Henri Thévenin 1
(1922-1993)

Henri Thévenin
Henri Thévenin
( coll. Les Editions du Mélophile )

 

 

Henri François Thévenin est né le 10 janvier 1922 à Vichy. À cette époque, sa famille est installée à Randan où son père, Marcel Jean Thévenin (1891-1970), exerce le métier de receveur des postes, et sa mère, Marie Louise Fernande Thévenin, née Jallifier (1896-1951), celui d'employée des P.T.T. Le goût de la musique s’est développé très tôt dans son enfance et semble avoir été hérité de la branche paternelle : Marcel Thévenin est violoniste, sa sœur Eugénie est pianiste et un de ses frères joue également du violon en amateur. Cette pratique instrumentale dépasse d'ailleurs le cadre familial pour s’inscrire dans le paysage culturel vichyssois : la tante du futur compositeur donna des leçons privées de piano très courues dans les années 1930, et, durant de nombreuses années, apporta son concours aux soirées musicales des salons vichyssois en se produisant notamment en formation de quintette ; quant à son père, il fut un des fondateurs, en 1916, de la Symphonie vichyssoise, une société de concerts dont la vocation première fut d’adoucir la convalescence des blessés de la Grande Guerre que l’on soignait à l’Hôpital militaire et qui séjournaient dans les hôtels de la ville thermale, réquisitionnés pour l’occasion. La paix revenue, cette société musicale poursuivit ses activités à raison de trois ou quatre concerts annuels donnés dans la Salle des fêtes : on y jouait le répertoire traditionnel des philharmonies de province, les symphonies de Haydn et Mozart, les ouvertures de Weber et Rossini, et parfois même quelques grandes pages de Beethoven2. C’est donc dans ce contexte que le jeune Henri Thévenin se forgea une culture musicale dont on retiendra qu’elle fut profondément marquée par les grands modèles du classicisme. C'est donc tout naturellement qu'il apprend le piano et se lance dans l’étude de la composition : il s’inscrit tout d’abord à l’École universelle et prend des cours par correspondance d’harmonie et de contrepoint auprès de Jean Déré (1886-1970), deuxième Second Grand Prix de Rome en 1919, qui fut également professeur de solfège et d’harmonie au CNSM de Paris de 1937 à 1956.

Il entre également au Conservatoire de Clermont-Ferrand où il décroche, en 1946, un Premier Prix d'Harmonie. On devine la détermination de ce jeune homme à pénétrer les mystères de l’écriture musicale : loin de s’en tenir à une autodidactie superficielle et lacunaire, Henri Thévenin choisit volontairement de se soumettre au rude apprentissage de la théorie, comme l'avait fait Onslow lorsqu'il décida de confier sa formation au grand pédagogue et contrapuntiste Anton Reicha. Le métier ainsi acquis lui permit de donner libre cours à une inspiration qui, de toute évidence, sommeillait en lui, et le 24 octobre 1951, il entra à la SACEM comme compositeur. Il portait alors le pseudonyme de Charly Bliss3.

On ne connaît pas encore la totalité du catalogue d’œuvres d’Henri Thévenin, mais on sait qu’en 1968, il était déjà riche de pièces orchestrales : un Nocturne (1952), une suite de pièces de caractère ("Chez l’Antiquaire" - 1953), un poème symphonique ("Jéricho" - 1959), et un opéra de poche ("Evviva la Scala !") ; de deux quatuors à cordes (celui en sol, de 1952, et un deuxième "dans le mode de mi") ; de trois recueils pour piano ("Maquis" - 1940-45, "La petite ville en cartes postales" - 1951, et "Chemins" d'après des poèmes de Sabine Sicaud) ; et d’un cycle de dix mélodies pour piano et soprano sur des poèmes de son amie Frédérique Menneval. On ne peut qu’être impressionné et cependant intrigué par une telle liste : comment une production de cette nature a-t-elle pu passer totalement inaperçue, surtout à Vichy où la vie musicale ne fut jamais aussi florissante que durant ces décennies ? Non pas qu’Henri Thévenin ait été absent du paysage local : en 1953, il rejoignit les rangs de la Symphonie vichyssoise où lui fut confié le rôle de répétiteur lors des séances de travail et au sein de laquelle il tenait la partie de piano-conducteur lors des concerts pour soutenir les pupitres clairsemés des violoncelles et jouer les à-défauts ; il fut organiste titulaire du Temple protestant de Vichy, et il n’était pas rare qu’on l’entende improviser sur les orgues de Saint-Blaise ou Saint-Louis ; enfin, on ne peut douter que ses talents n'aient été reconnus par les représentants du corps pédagogique local puisque, en tant que compositeur sociétaire de la SACEM, il fut régulièrement invité à siéger au jury de la classe d’écriture du Conservatoire municipal de musique, notamment à l’époque où celui-ci était dirigé par André Relin4.

Mais qu’en était-il de sa musique ? De ses propres créations ? Elles semblent avoir été complètement occultées, en dépit de ses efforts pour les faire connaître. Certes, nous avons pu retrouver qu'il interpréta lui-même quelques-unes de ses pièces pour piano en première partie des concerts de la Symphonie vichyssoise, notamment le 5 mars 1972, le 29 avril 1973, et le 13 janvier 1974, chaque fois au Centre Culturel Valéry Larbaud : au premier de ces concerts, Henri Thévenin joua les sept pièces de sa suite "Chemins", respectivement "Le chemin du Cèdre", "Le chemin du Guerrier", "Le chemin du Roseau", Le chemin du Crève-Cœur", "Le chemin de l'Est (la Troïka)", "Le chemin de l'Amour", et "Le chemin des Chevaux" ; dans la presse, on pouvait lire, quelques jours après cette manifestation, qu'Henri Thévenin avait fait preuve de "beaucoup de sensibilité, de maîtrise et de talent dans l’exécution de ces morceaux très brefs et d’une grande variété, fort prisés de l’auditoire."5 Au second de ces concerts, Henri Thévenin interpréta quatre des 18 pièces qu'il avait composées d'après des poèmes de Frédérique Menneval : "Rêves", Lumières de la ville", "Soldats de plomb", et "La vieillesse de Don Juan". Dans un article annonçant ce concert, un chroniqueur local commenta : "Un de nos compatriotes, M. Henri Thévenin, interprétera avec le talent qu'on lui connaît des morceaux inédits inspirés par les poèmes d'une Vichyssoise trop tôt disparue, Mme Frédérique Menneval. [...] Dans ces textes poétiques, Monsieur Thévenin a trouvé une résonance musicale profonde. Il s'y est attaché avec foi. Il existe selon lui, "une frontière mystérieuse séparant le texte poétique de la musique. Et la nécessité de la musique apparaît quand le poème s'appelle... la musique."".6 Une troisième fois encore, le nom d'Henri Thévenin fut inscrit à l'affiche d'un concert de la Symphonie vichyssoise : il interpréta en création sa suite pour piano "Tour d'Europe", composée sur un thème d'André Relin, alors directeur du Conservatoire municipal de Vichy. La presse locale se fit l'écho du succès remporté par cette "découverte musicale" : "Disons tout de suite que cette composition est très agréable et que le compositeur qui était également l'interprète, recueillit des applaudissements chaleureux et mérités. Huit mouvements se succèdent et au hasard des trouvailles, on peut sentir l'influence de maîtres tels que Prokofieff [sic], Debussy et Ravel, mais comment ne pas se laisser insensiblement guider par de tels maîtres ! Pourtant Henri Thévenin possède une incontestable maîtrise de la composition et de l'harmonie, et ses variations ont cette réussite de paraître faciles."7 On sait par ailleurs que son nom figura une fois au programme des concerts donnés au Casino, et que son Quintette de cuivres fut créé dans les années 1980 par des professeurs de l’ENM de Vichy - mais ce ne furent-là que des occasions isolées qui ne permirent pas à Henri Thévenin d’obtenir la reconnaissance à laquelle il pouvait légitimement prétendre.Les seules distinctions honorifiques de sa carrière d'artiste auront été une Médaille d'argent de la Fédération Musicale du Centre, et la Médaille d'Honneur des Sociétés Musicales et Chorales qui lui fut attribuée en 1973 par le Ministère de l'Éducation Nationale en récompense de ses vingt années de "service" au sein de la Symphonie vichyssoise.

Dans l’impossibilité de "vivre de sa musique", Henri Thévenin donna parfois des leçons de composition à domicile, mais surtout exerça une profession annexe - celle de relieur. Un petit atelier était installé dans le jardin de son pavillon du Quartier de France et le souvenir du soin méticuleux qu’il mettait à réaliser ses reliures est resté dans les mémoires. Toutefois, il pratiqua cette activité "alimentaire" en travailleur indépendant et de façon irrégulière : à aucun moment il ne fut inscrit au registre du commerce.

Il ne faudrait pas passer sous silence une autre facette de la personnalité créative d’Henri Thévenin qui fut également un homme de plume : c'est d'ailleurs comme auteur qu'il entra tout d'abord à la SACEM le 24 janvier 1947. Il n’avait que 22 ans lorsqu'il fit publier un premier recueil de poèmes ("Le seul horizon"), suivi en 1947 par un second ("Les dahlias bleus") qui fit l'objet d'un tirage par l'imprimerie G. Collon de Vichy.8 Un exemplaire de ce deuxième ouvrage est conservé à la Bibliothèque Valéry Larbaud de Vichy : il porte une dédicace de l’auteur qui nous renseigne sur ses liens avec les cercles littéraires vichyssois : "À Frédérique Menneval, en souhaitant que la musique et la poésie de ce témoignage d’émotion se fondent en une seule harmonie au royaume sensible de son cœur." Henri Thévenin fut donc un proche de cette poétesse qui vécut longtemps à Vichy9, et l’on ne peut douter qu’il fréquenta d’autres personnalités telles que Anna Teyssier dont les textes parurent dans les mêmes feuilles de la presse érudite. Car Henri Thévenin fut également l’auteur de plusieurs contes qui furent publiés, quoique tardivement, dans les années 1970-80, notamment dans la revue culturelle vichyssoise Rayons et les Cahiers du Bourbonnais et du Centre.10 Son accointance avec les cercles littéraires de Vichy, et notamment les membres du groupe "Poésie vivante", est attestée par sa fréquentation des poètes Marcel Vizier et Bohuslaw Szpiega, à chacun de qui il dédia un de ses contes.

Henri Thévenin décède le 26 août 1993 à son domicile de l’avenue Jean-Baptiste Bulot - célibataire : son corps ne fut retrouvé que le 8 septembre et ses obsèques eurent lieu le 15 septembre au Temple protestant dont il avait animé les offices durant tant d’années. Sa dépouille repose au cimetière de Vichy, auprès de celles de son père et de sa mère, dans le caveau familial. Personne n’a jugé utile d’inscrire son nom sur la tombe ... Dans la presse locale, c'est le même silence : en dehors d'un laconique article nécrologique paru le 14 septembre 1993 dans son édition de Vichy, le quotidien La Montagne ne publia pas un mot pour honorer la mémoire de cet artiste local auquel elle ne se sera d'ailleurs guère intéressée. Un an plus tôt, la Symphonie vichyssoise, dont les activités s'étaient considérablement amenuisées, avait été dissoute. Avec cette double disparition, c'est toute une époque qui s'acheva "sans tambour ni trompette" et une page de l'Histoire culturelle vichyssoise qui fut tournée.

*

Les témoignages de celles et ceux qui l’ont connu nous dépeignent Henri Thévenin comme un homme cultivé, élégant et courtois, toujours disposé à faire un bon mot, et néanmoins très discret. Il semble évident qu’il fut un homme sociable et apprécié, du moins jusqu’au décès de son père en 1970 qui le laissa dans une solitude dont il ne parvint pas à se sortir et qui le plongea peu à peu dans la dépression. Durant les dernières années de sa vie, marginalisé et de plus en plus ignoré, Henri Thévenin sombra dans une déchéance physique qui le mit au ban de la société des hommes : ceux qui l’avaient connu dans sa jeunesse et sa maturité regrettent encore aujourd’hui ce déclin ; ceux qui ignoraient son talent ne conservent de lui que l’image d’un homme ravagé et misérable, vivant une existence recluse en compagnie d'une demi-douzaine de chats qu'il emmenait partout avec lui dans une cage à oiseaux ...

Dans sa musique comme dans sa poésie, Henri Thévenin se montre un héritier du classicisme formel, tout en adoptant certaines tournures stylistiques modernes : cette alliance du passé et du présent semble avoir été au centre de ses préoccupations d’artiste créateur. Dans une interview accordée en 1968 au magazine "Rayons", il s'exprima en des termes qui ne laissent aucun doute quant à ses options esthétiques : "[Je] regrette que la musique contemporaine se coupe de plus en plus de ses racines, et [je] crois encore aux vertus de la mélodie et de la couleur harmonique."11 Un discours bien peu fédérateur au beau milieu de ces années soixante dont on se souvient aujourd’hui, avec un certain amusement teinté d’agacement, comme d’une période marquée par des expériences de création musicale stériles et probablement sans postérité, quoique très abondamment médiatisées en leur temps. De nos jours, Henri Thévenin bénéficierait d’une bien meilleure audience, notamment au sein de ce qu’on appelle le mouvement néo-tonal. Il reste que la redécouverte de son œuvre est encore à faire et la création le 30 janvier 2005 de son Quatuor (n°1) en sol par le Quatuor Prima Vista devrait finir de persuader les sceptiques de sa nécessité. Il reste pourtant beaucoup à faire : diffuser certes, mais aussi enregistrer et publier peut-être. Nous savons pouvoir compter sur le soutien des Éditions (vichyssoises) du Mélophile pour concrétiser ce vaste projet qui repose entièrement sur notre capacité à réunir les partitions d’Henri Thévenin dont aucune, hélas, n’est conservée dans un fond public, et qu'il cessa de déposer à la SACEM dès le début des années 70. Et cependant, la lecture des quelques œuvres qui nous sont parvenues ne laisse aucun doute quant à la valeur de cet artiste raffiné et érudit qui "considérait l’art de composer comme une manière de vivre."12

 

Baudime Jam
© Les Éditions du Mélophile, 2004
Droits réservés pour le texte et les illustrations.

 

Lien internet : http://primavista.free.fr/Thevenin.html

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1) Cette notice biographique - la première jamais consacrée à Henri Thévenin - est basée sur les recherches que nous avons effectuées aux Archives municipales de Vichy, à la Bibliothèque Valéry Larbaud de Vichy, dans les archives de la Symphonie vichyssoise, au Fond régional de la BMIU de Clermont-Ferrand, à la BNF de Paris, sur le site Musica et Memoria, mais également sur les témoignages recueillis auprès de Mesdames Carcone, Coulon, Delosme, Farge, Hébrard et Relin, et de Messieurs Corre, Fonta et Geneste. Nous tenons également à remercier Valérie Tantot qui nous a permis d'obtenir certains documents iconographiques, ainsi que Dominique Jayles qui nous a facilité ces recherches en étant notre guide à Vichy. [ Retour ]

2) À titre d'exemple, la Symphonie vichyssoise placée sous la direction de Victor Dutériez donna en 1972 un concert au programme duquel figuraient l'Ouverture de Sémiramis de Rossini, la Symphonie "L'Horloge" de Haydn, la Marche Militaire de Schumann, et une série de mélodies : Nicolette de Ravel et Aurore de Fauré interprétées par la soprane Janine Elyna, L'Invitation au voyage de Duparc et Le beau rêve de Schubert interprétées par le baryton Pierre Deloger, et enfin deux duos, La troublante chanson de Schubert et le Duo de l'âne extrait de Véronique de Messager. Ce type d'affiche rattache directement la Symphonie vichyssoise à la tradition des Sociétés philharmoniques du XIXe siècle. [ Retour ]

3) Dossier n°24136, Catalogue papier de la SACEM, Châteaudun. Nous remercions Monsieur Pezet ainsi que Madame Neuville qui nous ont facilité l'accès à ce document utilisé ici avec l'aimable autorisation de la SACEM. [ Retour ]

4) André Relin fut également chef de l'Harmonie municipale de Vichy et il dirigea pendant quelques années la Symphonie vichyssoise avant de céder sa place à Victor Dutériez. [ Retour ]

5) La Montagne, 7 mars 1972, édition de Vichy. Cet article non signé etait probablement un texte rédigé par le secrétariat de la Symphonie vichyssoise : il est d'ailleurs reproduit presque à l'identique dans le numéro de L'Espoir du 8 mars 1972. Figuraient également au programme de ce concert, l'Ouverture du Domino noir d'Auber, une Fantaisie sur L'Arlésienne de Bizet, de "larges extraits" du ballet de Faust de Gounod, plusieurs arias chantés par la soprano Alice Rouchon, un menuet et une gavotte d'Eugène Métot, autre figure de la vie musicale locale qui dirigea longtemps la Société municipale de Vichy et celle de Bellerive. [ Retour ]

6) La Montagne, 28 avril 1973, édition de Vichy. Article signé A. U. Assistèrent à ce concert de clôture de la saison 1972-73 de la Symphonie vichyssoise, dont les activités étaient suspendues pendant la saison thermale, de nombreuses personnalités locales : Mr André Relin, président de la Confédération musicale du Centre et directeur de l'Harmonie municipale de Vichy ; Mr Boutiller, directeur de "La Semeuse" de Cusset ; Mr Peuchet, vice-président d'honneur de la Société musicale ; et plusieurs officiels, représentant la Préfecture et la Municipalité. Ce soir-là, on put également entendre l'Ouverture de L'Enlévement au Sérail de Mozart, la Petite suite de Debussy, un Prélude de Rachmaninov, l'Humoresque de Dvorak, la Petite musique de nuit de Mozart, deux Mazurkas de Wieniawski interprétées par le violoniste Charles Lévy, professeur au Conservatoire municipal de Vichy, une sélection des principaux airs de l'opéra comique Les Saltimbanques de Louis Ganne, et plusieurs arias et duos interprétés par Janine Elyna et Pierre Deloger. [ Retour ]

7) L'Espoir, janvier 1974, article signé Jean Joyeux, pseudonyme de Marcel Bédard, violoncelliste et chansonnier. Les huit mouvements de cette suite sont intiulés : "Aubade à Salzbourg", "Ciel anglais", "Parade de cirque à Brno", "Chanson napolitaine", "Marche de fête à Séville", "Comptine du Poitou", "Chanson russe", et "Danse irlandaise". Les autres œuvres au programme étaient l'Ouverture de La Dame blanche de Boieldieu, la Symphonie "L'Horloge" de Haydn, O Salutaris de Gossec, la Suite orientale de F. Popy, et une Fantaisie sur les motifs de l'opérette Princesse Czardas de E. Koilman. [ Retour ]

8) Cinq de ces poèmes furent également réédités dans un recueil collectif imprimé à Vichy en 1981 et d'autres parurent à nouveau dans la revue Rayons. [ Retour ]

9) On sait peu de chose sur Frédérique Menneval (un pseudonyme) si ce n'est qu'elle vécut à Vichy dans l'entre-deux guerres et qu'elle mourut à Pessac, en Gironde, le 26 juillet 1965, des suites d'une longue maladie. Dans sa jeunesse, elle résida à Paris où elle se consacra à l'écriture de textes pour des musiciens ; en 1936, elle fit paraître un recueil intitulé "Méandres" aux Éditions de l'Époque, préfacé par René Barbin. Son catalogue contient essentiellement des inédits, même si certains de ses textes eurent les honneurs d'une diffusion, notamment une nouvelle intitulée "Une bonne affaire" qui fut publiée le 24 août 1937 dans Le Progrès de l'Allier. En 1979, Henri Thévenin lui rendit hommage en faisant paraître deux de ses poèmes dans la revue Rayons (n°39). [ Retour ]

10) À ce jour, nous avons recensé cinq de ces contes : "La foire de Saint-Mathias", "La Dame de jais", "Le Golem", "Une queue de lézard", et "La chèvre d'or". [ Retour ]

11) in Rayons, n°16, 2e trimestre 1968. [ Retour ]

12) Rayons, op. cité. [ Retour ]

 


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