La Marseillaise dans le répertoire pour l'orgue


 

 

Sanctuaire de Bethléem, 20 décembre 1917, La Marseillaise jouée à l'orgue lors de la visite du Haut Commissaire français en Palestine
Mémorial de la Loire, 21 décembre 191 )
Eglise de Bouessay (Mayenne), 11 novembre 1930, La Marseillaise jouée à l'orgue pendant la messe célébrée à l'église en l'honneur des morts de la Grande Guerre
La Gazette de Château-Gontier, 23 novembre 1930 )

 

Depuis près de deux siècles et demi, l'hymne national français a été traité par les compositeurs de musique pour orgue, soit en paraphrases soit en en utilisant des passages plus ou moins déguisés. Voici quelques exemples de pièces écrites et publiées.

 

Claude Balbastre (1724-1799) : Marche des Marseillois (à l'origine arrangé pour piano-forte).

 

Jean-Jacques Beauvarlet-Charpentier (1734-1794) : Marche des Marseillois avec des variations (pour clavecin, à l'origine).

 

Léonce de Saint-Martin (1886-1954) : In Memoriam (paraphrase de l'hymne national pour orgue et cuivres)

 

Pierre Camonin (1903-2003) : Pour un anniversaire de victoire (Editions Chant du Monde), transcription de son Improvisation pour un 11 novembre.

« L'improvisation pour un 11 novembre de Pierre Camonin reprend un enregistrement réalisé par l'auteur avec les cuivres du 151e RIM de Metz. Sonnerie aux morts à la trompette solo, marche angoissée et obstinée avec le thème de La Marseillaise, Berceuse naïvement enfantine où apparaît le « Dies Irae », Victoire enfin où tous s'unissent dans une marche triomphale. »

(Le Pays lorrain, avril 1996, p. 172)

 

François Vercken (1928-2005) : Marseillaise, vous avez dit Marseillaise ? (Editions Chant du Monde)

 

Youri Kasparov (1955) : La Leçon de démocratie (Editions Chant du Monde).

 

Pierre Choley (1962) : Fêtes nattes (Editions Chant du Monde).

 

Signalons que le compositeur Théodore Dubois a écrit une Symphonie française qui reprend le thème musical de l'hymne national :

« Deux oeuvres importantes étaient inscrites au programme, dont l'une en première audition, la « Symphonie française » de Théodore Dubois. Th. Dubois n'est ni un jeune, il obtint le prix de Rome en 1881, ni un inconnu, il dirigea le Conservatoire de Paris de 1896 à 1905. Organiste distingué, maître de chapelle de la Madeleine, il s'était fait connaître jusqu'ici comme auteur d'oeuvres théâtrales lyriques telle que « Xavière », qui vit le feu de la rampe en 1895, et encore plus comme auteur d'oratorios. Un poème symphonique en trois parties, « Adonis », fut joué avec succès, il y a quelques années, aux Concerts-Colonne. Sa nouvelle Symphonie, divisée suivant la tradition classique en quatre mouvements, est bâtie sur des thèmes populaires français ; au finale, le thème de la « Marseillaise » s'esquisse en des harmonies lointaines et héroïques. Traitée suivant le style français, cette oeuvre se distingue par la grâce, la distinction. »

(Le Ménestrel, 13 novembre 1909, p. 365).

 

On ne saurait aussi passer sous silence les improvisations de Pierre Cochereau sur le thème de La Marseillaise qui a inspiré d'autres organistes dans certaines circonstances, comme la visite de personnages illustres ou d'élus de la République :

« M. Doumergue répond que la belle figure du cardinal Luçon est inséparable de l'histoire de Reims. Le cardinal guide, alors le président dans la partie de la nef rendue au culte tandis qu'au petit orgue, — les splendides grandes orgues ont péri dans l'incendie, — M. l'abbé Lartilleux, organiste titulaire, développe le thème de la Marseillaise. »

(Le Petit Journal, 11 juin 1928, p. 3)

 

Olivier Geoffroy

(février 2021)

 

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