la volupté, n'est pas sans rappeler le côté intimiste de Fauré, notamment dans ses nombreuses mélodies et sa musique de chambre. Dans sa composition la Prière pour violon ou violoncelle et piano ou orgue (Salabert) d'aucuns y voient même dans la mélodie une ressemblance avec Camille Saint-Saëns! De Massenet, il avait également acquit un grand sens de l'instrumentation qui lui permettra de produire des oeuvres orchestrales aux couleurs riches et vives, plaisantes à l'oreille. Dans son catalogue, riche de près 150 œuvres, on relève une Symphonie en 4 parties qui fut exécutée à Paris et à Monte-Carlo, une Suite d’orchestre, une pantomime : Hagoseida, un ballet : Le Réveil du faune, ainsi que plusieurs autres pièces symphoniques et de nombreuses mélodies. Il s’est également beaucoup intéressé à la musique de chambre avec notamment une Sonate pour violon et piano, un Trio et un Quatuor à cordes. On lui doit encore quelques pages pour l’orgue et de la musique religieuse. Parmi celle-ci, deux de ses psaumes figurent encore de nos jours au répertoire des synagogues.

Audio lecteur Windows Media Fernand Halphen, 2e mouvement (Andante) de la Sonate pour piano et violon en ut dièse mineur, dédiée à Georges Enesco (Paris, J. Hamelle) fichier audio par Max Méreaux (DR)

Marié à Alice Koenigswarter (1873-1963), celle-ci, après la mort de son mari, s’est attachée à perpétuer son souvenir en créant en 1926 la Fondation Halphen (10-12 rue des Deux-Ponts à Paris) destinée à aider les élèves de composition musicale du Conservatoire en faisant exécuter leurs œuvres par l'orchestre des élèves de cet établissement. C'est Fernand Halphen lui-même qui avait souhaité cette création, ainsi qu'il l'avait exprimé dans son testament rédigé au front. Par ailleurs, elle constitua une importante collection de peintures, comportant notamment des toiles de Monet, Pissaro et du Douanier Rousseau. C’est elle qui réussit à récupérer le portrait de Fernand Halphen enfant que Renoir avait peint en 1880 et qui fut offert en 1995 au Musée d’Orsay. Egalement écrivain, sous le pseudonyme d'Orion, Alice Halphen tenait un salon de musique dans un hôtel de la rue Dumont-d'Urville, très fréquenté par les notabilités musicales de plusieurs générations, notamment par Fauré, Gédalge Poulenc, Honegger, Milhaud, Enesco, Mihalovici et son épouse la pianiste Monique Haas, Messiaen, Jolivet, Daniel-Lesur...

Le château de la Chapelle-en-Serval (Oise), construit en 1909 par Fernand Halphen
( coll. Georges Halphen )

On doit encore à Fernand Halphen, qui s'intéressait à toutes les formes d'art, la construction en 1909 par l’architecte Guillaume Tronchet d'un château, dans le style du XVIII° siècle, situé en pleine forêt de Chantilly à la Chapelle-en-Serval. Celui-ci, qui comportait à l'origine une salle de théâtre, fut vendu par la suite au début des années 1990 et rebaptisé "Chateau Hôtel Mont Royal". Il est actuellement la propriété d’une chaîne d’hôtels de luxe. C'est Carlotta Zambelli (1877-1968), danseuse étoile de l'Opéra de Paris où elle était entrée en 1894, qui avait été à ses débuts élève de Fernand Halphen, qui lui avait conseillé les services de Tronchet, après qu'il ait refusé les plans de l'architecte Sargent, responsable du Trianon Palace de Versailles. La célèbre chanteuse Mistinguett (Jeanne Bourgeois pour l'état-civil, 1873-1956) compte également parmi ses élèves.

Denis Havard de la Montagne


 

ESSAI CATALOGUE DES OEUVRES DE FERNAND HALPHEN
(classement par genres et chronologique)

Fernand Halphen
( Stern, d'aprés une photographie, BNF Richelieu )

MUSIQUE ORCHESTRALE :

Pièce romantique pour cor en fa et orchestre (s.d., Legouix 1893), Quatre Suites d'Orchestre (1895), Première Symphonie en ut mineur (Allegro, Andante, Scherzo, Final) pour orchestre (1898), Sicilienne pour orchestre (s.d., Enoch 1898).

 

MUSIQUE POUR UN INSTRUMENT :

I - PIANO :

Romance sans paroles, dédié "à mon ami Monsieur Henri Goldschmidt", (13 mars 1887), Après le baccalauréat (août 1888), Hagoseida, pantomime en un acte par Paul Gunebaum, musique de Fernand Halphen (10 novembre 1890), Petit morceau à 6 petites mains, dédié "à trois de mes nièces" (18 juin 1891), Menuet (1892), Valse lente, pour piano ou violon et piano (1892, Durand), La Fraternelle, dédié "à Monsieur Coco" (24 novembre 1892), Feuillet d’album (s.d., Legouix 1893), Intermezzo (4 mars 1894), Marche funèbre pour un poulet décédé au 4e de ligne, 2e bataillon, 2e compagnie (15 mars 1894), Barcarolle (21 février 1896), Fantaisie mi-carêmesque à 4 mains (21 mars 1898), Nocturne, dédié "à Alfred Cortot" (26 mai 1898), Maseo Falcone (18 juin 1898), Petite Pièce (23 juin 1898), Pantomime, dédié "à mes nièces Yvonne, Suzanne et Germaine" (novembre 1898), Prélude, (19 mai 1899), Prière, pour piano ou orgue, dédié "à ma chère petite Fanny, en souvenir du 30 mai 1901 avec de gros baisers", Petite suite (27 septembre 1904), Bourrée (20 avril 1909), Noël pour deux petites mains, (1915), A une Poupée (2 mai 1916), Fantaisie sur deux thèmes du XVe siècle (s.d.), Marseillaise provençale, piano (s.d.), Moderato, dédié "à ma petite-nièce Germaine Halphen" (s.d.), Mélodie, dédié "à ma petite Fanny Levylier" (s.d.), Mon Morceau (s.d.), Menuet (s.d.), 4 Pastiches, à l'état de brouillon (s.d.), Petite Pièce, dédié "A Claude Gaston Mayer" (s.d.), Six Petites pièces (s.d.), Petite Sicilienne, dédié "à Fanny Levylier" (s.d.), Petite suite à 3 temps, à 4 mains : Prélude, Valse lente, Intermezzo, Final (s.d., Durand), Prélude, Berceuse, Caprice, (s.d.), Rêverie (s.d.), Sur la Cisse, barcarolle, (s.d.), Première Symphonie (Andante, Scherzo), piano à 4 mains (s.d.), Trois âges de la danse 1830, (s.d.),

II – ORGUE ou HARMONIUM :

Eglogue, orgue ou harmonium (s.d., Sénart 1912), Andante de la 1ère Symphonie en ut mineur, pour harmonium (s.d., ne comporte que les parties de basse).

 

MUSIQUE DE CHAMBRE (2 instruments et plus) :

Sonatine pour violon et piano, dédié "à ma sœur Mlle Halphen" (13 janvier 1887), La Facilité même, violon et piano, dédié "à ma chère petite-nièce Marie Deutsch" (15 juin 1888), Mélodie en ré mineur, violoncelle et piano (1890), Romance, violon et piano, (s.d., Hamelle ca 1890), Canon à 4 parties pour quatuor à cordes, 2 violons, alto, violoncelle (1891), Pièce romantique, cor en fa et piano, dédié "A Monsieur F. Brémond", professeur au conservatoire (28 janvier 1892, Legouix 1893), Quatuor à cordes, 2 violons, alto et violoncelle (1893), Sérénade, piano, violon ou violoncelle (1894), Petit duo, violon et piano (27 avril 1897), Petit duo, violon et piano, dédié "A Fanny et Paul Levylier" (22 octobre 1897), Sicilienne, flûte ou violon et piano (s.d., Enoch 1898), Romance, violoncelle et piano (13 mai 1898), Andante, violon et piano ou orchestre dédié "à Joseph Debroux" (13 octobre 1898), Prière, violon ou violoncelle et piano ou grand orgue, dédié "à mon ami Henri Rabaud" (mai 1900 ?, Salabert), Sonate pour violon et piano, dédié "à Georges Enesco", 3 mouvements : Vif et énergique, Andante, Final (9 juillet 1900, Hamelle 1902), Intermezzo, trompette ou flûte et piano (s.d., Durand 1904), Intermezzo, violon ou flûte et piano, dédié "à Henri Halphen" (s.d.), Orientale, violon et piano (31 juillet 1911), Andante Religioso, d’après un thème hébraïque, violoncelle ou violon et orgue ou piano, dédié "à Pierre Gaston-Mayer" (31 août 1913, Sénart 1919), Marche, piano et clairon (s.d.), Noël, flûte et piano (1914), Noël, flûte et harmonium, dédié "à Louis Fleury" (1914, imprimé en 1919), Expositions et fugues inachevées, 2 violons, alto, violoncelle (s.d.), Fantaisie sur un thème de Parsifal, hautbois, clarinette si b, cornet à piston si b, trombone (s.d.), Intermezzo, piano, violon et violoncelle (s.d.), Intermezzo, flûte et piano (s.d.), Les Pourpiers, flûtes, clarinettes si b, hautbois, cor ré, bassons, trompettes, 2 violons, alto, violoncelle et contrebasse (s.d.), Le Réveil du Faune (ballet), sur un livret de Madame Poiré, piano et violon (s.d.), Roméo et Juliette (fin du prélude), clarinettes si b, 2 violons, altos, 4 violoncelles (attribution incertaine?, s.d.), Trio pour 2 violons et violoncelle (s.d.), Viole d’amour, viole (s.d.).

 

MELODIES :

Cahier de musique contenant plusieurs mélodies ("Fernand 1888"), A ma chère sœur Madame Deutsch pour le 11e anniversaire de son mariage, voix et piano [1888], Tristesse, chant et piano, parole de Alfred de Musset (6 juin 1889), Romance "Adieu paisible indifférence", chant et piano, paroles de Gresnet (10 octobre 1889), Dis-moi noble étoile, chant et piano, poésie d'Auguste Lacaussade, dédié "à mon cher maître et ami Monsieur Jacob" (s.d., Durand 1890), Vœu, soprano ou ténor et piano, poésie de Victor Hugo (1890), A un mort qui passe, chant et piano, poésie de Armand Silvestre (1er mars 1890), Sérénade à Cléo, voix et piano, dédié "à Maurice Bagès" (1891), Le Voeu, voix et piano, poésie de Victor Hugo (s.d., Durand 1891), Les deux premières scènes d’Edith (scène lyrique), piano et chant (20 février 1891), Sérénade a Cléo, voix et piano (s.d., Durand 1892), Souvenir, voix et piano, poésie de Armand Sylvestre (5 mars 1892, Baudoux 1898), Baisers, chant et piano, poésie d’André Mayrargues (28 avril 1892), Dodo petit bébé, berceuse, piano et chant, dédié "à ma Fanny chéri, son professeur et oncle Fernand Halphen, juillet 1892", Pensée du soir, en mi bémol majeur, chant et piano (octobre 1892), autre version pour chant, violoncelle et violons 1-2-3, dédié "à Madame Fernande Bonnet" (26 janvier 1893), autre version en ré bémol majeur, pour chant et piano (s.d., imprimé en 1894), Doux reproches, chant et piano (7 avril 1893), Berceuse, chant et piano, poésie de André Mayrargues (5 juillet 1893, Baudoux), Hier au soir, chant et piano, poésie de Victor Hugo (11 octobre 1893, Baudoux 1898), Autrefois, chant et piano, poésie de Victor Hugo (26 mars 1894), Absence, chant et piano, poésie de Léon Janvier (s.d., Enoch 1897), Baiser, chant et piano, poésie d'André Mayrargues (s.d., Enoch 1897), Musique, voix et piano, poésie d'André Mayrargues (s.d., Enoch 1897), Pour que je t’aime ô mon poète, chant et piano, poésie de Théophile Gautier (8 octobre 1897), Lune magique, chant, violon et piano, poésie de Paul Reboux (17 octobre 1897), Mignonne, j'ai pour vous une corbeille d'or, voix et piano, poésie de Victor Hugo (s.d., Baudoux 1898), Pensée du jour, voix et piano (s.d., Baudoux 1898), Amour pur, chant et piano ou chant, violon et piano, poésie de Gaston Habrerom ? (chant et piano 21 avril 1898 ; chant, violon et piano 22 avril 1898), Ballade, chant et piano, poésie de Th.Gautier (10 octobre 1898), Nos Bons bêcheurs, chant et piano, texte de Léon Janvier (novembre 1898), Dieu qui sourit et qui donne, chant et piano, poésie de Victor Hugo (5 janvier 1899), Les Sanglots longs des violons, chant et piano, poésie de Verlaine (9 janvier 1899), L’Agonie, chant et piano, poésie de Sully Prudhomme (28 avril 1899, Astruc 1906), Il pleut des pétales de fleurs, chant et piano, poésie de Albert Samain (8 mars 1900), J’ai rêvé, chant et piano, poésie de H. Heine (23 juin 1900), L’Ile heureuse, chant et piano, poésie de Ephraïm Mikhaël (14 août 1900 ou 14 août 1901?), C’était sa reine, chant et piano (18 août 1900), Naissance de Fanny, voix et piano (février 1888), Ronde chantée, chant et piano, poésie de M.Vaucaire (11 avril 1901), Villanelle rythmique, chant et piano, poésie de Th. Gautier, dédié "à Madame Arthur Kann" (16 janvier 1902, Astruc 1906), Noces d’argent, chant et piano (6 février 1902), Le Malade imaginaire (acte II scène V), chant et piano (1903), Les Cloches, chant et piano, poésie de F. Hérold (8 février 1903, Astruc 1906), Les Ombres, chant et piano, poésie de la comtesse Mathieu (24 février 1903), Le jour succombe, chant et piano, poésie de Paul Reboux (7 septembre 1903, Astruc 1906), Les Gnomes, chant et piano, poésie de Paul Reboux (19 février 1906, Astruc), Odelette, chant et piano, poésie de Théophile Gautier (s.d., Astruc 1906), Pour Cythère, chant et piano, poésie de Paul Reboux (s.d., Astruc 1906), Colloque Sentimental, chant et piano, poésie de Verlaine (s.d., Astruc 1906), Apaisement, chant et piano, poésie de Paul Reboux (13 juillet 1906), Eventail, chant et piano, poésie de André Puget (22 mars 1907), Vos yeux, chant, harpe et piano (18 mai 1907), Pierrette a quitté son Pierrot, chant et piano, poésie de Pierre Alin (4 juin 1907), Désillusion, chant et piano (9 juillet 1907 ?), Le Sommeil de l’enfant, chant et piano (14 septembre 1907), Musique sur l’eau, chant et piano, poésie de Albert Samain (19 janvier 1908), Chanson pour Hélène, chant et piano, poésie de Ronsard (14 janvier 1909, imprimé en 1909), A Henriette "la fifille" chant et piano (10 juillet 1911), Sur l’eau douce et lisse, chant et piano, poésie de L.Halphen (19 août 1911), Le Flambeau vivant, chant et piano, poésie de Charles Baudelaire (29 janvier 1912), Il est parti, chant et piano, poème de Foggajaro (mai 1912), Le Réveil du Faune (comprend la Valse Lente), chant et piano, livret de Madame de Poiré (24 avril 1913), Voulant ô ma douce moitié, chant et piano, poésie de Ronsard (14 mars 1914), Quand vous serez bien vieille, chant et piano, poésie de Ronsard (14 mai 1914), Les Poilus (1915), Les Tranchées, chant et piano, poésie par le capitaine de Léclure, dédié "à la mémoire du Lieutenant Paul Levylier" [décédé au front le 6 octobre 1915], Vieille chanson, chant et piano (18 novembre 1916), Allegretto scherzando, baryton et piano (s.d.), Allegretto scherzando, baryton et piano (s.d.), A Claude Gaston Mayer ("en attendant mieux"), mélodie et piano (s.d.), Ave Maria, chant et piano (s.d.), Ballade de la reine (Roméo et Juliette 1er acte), chant et piano (s.d.), Baiser silencieux, chant et piano, poésie de Georges Jisés (18 janvier ?), Bébé Louise, chant et piano (s.d.), Béhi louis, chant et piano (s.d.), Dernier Vœu, chant et piano, poésie de Th. Gautier (s.d.), Désespérance, chant et piano, poésie de Géraldin Rolland (s.d.), La Caravane, chant et piano (s.d.), Le Journal, chant et piano (s.d.), La Complainte du p’tit gars marinier, chant et piano (s.d.), Les Ingénus, chant et piano, poésie de Verlaine (s.d.), Mélusine (scène lyrique, rôle du Spectre), chant et piano, texte de Ferdinand Beissier (s.d.), Médée (scène lyrique de Guimault), chant et piano (s.d.), Nuit, chant et piano, poésie de Léon James (s.d., Enoch), Sous l’épais sycomore, chant et piano, poésie de Leconte de Lisle, dédié "à André Bloch"(s.d.), Triste et lent se profile le regard vague et doux, chant et piano (s.d.), Une flower, voix et piano (s.d.).

MUSIQUE VOCALE (2 voix) :

Nocturne à deux voix, baryton et mezzo soprano (1er février 1890), Marie, 2 sopranos, poésie de Ronsard (imprimé 1909).

Fernand Halphen dirigeant une musique militaire pendant la guerre de 1914-1918.
( BNF Richelieu )

 

CHOEURS avec ou sans accompagnement :

Idylle sur la paix, chœur à 4 voix, parole de J.Racine (1er mai 1889), Sarah la baigneuse, orientale pour voix de femmes (soprano et contre-alto) ou orchestre et chœur, parole de Victor Hugo (s.d., Legouix 1892), Hymne au soleil, chœur à 4 voix (1893), Le Grillon, chœur à 3 voix et piano, poésie de Th.Gautier (10 avril 1896), Psaume 128, ténor, chœur et orchestre (5 février 1900), Psaume 145, ténor, chœur et orchestre (10 avril 1902), Ode, orientale pour voix de femmes, soprano et contre-alto ou chœur et piano, poésie de Ronsard (manuscrit de chœur et piano 11 septembre 1908, imprimé 1909), Marie, n° 3, chœur de femmes, soliste et piano, poésie de Ronsard (22 mars 1909, imprimé), Hymne, chœur à 4 voix (S-A-T-B) et soli (S), paroles de J. Racine (s.d.), Kyrie, chœur mixte (s.d.), L’Interdit (scène lyrique), chœur et orchestre (1895 ?).

 

OPERA :

Le Cor fleuri, féerie en un acte, sur un livret de Ephraïm Mikael et Ferdinand Hérold, Opéra-Comique, 10 mai 1904

DIVERS :

Cahier manuscrit de musique "Fernand 1888" contenant plusieurs mélodies, cahier manuscrit de cours d’harmonie, cahier manuscrit du programme pour l’orchestre militaire, Fugue à 4 voix (manuscrit).

D.H.M. et Fondation du Judaïsme Français (Jessica Roda)

 

¤

 

Note : la plupart des œuvres de Fernand Halphen est actuellement conservée à la Médiathèque Henriette Halphen du Centre Français des Musiques Juives,
72 rue de Bellechasse, 75007 Paris,
site Internet : www.rachelnet.net/rachelnet/F/cfmj.htm
 


( coll. Musica et Memoria) DR.
 

 


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