Jules MASSENET

Massenet, vers 1880.
Massenet vers 1880
( Photo X... ) DR

par Jules Combarieu, 1919
in Histoire de la musique des origines au début du XXe siècle
Paris, Librairie Armand Colin, n°743, t. III, 1919

 

Jules Massenet (1842-1912), ou plutôt Massenet, puisque son panégyriste, M. Louis Schneider, nous invite à supprimer le prénom, a été un des fournisseurs les plus abondants et les plus applaudis du théâtre contemporain. Très galant homme, d'une courtoisie affectée ; aimant les compliments comme les coquettes les friandises ; tellement impressionnable qu'il n'assistait presque jamais à la première représentation de ses œuvres ; curieux de suivre les mouvements de l'opinion, au point qu'après chaque représentation le directeur du théâtre devait lui télégraphier le montant de la recette ; doué d'une imagination et d'une faculté de travail extraordinaires ; capable de s'adapter aux situations et aux milieux les plus divers, mais se reprenant vite et, en définitive, restant toujours lui-même ; moins passionné que sensible, et moins sensible peut-être que sensuel ; plus brillant que profond : adoré de ses élèves pour la chaleur de son dévouement et pour sa cordialité autant que pour sa prodigieuse intelligence musicale, — il a eu tous les dons qui assurent le succès d'un artiste auprès de ses contemporains. Sa musique possède un pouvoir de séduction et des qualités qui lui sont propres. C'est d'abord cette rapidité, ce mouvement du langage et cette concision qui vont droit au but, au cœur même de la situation, sans s'attarder aux menues choses de la route ; en un mot l'intelligence dramatique, première qualité du musicien de théâtre. En second lieu, un sens très vif de la vie passionnelle, de l'amour, de la grâce féminine. On peut y joindre une aptitude particulière au juste équilibre de l’élément vocal et instrumental, et enfin parfois, l'esprit comique, visible dans l'acte du diable de Grisélidis, dans plusieurs pages du Jongleur, dans Sapho (dîner de Caoudal) et dans la première scène de Manon.

La vie de Massenet commença par quelques épreuves, et il dut pendant quelques années se résigner à des besognes ingrates et obscures (il tint le triangle dans l'orchestre du Gymnase, et fut chargé des timbales dans celui du Théâtre-Lyrique). En 1863, le grand prix de Rome obtenu avec la cantate David Rizzio (livret de G. Chouquet) vint ajouter une haute récompense à toutes celles qu'il avait recueillies comme élève du Conservatoire, aux prix de piano, d'harmonie, de fugue, et attirer sur lui les premiers sourires de la fortune.

Les Poèmes d'avril, dont l'éditeur Hartmann lui avait apporté le livret dû à la muse aimable d'Armand Silvestre, lui gagnèrent les cœurs sensibles. Il y avait, dans ces mélodies, une note de tendresse et de mélancolie qui en assurait le succès et une écriture musicale dont la nouveauté pondérée séduisait sans effaroucher. Il fit jouer quelques essais sans importance et aujourd'hui oubliés dans des salles secondaires ; bientôt il fut accueilli au concert Pasdeloup où sa Première Suite d'orchestre fut exécutée avec succès le 24 mars 1867. Le critique mondain du Figaro, qui cachait mal une complète incompétence musicale sous une littérature médiocre, apprécia légèrement l'œuvre du débutant ; aussitôt Th. Dubois engage une vive polémiquc avec le journaliste à la mode et défend le débutant avec autant d'esprit que de zèle, témoignant ainsi que Massenet a des amis même parmi ses concurrents et ses rivaux. Dès le lendemain de la première représentation de Marie-Magdeleine (le 11 avril 1873), Ambroise Thomas, alors dans toute sa gloire, lui écrit : « ... Vous avez prouvé qu'on peut entrer dans la voie du progrès, tout en restant clair, sobre et mesuré. » C'était donner à l’œuvre du jeune compositeur l'approbation officielle la plus haute. Dès ce moment, il se consacre à la composition avec ardeur, et par un travail intensif et régulier produit chaque année une œuvre nouvelle.

Il se mettait à sa table le matin de très bonne heure, et travaillait encore fort avant dans la soirée ; une œuvre à peine terminée, il entreprenait la suivante. « Selon mon habitude, je n'avais pas voulu attendre que Manon eût un sort pour tracasser mon éditeur Hartmaun et mettre son esprit en éveil afin de me trouver un nouveau sujet » [Massenet, Mes souvenirs, p. 150]. Ce personnage a joué un rôle important dans la vie de Massenet. Il lui cherchait des sujets et des livrets. Il refusait de sa propre autorité celui qu'on lui offrait et qu'il estimait ne pas convenir au musicien. « Comme on me proposait un jour d'écrire uneְœuvre lyrique sur la Vie de Bohême de Murger, Hartmann prit sur lui, sans me consulter en aucune manière, de refuser ce travail » [Ibid., p. 166]. Pour lui suggérer d'écrire un opéra sur Werther, l’éditeur imagina de le conduire de Bayreuth, où ils étaient allés ensemble, à Wetzlar où Gœthe avait conçu son roman les Souffrances du jeune Werther ; ils virent dans les brasseries d’ « émouvantes scènes », de « passionnants tableaux ». Hartmann donna à Massenet une traduction du livre de Gœthe habillée d'une belle reliure ; et c'est sans doute à cet entraînement que nous devons le « drame lyrique » dont le livret a été signé par Hartmann en même temps que par Ed. Blau et Paul Milliet : c’était justice.

Longue est la liste des œuvres de théâtre de Massenet ; Don César de Bazan, op.-com. en 4 actes (d'Ennery, Dumanoir et Chantepie, 1872) ; — le Roi de Lahore, opéra en 5 actes et 7 tableaux (Louis Gallet, 1877) ; — Hérodiade, opéra en 4 actes et 7 t. (Paul Milliet et H. Grémont, 1881) ; — Manon, op.-com. en 5 actes et 6 t. (H. Meilhac et Ph. Gille, 1884) ; — Le Cid, opéra en 4 actes et 10 t., 1885). « Je me souvins tout en travaillant (au Cid) que d'Ennery m'avait confié quelque temps auparavant un livret important et que j'y avais trouvé au 5e acte une situation fort émouvante. Si cela ne m'avait pas paru suffisant pour me déterminer à écrire la musique de ce poème, j'avais le grand désir de conserver cette situation. Je m'en ouvris au célèbre dramaturge et j'obtins de lui qu'il consentît à me donner cette scène pour intercaler dans le deuxième acte du Cid. D'Ennery entra ainsi dans notre collaboration. Cette scène est celle où Chimène découvre en Rodrigue le meurtrier de son père ». Et cette anecdote souligne l'adresse et le savoir-faire de Massenet. — Esclarmonde, opéra romanesque (sic) en 3 actes et. 8 t., dont un prologue et un épilogue (A. Blau et L. de Gramont, 1889). Cette œuvre fut l'objet de vives discussions dans la presse : Massenet subissait, disait-on, l'influence des formules wagnériennes : et en effet, dans cette nouvelle partition, il avait donné une importance plus grande à l'orchestre, et adopté le leitmotiv : c'est à ce propos que E. Reyer lui décocha le trait que nous avons cité. Ch. Malherbe, dans sa notice sur Esclarmonde, défendit son auteur : «  M. Massenet n'a pas adopté le leitmotiv sans l'adapter au goût français ; il y a apporté une sobriété voulue, une mesure presque parfaite. Au lieu de multiplier les motifs, il les réduit au nombre strictement nécessaire.... il ne les altère jamais assez pour qu'on éprouve quelque peine à les reconnaître. »  — Le Mage, opéra en 5 actes et 6 t. (J. Richepin, 1891). — Werther, drame lyrique en 3 actes et 4 t. (Ed. Blau, P. Milliet, G. Hartmann, d'après Gœthe, 1892). — Le critique Ad. Jullien a dit de cette œuvre : « M. Massenet aura prouvé une fois de plus, par tant de mélodies d'un tour si personnel et de scènes ingénieusement traitées, qu'il est bien l'homme des ouvrages de demi-caractère où la fougue, la puissance et l'ampleur sont moins essentielles que la tendresse et l'amour mélancolique, où le musicien n'a pas à trouver d'héroïques accents, de grands cris de passion débordante, où la couleur discrète et gracieuse de simples mélodies suffit à traduire des sentiments modérés ou contenus et qu'il est beaucoup plus apte, en somme, à la peinture des épanchements intimes qu'à celle des exploits chevaleresques et des élans religieux » [Ad. Jullien, Musiciens d’aujourd’hui, 2e série].Le Carillon, légende mimée et dansée en 1 acte (de Roddaz et Van Dyck Vienne, 1892) ; — Thaïs, comédie lyrique en 3 actes et 7 t. (Louis Gallet, d'après A. France, 1894) ; — la Navarraise, épisode lyrique en 2 actes (Jules Claretie et H. Cain, 1895) (pièce rapide, brutale, mélodramatique, qui est une exception dans l'œuvre de Massenet) ; — Sapho, pièce lyrique en 4 actes (H. Cain et A. Bernède, 1897), qui peut être envisagée comme la seconde et dernière manifestation, après la Navarraise, d'une esthétique vériste ; — Cendrillon, conte de fées en 4 actes et 6 t. (H. Cain, d'après Perrault, 1899); — Grisélidis, conte lyrique, 3 actes et 1 prol. (A Silvestre et Eug. Morand, 1901); — le Jonglenr de Notre-Dame, miracle en 3 actes (M. Léna, 1902); — Chérubin, comédie chantée en 3 actes (Fr. de Croisset et H. Cain, 1905); — Ariane, opéra en 5 actes (Catulle Mendès, 1906) ; — Thérèse, drame musical en 2 actes (J. Claretie, 1907) ; Bacchus, opéra en 4 actes et 7 t. (Catulle Mendès, 1909) ; Don Quichotte, comédie héroïque en 5 actes (H. Cain, d'après Jacques le Lorrain, 1910). Enfin Roma, puis Cléopâtre, joués après la mort de Massenet.

Thérèse est l'histoire d'une jeune femme du temps de la Révolution, qui, mariée à un girondin et gardant au fond du cœur le souvenir d'un ami royaliste, cède un instant à l’amour et aux souvenirs de sa jeunesse, mais, comme la Pauline de Corneille, se reprend bientôt sans avoir cessé d'être honnête et, finalement, suit son mari à l’échafaud. La situation du mari accueillant et cachant chez lui le royaliste dont il a été lui aussi l'ami d'enfance, l'élévation des sentiments chez les trois personnages donnent à ce drame une certaine ressemblance avec Werther. Thérèse est une œuvre de charme, de fine et pénétrante expression psychologique. Le côté Révolution, émeute et sauvagerie populaire du sujet est traité sobrement, à l'aide de quelques touches de couleur bien placées, sans fracas et sans emploi des effets faciles. On peut citer comme particulièrement émouvante la scène où André Thorel, le mari, avant de retourner à la politique qui le réclame et dont il se sent menacé, fait ses adieux à sa femme :

... J'ai deux espérances :
Mourir pour mon pays ou vivre près de toi !

et le duo qu'accompagne un menuet joué sur le clavecin, où Armand de Clerval et Thérèse évoquent les souvenirs de leur vie passée.

Don Quichotte est un admirable sujet de drame lyrique, touchant à tous les extrêmes de l’expression et invitant le compositeur à parcourir une gamme très riche de sentiments, de faits et d'idées. Le Chevalier de la triste figure est du domaine de la grande comédie lyrique, mêlée de généreux élans humanitaires et de folie ; Sancho est une source d'expression bouffe ; Dulcinée, type de personnage précieux et rococo, suggère l'idée de transposer en musique l’art subtil déployé par M. Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac ; l'action de la pièce, avec ses épisodes variés, ses brigands chimériques comme celui d’Harold en Italie, est une épopée spéciale, grandiose et burlesque ; et la couleur espagnole doit régner en beaucoup de tableaux, pour ne pas dire dans tous. Les qualités que réclame un tel sujet se trouvent certainement dans l'opéra de Massenet, mais à petite dose, un peu pâles, à l’état fragmentaire et dispersé, entachées d'une préoccupation visible de plaire à l'aide du morceau détaché. C'est superficiel, hâtif, un peu maigre et trop facile. Nulle part on ne trouve ces belles constructions de la polyphonie vocale dont le sujet fournissait tant d'occasions et où apparaît le vrai mérite d'un musicien. Ici, débute un chœur en style fugué ; mais, après quelques mesures, il tourne court ; là, est amorcé un joli trio ; mais bientôt il s'évapore et laisse l'oreille déçue. Les hors-d'œuvre abondent : il y a, par exemple, une sérénade à refrain et à roulades que chante Dulcinée à sa fenêtre en s'accompagnant sur la guitare, tandis que tout l'orchestre se tait ; parmi les entr'actes symphoniques, il y a un duo d'instruments à vent, un solo de concert pour violoncelle....

A ces œuvres de théâtre, il faut ajouter une production symphonique de moindre valeur, qui se place au début de la carrière de Massenet ; encore une partie était-elle destinée au théâtre, comme l'ouverture et la musique de scène de Phèdre, celle des Erinnyes. Les Suites d'orchestre, les Scènes dramatiques, les Scènes napolitaines n'accroîtront pas la gloire du maître. Il a écrit, en 1881, les Scènes alsaciennes où il n'a su mettre que de l’agrément et pas d'émotion profonde : cette Suite en 4 parties figure cependant encore assez souvent au programme des concerts dominicaux. Enfin, il faut citer pour mémoire nombre de compositions pour divers instruments — même un Concerto pour piano — et plusieurs cahiers de mélodies enveloppées d'une grâce efféminée.

Massenet a exercé sur son temps, par ses défauts et ses qualités, une influence qui n'a pas encore cessé. Il a fait école, par le prestige de ses succès, plus que par son enseignement du Conservatoire. Il avait succédé, en 1878, à Fr. Bazin, comme professeur de composition, et pendant dix-huit ans il s'est attaché des générations de disciples par son intelligence musicale, son savoir-faire de compositeur, non moins que par son amabilité personnelle. La grande loi de la musique, du moins pour la plupart des cœurs sensibles, c'est le charme ; non pas ce charme ronronnant, résultant d'une pensée superficielle, qui se pâme en des fadaises vulgaires, mais ce charme qui satisfait la raison artistique, en même temps qu'il entraîne l'imagination et rafraîchit le cœur. Massenet en a été, dans la plupart de ses œuvres, la personnification. « C'est, au fond, du Gounod, a dit de lui C. Saint-Saëns, mais condensé, raffiné et cristallisé », et, pourrait-on ajouter, un peu superficiel et affecté.

Jules Combarieu (1859-1916)
Musicologue, Docteur ès lettres

(numérisation et saisie : Max Méreaux)

Autre article: Massenet et l'Opéra de Monte-Carlo




Improvisation pour piano, Jules MassenetImprovisation pour piano, Jules MassenetImprovisation pour piano, Jules MassenetImprovisation pour piano, Jules Massenet

Improvisation pour piano, "morceau d'éxecution assez difficile, une des plus délicieuses compositions pianistiques de Massenet"
(Paris, Heugel, in supplément Musica, novembre 1906, coll. Max Méreaux).
Numérisation, saisie et Audio lecteur Windows Media fichier mp3/wma par Max Méreaux (DR), * avec correction de 3 fautes de gravure :
- page 3, à la main gauche, 2e temps de la 3e mesure du 1er système : l’accord arpégé est un ré et non un si bémol.
- page 3, à la main gauche, 2e temps de la 2e mesure du 2e système : dans l’accord c’est évidemment le do qui est diésé et non le si.
- dernière page, 4e système, 3e mesure, main droite, l’accord doit être en blanches pointées.


Concerts commémoratifs, centenaire de la mort de Massenet en 2012.
2012 Centenaire de la mort de Massenet
(renseignements : C.O.F.O@orange.fr)




Jules MASSENET
(1842 – 1912)
repères biographiques

 

1842

- 12 mai : Naissance à Montaud, faubourg de Saint-Etienne (Loire), de Jules Massenet, fils d'Alexis Massenet (1788-1863), maître de forges, et d'Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875), sa seconde épouse.

1847

- Alexis Massenet cède ses parts des fabriques de Pont-Salomon (en Haute-Loire) et de Montaud, près de Saint-Etienne.

- Arrivée à Paris d'Adélaïde Massenet et de ses enfants (Alexis rejoindra sa famille en 1851).

1848

- 24 février : le petit Jules commence, avec sa mère, excellente pianiste, à étudier le piano. Adélaïde Massenet assurera l'éducation musicale de son fils jusqu'à ce qu'il entre au Conservatoire de Paris.

1851

- 9 octobre : examen d'admission au Conservatoire de Paris, sans succès.

1853

- 10 janvier : admis au Conservatoire, entre à 11 ans dans les classes de solfège d'Augustin Savard (1814-1881) et de piano d'Adolphe Laurent (1796-1867).

1854

- Les Massenet quittent Paris pour Chambéry (Savoie).

- Octobre : Massenet tente une fugue vers Paris mais reconnu à Lyon par un ami de son père, est reconduit à Chambéry.

1855

- Octobre : accueilli à Paris par sa sœur Julie (mariée au peintre Paul Cavaillé), Massenet réintègre le Conservatoire de Paris.

1859

- Conservatoire de Paris : premier Prix de piano.

- 19 mars : Massenet participe comme timbalier à la création de Faust.

- Octobre : inscrit dans la classe de composition de Bazin qui le renvoie. Massenet reprend bientôt des cours particuliers avec son ancien professeur de solfège, Savard.

1860

- Admis dans la classe d'harmonie de Reber, Premier accessit en juillet.

1861 - Première publication chez Brandus et Dufour : une paraphrase pour piano, Grande Fantaisie de concert sur Le Pardon de Ploërmel de G. Meyerbeer.

- Novembre : entrée dans la classe de composition d'Ambroise Thomas.

1862

- Mai: concourt pour le Prix de Rome avec la cantate Louise de Mézières: mention honorable.

2nd Prix de contrepoint et fugue.

1863

- A nouveau, concours de Rome, avec la cantate David Rizzio, 1er Grand Prix.

- Novembre : Première oeuvre symphonique: Ouverture en sol.

- Fin décembre : départ pour l'Italie.

1864-65

- Pensionnaire de l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis. Rencontre Liszt, près d'entrer dans les ordres qui le recommande (fin 1864) à une jeune française désireuse de prendre des leçons de piano, Louise-Constance de Gressy (qu'on appelle Ninon). Coup de foudre.

- Octobre 1865 : voyage à Venise.

- 17 décembre 1865, quitte la Villa Médicis, rentre à Paris.

1866

- 24 février : première audition de la suite symphonique, Pompé/a, écrite en Italie.

- Printemps : Composition de la Grand-tante ; fasciné par Schumann, Massenet écrit son premier cycle de mélodies, le Poème d'Avril, op. 14, sur des poésies d'Armand Silvestre. Cour assidue auprès de Louise-Constance.

- Juillet : première audition de deux poèmes symphoniques écrits à Paris au printemps, le Retour d'une Caravane et Une Noce Flamande.

- 8 octobre : épouse Ninon à Avon, près de Fontainebleau. Le jeune couple habite à Paris, 51 rue Laffitte et dispose pour l'été d'une maison à Avon chez Mme de Sainte-Marie, mère de Ninon.

1867

- 24 mars : première audition de la Première Suite d'Orchestre.

- 3 avril : création de la Grand-tante à. l'Opéra-Comique.

- En août : lancement du concours officiel de composition : la Coupe du Roi de Thulé. Massenet classé second, derrière E. Diaz.

- 15 août : Première audition à l'Opéra-Comique d'une cantate de Massenet, Paix et Liberté.

1868

- 31 mars : naissance de Juliette, fille unique du compositeur.

- Fondation des éditions Hartmann qui obtiennent rapidement l'exclusivité des oeuvres de Massenet. Premières publications: deux cycles de mélodies, Poème d'Avril et Poème du Souvenir.

- En juillet : Massenet termine le Florentin, opéra-comique destiné au concours lancé l'année précédente: classé 3ème.

1869

- Plusieurs projets d'opéras. Leçons de piano, principal moyen de subsistance de Massenet jusqu'à sa nomination comme professeur de Composition au Conservatoire.

- Déménagement des Massenet au 38 rue Malesherbes (devenue depuis 46, rue du général Foy).

1870

- Mai à juillet : séjour à Avon (Seine et Marne). Achèvement de Méduse, opéra en trois actes (considéré comme perdu, peut-être réutilisé dans d'autres ouvrages)

- de septembre 1870 à janvier 1871 : dans Paris assiégé par les Prussiens, Massenet est incorporé dans la Garde Nationale. Ecrit une Symphonie et une Deuxième Suite d'Orchestre.

1871

- 24 janvier : Massenet retrouve sa famille dont il était sans nouvelles depuis le 10 septembre.

- Juin : de retour à Avon, compose les Scènes Pittoresques. Aux côtés de Saint-Saëns, participe à la fondation de la Société Nationale de Musique.

- à partir de novembre : composition de Marie-Magdeleine.

- 26 novembre : première audition de sa Deuxième Suite, Scènes Hongroises, aux Concerts Populaires.

1872

- Janvier : fin de la composition de Marie-Magdeleine. Refus de Pasdeloup après audition.

- 30 novembre : Don César de Bazan retiré de l'affiche de l'Opéra-Comique après 13 représentations.

- Décembre : composition d'une musique de scène pour Les Erinnyes de Leconte de Lisle.

- Début de la composition d'un grand opéra, Le Roi de Lahore.

1873

- 6 Janvier : création des Erinnyes à l'Odéon. Grand succès de la musique de Massenet.

- Création du Concert National à l'Odéon par Hartmann sous la direction d'Edouard Colonne.

- 11 avril : première audition, triomphale, de Marie-Magdeleine avec Pauline Viardot dans le rôle-titre.

- Composition de l'Ouverture de Phèdre.

1874

- Composition de l'oratorio Eve.

- 22 février : première audition de l'Ouverture de Phèdre.

- 22 mars : première audition des Scènes Pittoresques.

-Juillet et août : composition des Scènes Dramatiques.

1875

- 10 janvier : première audition des Scènes Dramatiques.

- 18 avril : première audition à'Eve.

- 3 juin : mort de Bizet, ami de Massenet.

1876

- 15 mai: reprise des Erinnyes, réorchestrées.

- 26 juillet: Massenet est élevé au grade de chevalier de la Légion d'Honneur.

- Octobre: orchestration du Roi de Lahore, mis en répétition à l'Opéra de Paris.

1877

- 27 avril : Le Roi de Lahore à l'Opéra de Paris.

- Eté : composition de La Vierge, remaniement du Roi de Lahore.

- L'éditeur milanais, Ricordi, envisage de monter Le Roi de Lahore en Italien. Il propose à Massenet le livret A'Hérodiade.

1878

- Première audition des Scènes Napolitaines.

- Il Re di Lahore au Teatro Regio de Turin avec un tableau supplémentaire.

- 22 août : l'oratorio la Vierge est terminé à Fontainebleau et immédiatement gravé.

- 1er octobre : Massenet est nommé professeur de Composition au Conservatoire de Paris.

- 30 novembre: élection de Massenet à l'Institut, à l'Académie des Beaux-Arts.

- Composition d'Hérodiade sur un livret traduit de l'italien.

1879

- 25 janvier : 1er voyage en Hongrie à l'occasion de la création du Roi de Lahore à. Budapest. L'œuvre poursuit une carrière internationale : de Milan à Prague jusqu'à Rio de Janeiro.

1880

- Janvier à septembre, orchestration à'Hérodiade.

- Le Roi de Lahore quitte définitivement le répertoire de l'Opéra de Paris.

- 22 mai : lère audition de la Vierge aux Concerts Historiques de l'Opéra de Paris sous la direction de Massenet.

- Naissance du projet d'écrire Werther.

1881

- Mars : première audition des Scènes de Féerie à Londres.

- Avril : Le Roi de Lahore à Barcelone. Premier voyage de Massenet en Espagne.

- Eté : composition des Scènes Alsaciennes.

- 19 décembre : création d'Hérodiade à Bruxelles.

1882

- Remaniement d'Hérodiade.

- Février à octobre : composition de Manon.

- Fin février : voyage de Massenet à Milan. Hérodiade à La Scala.

- 19 mars : 1ère audition des Scènes Alsaciennes.

- Gabriel Pierné et Georges Marty, deux élèves de Massenet, Prix de Rome, ex-aequo.

- Août : voyage en Hollande, sur les pas de l'abbé Prévost.

- 19 octobre : fin de la composition de Manon.

1883

- 20 janvier : Massenet dirige les représentations à'Hérodiade à Hambourg.

- De février à fin août : orchestration de Manon.

- 20 mars : création française d'Hérodiade à Nantes, en présence du compositeur.

- Prix de Rome : Paul Vidal, élève de Massenet.

1884

- 19 janvier: création de Manon à l'Opéra-Comique.

- 1er février : création parisienne à'Hérodiade au Théâtre Italien.

- août : Composition du Cid. Remaniements de Manon (il ajoute la Gavotte au 3ème acte et, selon toute vraisemblance, compose les lignes de chant pour les mélodrames qui deviennent des Récitatifs chantés (seconde version), prévus à l'origine pour les traductions). Composition d'une cantate pour Londres, Apollo's Invocation.

1885

- Orchestration du Cid et, simultanément, composition de Werther. Nombreux voyages en France et à l'étranger

- Prix de Rome : Xavier Leroux, élève de Massenet.

- Août: voyage en Hongrie avec la Délégation d'Artistes Français.

- 30 novembre : création du Cid l'Opéra de Paris.

1886

- Mars : mort de Marie Heilbron. Manon quitte l'affiche de la Salle Favart.

- Août : voyage à Bayreuth.

- Composition de Werther.

1887

- Janvier : Massenet surveille les représentations du Cid à Nantes,

- Avril: Le Cid à Anvers et à Bordeaux.

- Mars à juillet : orchestration de Werther, refusé par Carvalho, directeur de l'Opéra-Comique.

- 25 mai : incendie meurtrier à l'Opéra-Comique où disparaissent les partitions manuscrites et inédites de La Grand-Tante, Paix et Liberté et Don César de Bazan

- Prix de Rome : Gustave Charpentier, élève de Massenet.

- Septembre : modification du rôle de Manon pour Sybil Sanderson qui vient de lui être présentée. Massenet songe à lui confier le rôle principal d'Esclarmonde.

- 24 novembre : mariage de Juliette Massenet, fille unique du compositeur.

- Pendant l'automne, reconstitution de l'orchestration de Don César de Bazan pour Genève.

- 31 décembre : promu Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur.

1888

- 2 février : Sybil Sanderson chante Manon à La Haye, en présence de Massenet.

- Avril à octobre : composition et orchestration d'Esclarmonde.

- Août: Massenet séjourne à Vevey. Travail du rôle d'Esclarmonde avec Sybil Sanderson.

1889

- Fin mars : Massenet fait la connaissance de Tchaïkovsky, de passage à Paris.

- Mai : Exposition Universelle. Esclarmonde à l'Opéra-Comique.

- Composition du Mage, destiné à l'Opéra, livret de Jean Richepin.

1890

- Prix de Rome : Gaston Carraud, élève de Massenet.

-Juillet : orchestration du Mage.

- Octobre : voyage à Bruxelles pour Esclarmonde.

- Novembre : création de Manon à l'Opéra impérial de Vienne.

1891

- 16 mars : création à Paris du Mage(3~\ représentations).

- Mai : le fonds Hartmann est racheté par les éditions Heugel.

- Mai : voyage à Londres: Manon à Covent Garden.

- Prix de Rome : Charles Silver, élève de Massenet.

- Juillet : achat d'une propriété à Pont-de-l'Arche dans l'Eure.

- Août : composition du ballet pour Vienne, Le Carillon.

- Octobre : reprise de Manon ai l'Opéra-Comique avec Sybil Sanderson.

- Composition du poème symphonique Visions.

1892

- 16 février : création de Werther à Vienne, en allemand, et du ballet Le Carillon.

- Printemps à automne : composition de Thaïs.

- Massenet achève Kassya, laissé inachevé par Léo Delibes, mort l'année précédente.

1893

- 16 janvier : création de Wertner à l'Opéra-Comique.

- Février : Werther remporte un succès immédiat dans toute la France et en Belgique.

- Printemps : composition du Portrait de Manon. Fin de Thaïs.

- Prix de Rome : André Bloch, élève de Guiraud et de Massenet.

- 16 octobre : 200è représentation de Manon.

- A la fin de l'année : composition de La Navarraise, dédiée à Ninon.

1894

- Werther commence une carrière internationale (Chicago, New-York, Londres, Nouvelle-Orléans, Milan, etc...)

- 16 mars : création de Thaïs à l'Opéra de Paris.

- 8 mai : création du Portrait de Manon à l'Opéra-Comique.

- 20 juin : la Navarraise créée à Londres , à Covent Garden .

- Prix de Rome: Henri Rabaud, élève de Massenet.

- Eté : début de la composition de Crisélidis.

1895

- Eté : début de la composition de Cendrillon, à Pont-de-l'Arche.

- 3 octobre : création parisienne de la Navarraise à l'Opéra-Comique.

- Décembre : fin de l'orchestration de Cendrillon.

- 31 décembre : promu Commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur.

1896

-Janvier : création de la Navarraise à La Scala. Visite à Verdi à Gênes.

- 12 février : mort d'Ambroise Thomas.

- Mai : refus de Massenet du poste de directeur du Conservatoire et démission de la chaire de professeur de composition.

- Eté : début de la composition de Sapho (d'après le roman d'Alphonse Daudet).

- Décembre: orchestration de Sapho.

1897

- Composition de la Fantaisie pour violoncelle et orchestre.

- Mai : composition d'un oratorio la Terre Promise, écrit en souvenir d'Ambroise Thomas.

- Prix de Rome : Max d'Ollone, ancien élève de Massenet.

- Remaniement de Thaïs, composition du Tableau de l'oasis et du ballet de la Place Publique.

- Septembre : différend avec le violoncelliste Jacques Hollmann à propos de la création parisienne de la Fantaisie pour violoncelle et orchestre..

- 27 novembre : création de Sapho à l'Opéra-Comique.

1898

- Janvier : séjour à Monte-Carlo.

- 27 janvier : Massenet dirige un concert de ses oeuvres.

- 10 mars : première audition de la Fantaisie pour violoncelle et orchestrez Monte-Carlo par Hollmann.

- 13 avril : reprise de Thaïs à l'Opéra de Paris dans la nouvelle version (celle que nous connaissons).

- Juillet : Sapho au Teatro Lirico de Milan.

- Eté : séjour à Pourville, reprise de la composition de Crisélidis.

1899

- 1er février : acquisition du château d'Egreville, Seine-et-Marne.

Messager avec son chien, dans son domaine d'Egreville
Massenet, retiré, avec son chien, dans sa résidence d'Égreville
( Programme du Théâtre lyrique de Cagliari, avril 2012, pour l'opéra Don Quichotte, de Massenet, coll. Luigi Napoli ) DR

- 24 mai : création de Cendrillon à l'Opéra-Comique.

- Prix de Rome : Charles Levadé, ancien élève de Massenet.

- Orchestration de la Terre Promise pendant l'été.

- Décembre : voyage à Genève et Milan pour les représentations de Cendrillon.

- Massenet est promu Grand Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur.

1900

- 15 mars : première audition de La Terre Promise à Paris.

- Prix de Rome : Florent Schmitt, ancien élève de Massenet.

- Eté : Composition du Jongleur de Notre-Dame.

1901

- Janvier-février : achèvement de Crisélidis.

-20 novembre : création de Crisélidis à l'Opéra-Comique.

1902

- 18 février : premier voyage officiel de Massenet pour la création du Jongleur de Notre-Dame. Séjour au Palais princier; Massenet reçoit la Grand-Croix de l'ordre de Saint-Charles des mains du Prince Albert 1er.

- Mars : répétitions de Crisélidis au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles, puis 100e de Manon à Vienne.

- Eté : achèvement du Concerto pour piano et orchestre, composition du premier acte de Chérubin.

- Premiers pourparlers en vue d'un opéra d'après Rome vaincue d'Alexandre Parodi.

- Premières esquisses des Expressions Lyriques, de la Suite Théâtrale et de la Suite Parnassienne.

1903

- 1er février : première audition du Concerto pour piano et orchestre.

- 9 février : Marie-Magdeleine en version scénique à Nice.

- Février : voyage à Monte-Carlo. Représentations d'Hérodiade et fêtes du centenaire de la naissance de Berlioz; Massenet représente l'Institut de France et prononce un discours.

- 24 février : reprise de Werther à l'Opéra-Comique.

- Juillet : composition de Chérubin

- juillet et août : premières atteintes sérieuses de la maladie du système digestif qui emportera Massenet en 1912.

- Septembre : déménagement des Massenet au 48, rue de Vaugirard.

- Octobre : Thaïs au Teatro Lirico de Milan.

1904

- 4 février : création du ballet Cigale à l'Opéra-Comique.

- 10 mai : création parisienne du Jongleur de Notre-Dame à l'Opéra-Comique.

- Eté : premières esquisses à'Ariane, sur un livret de Catulle Mendès.

1905

- 13 janvier : 500ème représentation de Manon à l'Opéra-Comique.

- 14 février : création de Chérubin à Monte-Carlo.

- 23 mai : reprise de Chérubin à l'Opéra-Comique.

- Octobre : composition et orchestration à'Ariane.

- Décembre : composition de Thérèse.

1906

- Février : séjour à Monte-Carlo. Représentations du Roi de Lahore.

-Août : premier séjour de Massenet à Saint-Aubin (Calvados) dans la famille Wallace.

- 31 octobre : création d'Ariane à l'Opéra.

1907

- Fin janvier : séjour de Massenet à Nice pour les représentations d'Ariane.

- 7 février : création de Thérèse à Monte-Carlo.

- Juin : Thaïs entre au répertoire de l'Opéra de Paris, qui donne aussi quarante représentations d'Ariane la même année.

- Composition d'un ballet destiné à Monte-Carlo, Espada.

- Juillet : Massenet remanie le livret de Bacchus après des discussions avec Catulle Mendès.

- Août: séjour à Saint-Aubin, composition laborieuse de Bacchus.

- Décembre: voyage à Turin. Dernier séjour en Italie.

1908

- Détérioration de la santé du compositeur.

- Février : Séjour monégasque à l'occasion de la reprise de Thérèse.

- 13 février : création d'Espada à Monte-Carlo.

- Juillet – août : deux séjours à Saint-Aubin. Composition du Tableau des Lettres pour Sapho. Premières esquisses de Don Quichotte. Correction des épreuves de Bacchus.

- 27 septembre : 100e représentation du Jongleur de Notre-Dame à l'Opéra-Comique.

- Septembre-octobre : Reprises de la Navarraise, du Jongleur de Notre-Dame, et de Cendrillon à la Gaîté-Lyrique.

1909

- 22 janvier : reprise de Sapho à l'Opéra-Comique augmenté du Tableau des Lettres.

- Printemps : fin de la composition de Don Quichotte.

- 5 mai : création de Bacchus à l'Opéra de Paris, retiré après cinq représentations.

- Juillet : séjour à Saint-Aubin. Remaniement du livret tiré par Henri Gain du Rome Vaincue d'Alexandre Parodi. Massenet change le titre pour l'appeler Vesta.

- Septembre : second séjour à Saint-Aubin; composition de Vesta.

1910

- Présidence de l'Institut de France pendant l'année 1910.

- Mi-février - mi-mars : séjour à Monte-Carlo.

- 19 février : création de Don Quichotte.

- Première audition de la Nef triomphale, (pour chœur et orchestre) commandée à Massenet par le Prince Albert 1er à l'occasion de l'inauguration du Musée océanographique. Reprise de Thérèse.

- Printemps : orchestration de Vesta rebaptisée Roma.

- juillet : séjour à Saint-Aubin, remaniement et orchestration d'Amadis.

- Révision du livret de Panurge.

- Fin août : Massenet hospitalisé d'urgence à Paris.

- 29 décembre : Don Quichotte à la Gaîté-Lyrique à Paris.

1911

- 221 représentations d'opéras de Massenet dans l'année.

- Printemps : Composition et orchestration de Panurge.

- 19 mai : à l'Opéra-Comique: Thérèse et, en seconde partie de programme l'Heure Espagnole de Ravel.

- 10 décembre : Gala Massenet à l'Opéra de Paris.

1912

- 17 février : création de Roma à Monte-Carlo.

- 24 avril : reprise de Roma à l'Opéra de Paris.

- Juin : Massenet termine Cléopâtre.

- Juillet : séjour à Vichy pour Roma.

- Début août : aggravation de l'état de santé du compositeur.

- 9 août : Massenet quitte Egreville et rentre seul à Paris pour consulter ses médecins.

- 13 août : mort de Massenet à Paris.

1913

- Publication posthume des Expressions Lyriques

- 25 avril : création de Panurge à Paris, à la Gaîté-Lyrique.

1914

- 23 février : création de Cléopâtre à Monte-Carlo.

1922

- 1er avril : création d'Amadis à Monte-Carlo.

Anne Bessand-Massenet (2005)
(avec son aimable autorisation)

 


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