Michel MERLET


 

(photo X...) DR.

 

Michel Merlet est né à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) le 26 mai 1939 dans une famille de chartistes. Son bisaïeul Lucien (1827-1898), originaire de Vannes (Morbihan), est archiviste du département d’Eure-et-Loir[1], son aïeul René (1866-1933) occupe plus tard le même poste[2] et son père, François (1900-1956), est l’archiviste des Côtes-du-Nord durant plus de trente années ainsi que Conservateur des Antiquités et Objets d’art de ce même département[3]. Il découvre très tôt les Symphonies de Beethoven grâce aux réductions pour piano à quatre mains que jouent ses parents mélomanes et profite de l’abondante bibliothèque familiale. En 1952, il entre au conservatoire de Saint-Brieuc alors dirigé par le compositeur et violoniste Enyss Djemil (alias Francis-Paul Demillac) et en sort en 1956 avec un premier prix de piano. Puis, au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il devient élève de piano de Pierre Sancan, mais rapidement entre dans la classe de clavecin de Marcelle Delacour où il fait son entrée en 1958, avant de rejoindre celle de Robert Veyron-Lacroix.

 

C’est l’époque, où résidant un temps dans un studio à la Cité internationale des Arts, il sympathise avec son voisin, un certain Serge Gainsbourg, sur lequel il livrera plus tard un témoignage quelque peu original : « nous nous entendions très bien, il me faisait rire. C’était un très bon musicien – il n’était pas dupe. Il aimait bien Bach et Mozart. »[4]

 

L’étude de la basse continue l'oriente vers les disciplines d’écriture. Il obtient un premier prix d’harmonie dans la classe de Jeanne Leleu et deux premiers prix (contrepoint et fugue) dans celle d’Yvonne Desportes. Sa culture s’agrandit au contact de Marcel Beaufïls (esthétique) et d’Olivier Messiaen dont il fréquente la célèbre classe d’analyse (1963 à 1965), aux côtés notamment de Michel Decoust, Jean-Paul Holstein, Louis Thirion et Françoise Rieunier, et en ressort en 1965 avec un 1er Prix. Il fréquente aussi la classe de composition de Tony Aubin : « … j’ai donc suivi l’enseignement de Tony Aubin en composition en 1963-1964 puis celui d’Olivier Messiaen qui m’a beaucoup appris tant par sa méthode de travail que par sa réflexion musicale »[5] et y décroche un premier prix en 1964 pour sa Musique pour deux pianos.  C’est cette œuvre, elle « s’écoute volontiers, elle est très vivante », qu’il conseille en première écoute pour découvrir sa musique. Fort du second Grand prix de Rome obtenu en 1966 avec la cantate La Muse qui est la grâce (paroles de Claudel), Michel Merlet débute sa carrière comme chargé de cours à la Sorbonne (improvisation au piano) et enseignant l’analyse et l’harmonie à l’Institut National des Jeunes Aveugles où il succède en 1968 à Jean Langlais.[6]

 

Succédant ensuite à son ancien professeur au Conservatoire de Paris, il va y enseigner la fugue jusqu’en 2004 : « En 1978, j’ai eu l’honneur de succéder à Yvonne Desportes dont j’ai repris l’enseignement, dans le cadre de la classe de Fugue. C’était un professeur d’exception tant au plan pédagogique qu’humain. Je n’oublie pas pour autant mes autres professeurs de la rue de Madrid, comme on disait alors ! Parmi ceux-ci : Tony Aubin, Olivier Messiaen, Pierre Sancan, Norbert Dufourcq et tant d’autres... Mes premiers étudiants se destinaient en général aux carrières de compositeurs ou d’instrumentistes : les choses ont évolué, dans la mesure où la plupart de nos élèves, depuis quelques années, envisagent plutôt de réussir des C.A. ou autres D.E. J’ai la chance de conserver des liens amicaux et musicaux avec nombre de mes anciens étudiants, tous remarquables musiciens, tels que : Vincent Paulet, Thierry Machuel, Vincent Guyot, Philippe Brandeis, Pierre- Alain Volondat, Martin Lebel, Adrian Mc Donnell... Je m’en veux de ne pouvoir ici les citer tous ! J’ai eu le plaisir de vérifier le grand rayonnement, au niveau international, de l’enseignement de l’écriture dispensé par les professeurs du CNSMDP. En effet, il y a quelques années, me trouvant en mission pédagogique en Chine pour enseigner la composition, dans le cadre des conservatoires de Shanghai et de Beijing, j’ai eu l’occasion de rencontrer un vieux professeur de contrepoint dont la bible était le traité de Noël Gallon ! Actuellement je constate dans mon enseignement de la composition et de l’orchestration auprès des étudiants de la Juilliard School de New York le même attachement à la tradition pédagogique française : je suis heureux de pouvoir contribuer modestement à cette transmission culturelle. Comme ces différents établissements étrangers et quelques autres, tel le conservatoire Nakas d’Athènes où j’ai enseigné récemment, me font régulièrement l’honneur de programmer mes compositions, je suis obligé de constater la pertinence du proverbe : “Nul n’est prophète en son pays” ! »[7]

 

1995, masterclass au Conservatoire Nakas d'Athènes (DR) La classe d'écriture de Michel Merlet au CNSMP, vers 1985
Grand format, dans la page de la Galerie des classes.

(coll. M. Merlet) DR.
Michel Merlet à l'Ecole Normale de Musique au début des années 2000
(photo Gilles de Fayet, in "Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot", Plume, 2002) DR.

En 1988, il est aussi nommé professeur de composition et d’orchestration à l’École Normale de Musique, succédant-là à la classe de Jacques Castérède, poste qu’il va occuper jusqu’en 2020. Les élèves de la Schola Cantorum vont aussi bénéficier de ses cours, tout comme ceux en classe préparatoire au CAEM (certificat d’aptitude à l’enseignement musical) du lycée La Fontaine à Paris où il professe l’harmonie. En 1979, il est chargé par le professeur Tomojiro Ikenouchi, directeur du Conservatoire de Tokyo, d’enseigner l’écriture à l’Académie internationale d’été Franco-Japonaise. Très apprécié, à partir de 1985 il est amené à dispenser des cours d’écriture, orchestration et composition au Conservatoire central de Pékin et à celui de Shangaï, puis, en 1995 au Conservatoire Naka à Athènes (composition et orchestration). En 2001, l’European American Musical Alliance, INC, l’engage pour des masters classes destinées aux étudiants de plusieurs universités américaines dont la Juilliard School de New-York. On le rencontre aussi au sein des jurys des Concours du CNSMP, international Marguerite Long, de la Schola Cantorum et Bellan. En tant que pédagogue, il est l’auteur de 120 Textes pour l’harmonisation au piano en 5 cahiers, préface de Jacques Chailley (Paris, Leduc, 1933) et Fiche analytique pour une description rationnelle de la fugue (id., 1979).

 

Concernant ses activités pédagogiques qui ont tenu une place prépondérante dans la carrière de Michel Merlet, celui-ci s’en est expliqué lors d’un entretien en 2018 avec le compositeur et musicologue Philippe Malhaire :[8]

 

« J’aime l’enseignement, transmettre est assez noble. J’ai eu la chance de former de futurs professeurs et compositeurs, et je vois aujourd’hui qu’un grand nombre d’entre eux ont fait carrière ; j’en suis très heureux. J’ai été nommé au CNSM de Paris en 1988 [sic, au lieu de 1978] pour remplacer Yvonne Desportes dont j’ai repris la classe de fugue, et Thierry Escaich fut un de mes premiers élèves. L’École Normale est venue après : Jacques Castérède m’a demandé si j’étais d’accord pour le remplacer en composition. Puis le hasard a fait que certains de mes étudiants étrangers m’ont proposé d’enseigner dans leur pays (en Chine, à Pékin et Shanghai ; en Turquie, en Pologne...). Cela ne m’a pas donné le goût de l’exotisme pour autant ! En revanche, j’ai constaté qu’en dépit des cultures différentes, on est toujours rapproché par la musique : je n’ai jamais ressenti de problème de communication grâce à cela. En ce moment, j’enseigne à la Schola Cantorum, mais nous n’avons plus guère que des étudiants étrangers. Je l’explique par des raisons économiques... Certains étudiants français trouvent que la Schola ou l’École Normale - pour parler franchement - sont un peu onéreuses (ce sont des écoles privées) et préfèrent se réfugier dans les conservatoires dont les services leur paraissent plus accessibles. Certains de mes élèves sont partis au bénéfice des CRR. Je comprends les uns et les autres... c’est ainsi. »

 

Mais, la composition aussi sera toujours à l’ordre du jour chez Michel Merlet qui estime que l’« on ne fait rien sans passion dans le domaine de la création. » Dans l’entretien de juillet 1991, précédemment cité, il s’explique sur ce sujet en ces termes : « Chaque compositeur a sa méthode. Certains n’ont pas besoin d’un support musical comme Darius Milhaud, d’autres écrivent en prenant un appui sur le clavier comme Ravel. Quant aux idées musicales, elles viennent par le travail. D’autres compositeurs vous diraient la même chose. L’inspiration ne suffit pas. Beethoven au piano composant la sonate au clair de lune. C’est une vision romantique, une image d’Epinal. Cela ne se passe pas comme cela. Il suffit de relire les carnets du compositeur. On s’aperçoit qu’il déchirait, qu’il raturait, qu’il refaisait. Il n’était jamais satisfait. C’est le travail, le travail toujours. » Ses deux passions, la création et l’enseignement, ont toujours trouvé une corrélation à ses yeux expliquant que ses étudiants lui apportent beaucoup dans son enseignement, ne concevant pas que la musique soit faite seulement dans sa tour d’ivoire, « il faut aussi établir un dialogue avec les jeunes. C’est passionnant. »

 

Si, de l’aveu même du compositeur les premières œuvres de Michel Merlet, (Prélude pour piano, Gravitations pour chant et piano) « sentent un peu les ficelles du métier obtenu au Conservatoire », sa Sonate pour violon et piano (première œuvre éditée) se distingue déjà par une volonté d’équilibre formel remarquable. A cette époque, le compositeur se situe dans la continuité d’une « tradition française » impulsée par Debussy puis Messiaen. Sa première œuvre orchestrale, Triptyque symphonique, est d’ailleurs imprégnée des couleurs orchestrales d’un Ravel ou d’un Dukas (qui fut d’ailleurs le professeur de Tony Aubin). La curiosité du compositeur l’a amené, dans les années soixante, à fréquenter les ateliers du G.R.M animés par Pierre Schaeffer. S'il en garde un bon souvenir, Michel Merlet n’est pas sorti convaincu de cette expérience : par suite, son catalogue ne comprend pas d’œuvre électroacoustique ou mixte. Il a d’ailleurs déclaré un jour, à propos des modes : « Il y a des modes et je serai plus cruel, il y a même des tics. Mais par définition les modes sont appelées à disparaître. Reste ce qui est authentique et en dehors des modes. »

 

Loin de toute réaction rétrograde, sa musique redéfinit les rapports entre tonalité, modalité et sérialisme en une synthèse convaincante. Les 24 Préludes pour piano en sont le parfait exemple. Disposés selon le cycle des quintes cher à Chopin, ces pièces semblent projeter leurs arches de mémoire tout au long du cycle. Les rapports à la mémoire et à la structure (dans la pièce Jeu de quartes, par exemple) sont les piliers de la musique de Merlet dont le compositeur favori est bien entendu... Beethoven. Sa grande connaissance des possibilités instrumentales l'amène parfois à pousser les interprètes dans leurs retranchements techniques (Cinq motets a capella pour 12 voix).

 

Vendredi 8 avril 2011 au Conservatoire du 16e arrondissement
"Hommage à Michel Merlet" (DR.)
Jeudi 23 mai 2019 et vendredi 21 juin 2019 au Conservatoire du 17e arrondissement, "Concert anniversaire 4X20 ans Michel Merlet" (DR.)

Mais, bien que jouée régulièrement hors de nos frontières, à travers l’Europe (Allemagne, Hollande, Italie, Suisse, Belgique, Grèce, Angleterre, Pologne, Espagne, Ecosse, Autriche…), ainsi qu’en Amérique (Etats-Unis, Canada, Brésil, Venezuela), en Afrique (Afrique du Sud, Namibie) et en Asie (Japon, Chine, Taïwan, Philippines, Turquie, Israël), l’œuvre de Michel Merlet reste peu connue en France. De trop rares concerts nous font néanmoins découvrir la forte personnalité musicale de ce compositeur. Ainsi, ce qu’il constatait lui-même en 2004 s’avère toujours d’actualité : « Comme ces différents établissements étrangers et quelques autres, tel le conservatoire Nakas d’Athènes où j’ai enseigné récemment, me font régulièrement l’honneur de programmer mes compositions, je suis obligé de constater la pertinence du proverbe : “Nul n’est prophète en son pays” ! » C’est d’ailleurs un étudiant américain, Erik Allen Rohde, pour sa thèse de « doctor of musical arts », soutenue le 18 mai 2014 à l’université du Minnesota, qui a choisi pour sujet : « The life and works of French composer Michel Merlet », avec pour directeur de thèse Mark Russel Smith, chef d’orchestre du Quad City Symphony Orchestra.

 

Heureusement la critique et ses pairs ont rapidement perçu sa valeur en lui décernant plusieurs récompenses : 1er Grand Prix international de la Guilde du disque (1965), 1er Prix Pineau-Chaillou (1966), Prix Jacques Durand (1974), Prix Chartier (1976), Prix Stéphane Chapelier-Sacem (1977), Prix international de Naples (1987). Quant à l’Administration, elle l’a promu chevalier des Arts et des Lettres (1989) et chevalier de la Légion d’honneur (2006). Le compositeur Michaël Sebaoun lui a dédicacé en 2001 son Prélude pour piano, n° 3, « In memoriam Chopin » (Delatour, DLT2498).

 

Le 8 avril 2011 un « Hommage à Michel Merlet » a été organisé par le Conservatoire municipal du 16e arrondissement parisien à l’auditorium Francis Poulenc (11 rue Jean de La Fontaine), au cours duquel furent données plusieurs de ses œuvres : Prélude, interlude et postlude op. 39 (violoncelle et piano), Chacone op. 16 (flûte et piano), Trio op. 24 (flûte, violoncelle et piano), ainsi que Chant élégiaque op. 24 (violoncelle et piano) de Florent Schmitt et Nocturne (violoncelle et piano) d’André Jolivet, interprétées par Isabelle Prain-Lebel (flûte), Frédérique Lagarde (piano) et Béatrice Noël (violoncelle).

 

Le 23 mai 2019, c’est cette fois le Conservatoire municipal du 17e arrondissement « Claude Debussy » qui organise dans son auditorium un concert anniversaire de musique de chambre pour fêter les 80 ans de son professeur, « ce grand compositeur malicieux, discret, à l’œil vif et bienveillant » et présente ainsi sa musique : « Son œuvre est rare en cette fin du XXe siècle : sa musique accessible et mémorisable se perçoit par tout auditeur attentif comme un langage, logique, structuré, précis, alliant lyrisme et harmonie dont les couleurs sont dynamisées par l’apport de notes aux consonances actuelles, séduisantes par leur étrangeté bien au-delà de la dissonance. Le rythme et la mélodie habitent chaque pièce de la plus courte aux plus développées de son répertoire qui restera d’exception à la postérité : ses contemporains aiment le jouer et ses successeurs dans la création lui reconnaissent, outre sa prédilection pour Bach, Mozart, Beethoven, une filiation des grands compositeurs français du XIXe siècle, Fauré, Debussy, Ravel, mais aussi des liens avec Franck, Strawinski, Prokofiev, Poulenc, Messiaen, Dutilleux, Ligeti auxquels Michel Merlet voue son admiration. L’analyse et l’improvisation au piano forgent son écriture. » Sont interprétées dans cette soirée, par Luc Héry (violon), Patricia Nagle (flûte), Pauline Bartissol et Michel Strauch (violoncelles) et Marie-Josèphe Truys (piano), sa Sonate op. 6 (piano et violon), l’Elégie de sa Soirée à Nohant op. 30 (violoncelle et piano), sa Chacone op. 16 (flûte et piano), et son Trio op. 24 (3e et 4e mouvements), aux côtés du Blues de la Sonate pour violon et piano de Ravel, du Chant élégiaque pour violoncelle et piano de Florent Schmitt, du Merle noir pour flûte et piano de Messiaen et des 3e et 4e mouvements du 1er Trio de Debussy, 4 compositeurs que Michel Merlet vénère plus particulièrement.

 

Benoît Menut (2006)

révision, notes et mise à jour

par Denis Havard de la Montagne

(mars 2022)



[1] Bibliothèque de l’Ecole des chartes, 1899, t. 60, pp.267-280.

[2] id., 1934, t. 95, pp. 397-399.

[3] id., 1956, t. 114, pp. 337-338.

[4] In la revue Pour les sonorités opposées, n° 2, novembre 2018, p.56 (Paris, L’Harmattan).

[5] « Rencontre avec Michel Merlet, compositeur contemporain », propos recueillis à Paris le 5 juillet 1991 par Luc Legeard (Résonances, bulletin de liaison de l’Arcodam Bretagne, n° 20, 1991).

[6] Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne (Nantes, Ouest Editions, 1992).

[7] Le Journal du Conservatoire, n° 57, 2004.

[8] Pour les sonorités opposées, op. cit., p. 57




Catalogue des œuvres de Michel Merlet

(classement par numéro d’opus)

 

 

 

Michel Merlet devant son piano
(photo X...) DR.

- Préludes pour piano, opus 1 (1962)

 

- Suite pour trio d’anches (hautbois, clarinette, basson), opus 2 (1962)

 

- Gravitations pour baryton et piano, opus 3 (1962)

 

- Trio à cordes (violon, alto, violoncelle), opus 4 (1963)

 

- Diptyque (Arioso – Églogue) pour voix et piano, opus 5 (1963), arr. clarinette et piano (1972)

 

- Sonate pour piano et violon, opus 6 (1963, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=SbDJeL6z4jE

 

- Musique pour deux pianos, opus 7 (1964, Leduc)

 

- Huit Etudes pour quatuor à cordes, opus 8 (1965)

 

- Sonatine pour piano, opus 9 (1965, Leduc)

 

- Triptyque symphonique, opus 10 (1965, E.F.M.)

 

- En tous sens pour flûte et piano, opus 11 (1966, Leduc)

 

- Le Monde s'ouvre pour trompette et piano, opus 12 (1967, Leduc)

 

- Stabile pour clarinette si b.et piano, opus 13 (1967, Leduc)

 

- Sonatine en trois mouvements pour flûte et piano, opus 14 (1968, Leduc)

https://archive.org/details/Leslie_Stroud_and_Matthew_Odell

 

- Hommage à Manuel de Falla pour clavecin (Concours du CNSMP), opus 15 (1969, Leduc)

 

- Chacone pour flûte et piano, opus 16 (1970, Leduc)

 

- Divertimento da camera, 9 intermezzi pour orchestre à cordes, opus 17 (1970, Leduc)

https://www.youtube.com/watch?v=KDMNBxl_82k

 

- Ils étaient trois petits enfants (chanson de Armand Gouzien), arrangement et orchestration pour 4 voix mixtes, flûtes, 2 clarinettes, basson, clavecin ou piano, opus 18 (1970, Heugel)

 

- Passacaille pour harpe (d’après l’ostinato de la Passacaille pour orgue BWV 582 de J.-S. Bach), opus 19 (1971, Leduc)

 

- Images pour “Les Contes du chat perché” pour accordéon de concert, opus 20 (1972, éditions Transatlantiques)

 

- Diptyque pour clarinette et piano, opus 21 (1972, Leduc)

 

- Jeu de quartes pour piano, opus 22 (1973, Leduc)

https://www.youtube.com/watch?v=PAhNdhXdK5I

 

- Musique de scène (Marivaux) pour violoncelle, opus 23 (1974)

 

- Trio pour violon (ou flûte), violoncelle et piano ou clavecin (commande du Ministère de la Culture), opus 24 (1973, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=7ulFobkbRRI

 

- Moirures, poème symphonique, opus 25 (1976, Leduc)

https://archive.org/details/cd_french-composers-vol-114_michel-merlet-jean-rivier-jean-wiener-maur

 

Paris, avril 2015
(photo X..., 10e Rencontre d'Orchestres d'Harmonie au CRR de Paris, organisée par l'AFEEV) DR.

- Discours sur la Méthode (rose), 9 commentaires musicaux pour piano à 4 mains ou pour 2 pianos, sur des morceaux de la « Méthode rose », opus 26 (1977, Van de Velde)

 

- Tetrassonances pour hautbois et piano, opus 27 (1977)

 

- Psalmos, adagio pour cordes, opus 28 (1978)

 

- Concert-in-quarto pour violon et orchestre à cordes, opus 29 (1979)

 

- Une soirée à Nohant, élégie pour violoncelle et piano, opus 30a (1979, Leduc), version avec orchestre à cordes, opus 30b (1987, Leduc)

https://www.youtube.com/watch?v=0fZ7PrrpvJY

 

- 24 Préludes pour piano, opus 31 (1980, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=eimP3_eKINs

https://www.youtube.com/watch?v=_jXvhhrC5B4

 

- Variations pour quatuor de saxophones, opus 32 (1981, Leduc)

 

- Mini-Suite pour piano, opus 33 (1982, Choudens)

 

- Quatuor à cordes, opus 34 (1983-85)

 

- Concerto pour piano et orchestre de chambre, opus 35 (1984, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=sNPwVoNIU6Q

 

- Passacaille et fugue pour piano, opus 36 (1986, Choudens)

 

- Ostinato pour alto et piano, opus 37 (1986, Billaudot)

 

- Cinq Motets a cappella pour 12 voix, opus 38 (1987)

 

- Prélude, Interlude, Postlude pour violoncelle et piano, opus 39 (1988, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=vEEP9q6eKgQ

 

- Concerto pour 2 pianos et orchestre, opus 40 (1989-92, Choudens)

 

- Suite pour trio à cordes (violon, alto, violoncelle) en 5 mouvements, opus 41 (1990, Choudens)

 

- Etudes Miroir pour sextuor de harpes, opus 42 (1994)

 

- Le Roque de Sol-Ut-Ré, 3 pièces pour flûte, opus 43 (1995, Choudens)

https://www.youtube.com/watch?v=FiYmWrn-s94&t=76s

 

- 6 Etudes pour violon, opus 44 (1997-1999)

 

- 6 études symphoniques pour piano, opus 45 (2000, Choudens)

 

- Ballade – Haïkaï, poème pour balalaïka et piano, opus 46 (2001)

 

- Heptode pour violoncelle seul, opus 47 (2003)

 

- La Chants-Mêlés pour balalaïka et piano, opus 48 (2006)

 

- 6 Etudes symphoniques pour orchestre d’harmonie écrites pour l’orchestre de l’Armée de l’Air, opus 49 (2007, Martin)

 

- Thème et variations pour la main droite, opus 51, hommage à France Clidat (2010)

https://www.youtube.com/watch?v=XTxYOjQkJjw

 

- 6 Etudes pour 2 violons, opus 50 (2009)

 

- Chinon, présentation à Charles VII, 2ème tableau de la Fresque musicale sur la vie de Jeanne d’Arc, œuvre en 6 tableaux pour soprano, récitant et orchestre d’harmonie, composée par Jacques Castérède, Michel Merlet, Roger Boutry, Désiré Dondeyne, Ida Gotkovsky et Edith Canat de Chizy, 2012 (enregistrement en 2015 par l’Orchestre d’harmonie de la région Centre, sous la direction de Philippe Ferro, CD Klarthe Recors).

D.H.M.

(mars 2022)




Discographie


 

Images pour les Contes du chat perché, pour accordéon de concert, Alain Abbot (1973, LP « Musique contemporaine », label Artistes Français Associés, A.F.A., série U, n° 20863)

 

24 Préludes pour piano, par Éric Heidsieck (1985, LP Cybelia CY 704) ; réédition 2002, CD Intégral Classic INT 221.124)

 

« Musique de chambre » : Trio op. 24, Sonate pour piano et violon, Une soirée à Nohant, pour violoncelle et piano. Pascal Devoyon, piano, Jean-Jacques Kantorow, violon, Philippe Muller, violoncelle (1986, LP Cybelia CY 713), réédition avec la Suite pour trio à cordes, par le Quatuor Cherubini en trio (2004, CD Integral Classic INT 221.139), et 2018, CD Continuo Classics CC 211139

 

Jeu de quartes, Christian Desbats, piano (Taïwan, V.A. n° 2001)

 

Une soirée à Nohant, Suzy Bossard, piano, Anne Gastinel, violon (1990, enregistrement à Rotterdam - CD « Début récital » La Hague, Ottavo Recordings OTR C79032, P 1991)

 

Ostinato, pour alto et piano, Pierre-Henri Xuereb, alto, Julien Ridoret, piano (1993, cassette audio « Violon, alto, œuvres contemporaines » Paris, Billaudot, coll. « Panorama »)

 

« Œuvres orchestrales » : Concerto pour piano et orchestre, avec Jean-Claude Pennetier, dir. J.-J. Kantorow, Divertimento da camera, par l'Orchestre national d’Auvergne, dir. J.-J. Kantorow, Moirures par l'Orchestre philharmonique de la radio néerlandaise, dir. Jean Fournet, Six études symphoniques, par l'Orchestre d’harmonie de la Musique de l'air, dir. Claude Kesmaecker (2014, CD Continuo Classics CC 777.713)

 

Diptyque pour clarinette et piano, Victoria Soames-Samek, clarinette, John Flinders, piano (2005, CD « Solos de concours II » Clarinet Classics CC0050)

 

Musique pour deux pianos, Rikako Murata et Pascal Devoyon (2008, CD Regulus RGCD 1024)

 

Chacone, Georges Lambert, flûte, Louis-Claude Thirion, piano (2010, CD L’Esprit français)

 

Passacaille et fugue, Orlando Bass, piano (2017, CD « Piano Modern Recital » vol. 2, Indésens INDE104)

 

En tous sens pour flûte et piano, Olivier Lusinchi, flûte et Daniel Propper, piano (2017, CD Forgotten Records FR 1400)

 

Jeu de quartes, Passacaille et fugue, Matthew Odell, piano (2019, CD « Connections » Albany Records TROY1759, USA)

 

Chinon, présentation à Charles VII, deuxième tableau de la Fresque musicale sur la vie de Jeanne d’Arc (collectif). Solistes et orchestre, dir. Philippe Ferro. (2015, CD « Hommages » Klarthe Records KLA003)

D.H.M.

(mars 2022)

 



Michel Merlet, tableau Genèse dodécaphonique des modes, ainsi commenté par l'auteur : "Disposé à l'image d'un cadran solaire, dont les degrés figureraient les heures et les portées les minutes, ce tableau se propose de montrer que la structure des différents modes est (à une exception près) toujours complémentaire d'une division symétrique de l'octave. Le mode "diatonique", sept degrés/asymétrique, complémentaire du mode "pentatonique", cinq degrés/asymétrique, représentant la seule exception, notable il est vrai ! A chaque échelle modale, de cinq à douze notes, est attribuée une couleur, ceci afin de faciliter la lecture directe de sa structure complémentaire et, ainsi, de comprendre sa genèse. A titre d'exemple, la couleur bleue correspond au mode II, huit degrés symétriques ainsi qu'à la septième diminuée complémentaire, quatre degrés symétriques. L'addition de ces deux composantes donne le total chromatique. Les exemplkes musicaux sont tous extraits d'ouvrages utilisant spécifiquement un des huit modes et composés exclusivement au XXe siècle, entre 1908 et 1962."

 (2001, Editions A. Zurfluh, avec l'aimable autorisation de l'auteur) DR.

Michel Merlet, tableau Symétrie de l'espace musical, ainsi commenté par l'auteur : "Par analogie avec la notion de gravitation du système solaire, ce diagramme met en perspective la relation, plus ou moins attractive, de l'ensemble des intervalles avec une note pivot : Ut. La symétrie rigoureuse formée par les intervalles simples et leurs renversements apparaît ici clairement. On aura une magnifique illustration de cette approche dans une œuvre telle "Le Gibet", extrait de "Gaspard de la nuit" de Maurice Ravel, dont la note de référence est : Si b. Cette notion de symétrie - tension/détente - s'applique à tous les langages musicaux, qu'ils soient de facture modale, tonale, sérielle, spectrale, minimaliste, etc."

(2002, Editions A. Zurfluh, avec l'aimable autorisation de l'auteur) DR.
 

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