Charles MUTIN, facteur d’orgues (1861-1931)
ambitions d’un chef d’entreprise
l'orgue de l'église Saint-Ouen de Livarot (Calvados)

 

Eugénie Crespin
Charles Mutin
Eugénie Crespin, épouse de Charles Mutin
( coll. Loïc Métrope ) DR
Charles Mutin, vers 1929 à Vichy
( photo Slout, Vichy, coll. Loïc Métrope ) DR

Il y a 110 ans (13 octobre 1899) que le célèbre facteur d’orgues, Aristide Cavaillé-Coll est mort. C’est au sein de sa Maison parisienne que les Mutin et Koenig firent leur apprentissage. Ils épousèrent leur métier, sa mentalité, sa vie sociale, jusqu’à sa sociabilité. Le destin de ces deux hommes rappelle, à quelques différences, celui de leur Maître Cavaillé-Coll monté de Toulouse à Paris, en 1833 sur l’invitation du Maestro Rossini, dans cette capitale accueillante aux intellectuels et aussi aux artistes étrangers qui en firent un centre cosmopolite comme le souligne Balzac dans la Recherche de l’Absolu  [Oeuvres, tome 9, p. 292] : « Paris est la ville du cosmopolite ... où des hommes qui ont épousé le monde l’étreignent avec le bras de la science, de l’art et du pouvoir ».

Aristide Cavaillé-Coll, auteur de quelques 450 orgues au cours du XIXème siècle peut être comparé à l’architecte Viollet-le-Duc et occupe comme lui une situation particulière dans le service des monuments religieux.

 

FAISONS MEMOIRE

Vendredi matin, 13 octobre 1899, Cécile Cavaillé-Coll prend sa plume et écrit à Charles Mutin : « Mon père est mort ce matin à 9 heures, sans agonie, aussi doucement que possible. J’ai tenu à vous en avertir un des premiers et vous prie de faire part autour de vous, à tous ceux qui lui ont été dévoués et pour lesquels il garde tant d’affection. Recevez, je vous prie, mes souvenirs bien affligés ».

Le journal « L’Illustration » publie cette annonce :

« Aristide Cavaillé-Coll, une des gloires de l’Industrie française vient de disparaître. C’est à lui seul que l’on doit les immenses progrès réalisés depuis plus de soixante ans dans la fabrication des magnifiques et puissants instruments que le monde entier se disputait, et parmi lesquels nous citerons seulement les orgues de Saint-Sulpice, les plus complètes de toutes, peut-être celles de La Madeleine, de Notre-Dame, de la Trinité, et d’ailleurs de la plupart des églises de Paris ».

Trois jours après, sur la tombe, au cimetière Montparnasse, devant les amis et les ouvriers rassemblés, Charles Mutin déclare :

« Le Patron ... ce nom, en désignant M. Cavaillé-Coll, n’avait rien de l’appellation familière que des employés donnent au chef d’une maison ; il voulait dire quelque chose de plus, de plus affectueux aussi. Cavaillé-Coll fut le chef et le protecteur de la facture d’orgues tout entière ; lui seul, et pas d’autres, éleva son métier à la hauteur d’une science et d’un Art, et grâce à son génie l’Orgue est devenu l’instrument merveilleux que nous possédons aujourd’hui. ».

« Et maintenant, Maître, dormez doucement de votre dernier sommeil, votre nom et votre souvenir pieusement conservés... Les Oeuvres qui chantent pour vous suffisent à votre entrée dans l’immortalité ! »

 

Mais que sait-on de Charles Mutin ?

Mutin, militaire à Argentan
Photo présumée de Charles Mutin en militaire (1885), sergent-major au 117ème R.I. stationné à Argentan, Orne
( coll. Loïc Métrope ) DR

Charles Mutin est né le 7 avril 1861 à Saint-Julien-sur-Suran (Jura), d’une mère vingt cinq ans plus jeune que son père, Claude-François Mutin, un aubergiste endetté. A la mort de ce dernier Charles a tout juste trois ans et sa sœur ainée Ernestine sept ans. La seconde, Elisabeth, cinq ans. Leur éducation est confiée à leur mère Ernestine Ligier-Mutin. La déchéance pécuniaire et la Guerre de 1870 propulsent la famille vers Paris. C’est l’exode des gens de l’Est. Les restrictions budgétaires consécutives à cet évènement affectent pour un temps la Troisième République et ces dispositions s’accrurent sensiblement lorsque l’ordre moral eût cédé la place à une République, moins favorable au Clergé. C’était fini des mesures symboliques multipliées sous le Second Empire qui cherchait à unir dans un mariage de raison l’Eglise et l’Empire. Le secteur de l’orgue en avait été le bénéficiaire, mais peu à peu, se mettait en place une politique peu favorable à l’Eglise. Cette récession affecte le mode de rémunération des maîtres d’œuvres ; le sort des édifices diocésains est directement impliqué dans cette conjoncture. Les commandes s’amenuisent, bien qu’en apparence l’entreprise couvre plusieurs chantiers : abbaye aux Hommes à Caen, abbatiale Saint-Ouen à Rouen. Le caissier de la Maison Cavaillé-Coll, un certain Dubois précise alors :

« Nous avons notre salle encombrée d’instruments fabriqués et à vendre: il n’y a plus lieu, donc à faire, du travail d’avance, ce serait folie. Alors? me demandez-vous. On laissera certainement chômer le personnel bien réduit cependant. Les affaires commerciales et le travail des ateliers sont nuls ».

En 1873, Charles Mutin est élève au Petit Séminaire à Meaux en classe de 7ème où il remporte le deuxième accessit d’excellence, de thème latin, de diligence et le premier accessit de version latine. Sa mère, très pieuse, a-t-elle songée à le diriger vers la prêtrise ? Non point, mais ce sera un homme au service de l’Eglise ! L’anecdote est ainsi rapportée : « se rendant en prière au catéchisme de persévérance en la chapelle de la Vierge, en l’église Saint-Sulpice où Monsieur Cavaillé-Coll a livré depuis dix ans un orgue aujourd’hui célèbre dans le monde entier, le jeune garçon entend provenant de la tribune les ordres de l’accordeur des tuyaux au teneur des claviers : « l’autre, l’autre crie l’harmoniste ! » A cette injonction, alors que l’on taquine la rasette d’un tuyaux d’anche, le jeune Charles Mutin crie à sa mère : « l’orgue ! l’orgue, je veux faire de l’orgue ! ». Touchante émotion, la maman ne peut résister et le fait entrer en apprentissage chez Monsieur Cavaillé-Coll, 15 avenue du Maine à Paris (aujourd’hui, à 200 mètres de la Tour Montparnasse) en 1875 tandis que deux ans après elle se remariera avec Adolphe Doumergue qui tient boutique de fleuriste rue de Vaugirard à Paris.

Charles Mutin est confié en apprentissage au meilleur harmoniste de la Maison Cavaillé-Coll, un certain Joseph Koenig (1846-1926) … tandis que la Maison Cavaillé-Coll vient d’obtenir la commande d’un grand orgue pour l’abbaye aux Hommes à Caen. C’est une aubaine pour l’harmoniste qui songe déjà à s’installer dans la capitale régionale au 158 rue de Bayeux … Auparavant, il a remarqué dans la boutique de fleurs, la sœur aînée de Charles Mutin qu’il épouse à Paris XVe, le 20 mai 1882.

Rappelons que ledit Joseph Koenig était entré chez Cavaillé-Coll en 1870 sur la recommandation de son chirurgien qui l’avait opéré à la suite d’une blessure à la jambe, contractée au siège de Raon-l’Etape dans les Vosges au lendemain de la rémission de Sedan.

Les raisons supplémentaires d’une installation de Koenig à Caen (qui sera le père du Maréchal Koenig, vainqueur de Bir-Hakeim, en 1942, contre le Général Rommel) sont consécutives aux difficultés financières que rencontre la Maison Cavaillé-Coll à la fin du 19ème siècle. S’installer à Caen pour fonder sa propre entreprise anime Joseph Koenig. Force est de constater que le « Patron » Aristide Cavaillé-Coll venait de perdre son meilleur allié dans les arcanes de la politique d’Etat et de l’Eglise pour la commande de construction d’orgues, à savoir son beau-frère Hippolyte Blanc appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

Celui-ci était entré dans la famille Cavaillé-Coll en 1854 … En qualité de fonctionnaire de l’administration des cultes, chargé du versement des subventions aux édifices diocésains il fut le meilleur démarcheur pour les orgues de marque « Cavaillé-Coll » et le meilleur ambassadeur auprès des Evêques au temps du Régime Concordataire !

En 1892, le déclin de la Manufacture Cavaillé-Coll qui s’est amorcé, s’accélère et débouche sur la déclaration d’une faillite. Surgit alors Charles Mutin qui reprend la Maison parisienne par acte de « Cession de Commerce » signé le 18 juin 1898, à Caen. Le vieux Cavaillé-Coll âgé de 87 ans s’est fait représenter. Il est atteint d’une cécité galopante.

Mais revenons à l’émergence de Charles Mutin dans le département du Calvados.

Sur l’heure, notre Charles Mutin a été tiré au sort pour accomplir ses obligations militaires de la Classe 1861 pour une durée de cinq ans. Incorporé au 117e Régiment d’Infanterie stationné à Argentan, il accède au grade de Sergent Chef « Fourrier » et occupe ses heures de permission à entretenir l’orgue de l’église Notre-Dame d’Argentan. Il ne souhaite pas perdre la main, lui le jeune apprenti de Joseph Koënig.

Enfin libéré, alors qu’il a rencontré à Falaise, Mademoiselle Eugénie Crespin (1870-1953) - « gloriette normande », fille unique d’un entrepreneur de bâtiments, Commandant des Sapeurs-pompiers et marguillier de l’église Notre-Dame-de-Guilbray à Falaise, il l’épouse le 23 janvier 1888 en présence de son beau-frère Joseph Koënig qui rappelons-le s’était marié six ans auparavant avec l’une de ses sœurs. Le couple demeure Rue du Pot d’étain à Falaise, où Charles fonde son premier atelier de facteur d’orgues.

Charles Mutin veut devenir un « Chef d’Entreprise ». La fortune de sa femme le lui permettra et on s’installera désormais à Caen, 42, rue de Caumont sur les flancs (bombardés en 1944) de l'église Saint-Etienne-le-Vieux.

C’est là qu’est construit l’orgue destiné à l’église de Livarot qui est livré et reçu le 24 août 1892, en ces termes rapportés dans « La Semaine Religieuse de Bayeux » :

« Cette réception présentait d’autant plus d’intérêt que l’orgue de Livarot est le premier qui soit l’œuvre exclusivement personnelle de notre facteur Caennais, M. Charles Mutin. Jusque-là le jeune facteur ne s’était fait connaître que par des restaurations très-remarquables, il est vrai mais qui ne pouvaient donner la mesure de son savoir-faire. A Livarot, l’orgue devant être absolument neuf, l’artiste pouvait lui donner la mesure de savoir-faire. A Livarot, l’orgue devant être absolument neuf, l’artiste pouvait lui donner toute la perfection de la facture moderne, et nous nous hâtons d’ajouter qu’il l’a fait au-delà de toute espérance ; c’est l’avis unanime de la commission à laquelle M.M les Marguilliers de Livarot avaient confié le soin d’étudier le nouvel instrument » - « Aussi, après avoir terminé son expertise, la commission a-t-elle adressé à M. Mutin et à M. Koenig, - l’artiste aussi habile que modeste auquel on doit toute la partie harmonique de l’instrument – les plus sincères et les plus chaudes félicitations » - « En un mot, la fête d’inauguration a été très belle et très brillante ; pendant le Salut, Madame Charles Mutin a chanté un « Ave Verum » et un « Sancta Maria » qui ont édifié tous les assistants. C’est un vrai succès, disons-mieux, un véritable triomphe pour notre jeune facteur Caennais. Qu’il puisse produire bien des chefs d’œuvre semblables pour la gloire de Dieu et la splendeur des cérémonies de notre sainte Religion ».

Église de Livarot
Église de Livarot
Livarot (Calvados), église Saint-Ouen, 15e/16e, remaniée 19e siècle.

Ainsi donc, depuis 1882, les deux familles Mutin et Koënig sont intimement liées.

Pourtant l’entente n’est pas toujours parfaite ! Un moment, Joseph Koenig cherche à entraîner Charles Mutin dans une alliance commerciale avec un facteur de l’Est du nom d’Henri Didier. On se partagera le secteur de l’Est et le secteur de l’Ouest, mais la Société à peine fondée est dissoute suite aux rumeurs entretenues par un prêtre du clergé colonial (ami fidèle d’Henri Didier), l’Abbé Edmond Simonet qui écrira :

« Je ne crois pas que M. Mutin soit votre homme. Il vous subit, parce qu’il a besoin de vous, archi besoin de vous, car vous êtes tout son relief et toute sa force. – Restez sur la réserve avec la famille de M. Mutin. Restez digne et indépendant ; ne laissez aucune prise aux compliments et aux flagorneries qui pourraient venir de là » - « car un Henri vaut mieux que dix Mutin ».

Mais Charles Mutin vise un projet plus ambitieux : le rachat de la Firme Cavaillé-Coll !

« Là où il y a l’Homme, il y a l’hommerie ! »

En 1897 Charles Mutin rassemble les fonds nécessaires au rachat de la Manufacture parisienne Cavaillé-Coll. On vend à Falaise quelques terres !

Mais si Charles Mutin trouve la fortune dans son mariage, sa vie familiale n’est pas chanceuse. Son premier fils prénommé Pierre (1889) décède à l’âge de 3 ans 8 mois. Jean-Louis, le second, ne vit que 6 mois. Pourtant l’année 1898 lui est enfin favorable et enregistre la naissance de sa fille, Cécile - comme Cécile Cavaillé-Coll - le 23 mars 1898, tout juste trois mois avant le rachat de la manufacture parisienne Cavaillé-Coll. Louis Vierne, le célèbre organiste de Notre-Dame de Paris, est le parrain au baptême en l’Abbaye aux Hommes à Caen.

L’acte original de Caen de la « Cession de Commerce » révèle que dans la grande salle de la manufacture parisienne sont recensés : « un orgue monté dans l’église de St Augustin ; un autre dans le Palmarium au jardin d’acclimatation à Neuilly-sur-Seine ; un orgue électrique monté ; un orgue démonté et ayant servi autrefois aux Concerts Lamoureux ; un petit orgue mécanique ayant appartenu à Madame Sarah Bernhardt ; un orgue de 5 jeux prêté et monté au couvent de Loyola, près de St. Sébastian, en Espagne »

« Enfin Monsieur Mutin rachète le fonds des marchandises et instruments en cours de fabrication, le droit au bail, la marque de fabrique et le nom commercial, la clientèle et l’achalandage, les abonnements aux accords d’orgues, etc. et s’engage à payer à Monsieur Cavaillé-Coll, les payes arriérées dues aux ouvriers et aux employés ; les traites en cours ; les primes d’assurances ».

Au tournant du siècle, Charles Mutin, héritier de la tradition Cavaillé-Coll, fait remarquer son entreprise à l’Exposition Universelle de 1900. Il présente alors un grand orgue qui aujourd’hui orne et se fait entendre dans la grande salle du Conservatoire Tchaïkowski, à Moscou (que j’ai eu l’honneur de toucher en 1991).

Naguère aux Ateliers de la Rue de Caumont à Caen, Charles Mutin passait pour un patron sévère auprès de ces 40 employés. Mais en fondant une Société de Secours Mutuel il devenait leur protecteur.

A Paris, il sera le « sauveur » de la célèbre Manufacture et non content d’entretenir le patrimoine des orgues de Cavaillé-Coll ou de satisfaire à la construction de près de 300 orgues, il développera son carnet de clientèle en direction des propriétaires privés par l’installation d’orgues de Salon.

Jusqu’à sa mort, survenue à Paris le 29 mai 1931, Charles Mutin saura garantir la réputation acquise depuis 1833 de la Manufacture Cavaillé-Coll.

Alors âgé de 70 ans, une maladie implacable (un cancer du colon) a raison de ses dernières forces, tandis que l’Abbé Pieil, son ami, écrira de lui :

« Mutin, quoiqu’on ait dit, était croyant. Je l’ai personnellement approché d’assez prés pour oser l’affirmer » - « Il y a 32 ans, sur la tombe encore ouverte de Cavaillé-Coll, Mutin formulait l’espoir que de là-haut, son maître d’autrefois lui servirait d’appui ».

Il fut exaucé et à Livarot, le dimanche 11 octobre 2009, jour de l'inauguration par Jean Galard de l'orgue restauré (par Denis Lacorre), le public s'est rassemblé nombreux pour vivre son premier témoignage à travers sa « première création », prélude à une certaine forme de Gloire que déjà le célèbre Louis Vierne reconnaissait : « Jamais je n’ai rencontré un seul orgue qui ait fait si bravement son service jusqu’au bout … l’orgue de Livarot est un bon et vaillant compagnon qui saura fournir une longue et brillante carrière ».1

Loïc Métrope

 

NOTE : Ce texte a été lu en conférence par son auteur lors de l'inauguration de l'orgue de Livarot, avec l'introduction suivante :

 

En cette matinée du dimanche 11 octobre 2009 nous sommes rassemblés pour participer aux fêtes inaugurales de l’orgue de l’église de Livarot, disposé en tribune depuis 1892. Il est l’œuvre de Charles Mutin associé en la circonstance avec Joseph Koenig. Le premier est un mécanicien, chef d’entreprise ; le second est harmoniste … c’est à dire l’artiste délicat qui donne aux tuyaux de l’instrument leur musicalité. L’un et l’autre sont les auteurs de cet instrument, mais plus encore « ils sont beaux-frères ». C’est du récit - trop peu connu - de leur alliance familiale, ici, en Calvados que je souhaite vous entretenir Mesdames et Messieurs « livarotais et livarotaises », amis de la Musique d’orgue, avant d’entendre cet instrument sous les doigts de Jean Galard dans des œuvres de : Vierne, Franck, Mendelssohn, Schumann, Bach, Brahms et Mozart … et surtout grâce à la réhabilitation de l’architecture sonore de cet orgue par Denis Lacorre et ses compagnons.

*

Avant d’entreprendre ce survol de l’Histoire, je souhaite vous préciser que notre territoire national recense quelques 7800 orgues qui sont soit dans les cathédrales, dans les églises paroissiales, dans d’autres lieux religieux voire privés. Celui de Livarot est propriété de la Commune depuis les lois de séparation des églises et de l’Etat. Il est classé « monument historique » par arrêté du 17 octobre 1990 - après avis de la commission nationale des monuments historiques dont j’assure le secrétariat sous l’autorité de M. Michel Clément, directeur de l’architecture et du patrimoine.

Je salue avec respect et amitiés mes collègues représentant la direction régionale des affaires culturelles de Basse-Normandie, région qui compte quelques 225 orgues, dont 30 sont juridiquement protégés en application du Code du Patrimoine.

Loïc Métrope

____________

1) Rappelons que cet instrument a été touché durant une vingtaine d'années (1937 à 1957) par Georges LASNE, alias Vauquelin LE TROUVEUR. Né à Falaise le 8 juillet 1905, décédé dans cette même ville, le 18 mai 1972, élève de l'abbé Paul Bigard (maître de chapelle de la cathédrale de Bayeux et du Petit-séminaire de Caen) et du chanoine Ernest Belliard (titulaire du grand-orgue de la cathédrale de Bayeux), il débuta sa carrière d'organiste à Vimoutiers (Orne), puis en 1936 et 1937 tint l'orgue de la chapelle de l'Ecole d'apprentissage L'Ermitage à Sannois (Val-d'Oise), fondée et dirigée par l'Abbé Rudinsky (actuelle Maison Saint-Jean des Orphelins Apprentis d'Auteuil), avant d'être nommé à Livarot le 1er novembre 1937. En 1957, il quittait Livarot pour terminer sa carrière d'organiste à l'orgue Parisot (1746) de Notre-Dame-de-Guibray de Falaise (Calvados). On lui doit notamment des œuvres pour orgue et saxophone. (NDLR) [ Retour ]

Faire-part de décès de Charles Mutin
Faire-part de décès de Charles Mutin
( coll. Loïc Métrope ) DR


Réglement intérieur de l'atelier Mutin
Réglement intérieur de l'atelier, 42 rue de Caumont à Caen, 1890
( coll. Loïc Métrope ) DR

 


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