Claude PASCAL
1921 - 2017

Claude Pascal
Claude Pascal (2002)
( coll. C. Pascal ) DR

Ancien élève du Conservatoire de Paris, où il effectue de brillantes études et en ressort avec cinq 1er prix, Premier Grand Prix de Rome de composition musicale, Claude Pascal peut se targuer d'avoir eu une vie bien remplie, entièrement consacrée à la musique depuis plus de 70 années. En outre, et c'est sans doute l'un des secrets de sa réussite, il a toujours su diversifier ses activités, évitant ainsi la routine quotidienne, dont on sait qu'elle finit toujours par tuer l'imagination et le dynamisme. Son cursus est des plus éloquents : chanteur dans son enfance, il sera plus tard chef de chant, professeur de déchiffrage, adjoint au directeur du CNSMP, directeur artistique d'une maison de disques, critique musical dans un grand quotidien, expert près la Cour d'Appel de Paris, mais surtout et avant tout, compositeur et auteur d'un impressionnant catalogue d'œuvres destinées à tous les publics. En 1947, le musicologue Roland de Candé écrivait déjà que "sa musique est parfaitement bien ordonnée, pleine de vitalité et parfois, d'une certaine grandeur qui est rare et nous incite aux meilleurs espoirs." Cette même année, Gaston Dufy soulignait à son tour l'exceptionnelle personnalité musicale de cet apprenti compositeur de 26 ans : " C'est un jeune qui n'a pas attendu la suprême récompense [le Grand Prix de Rome] pour se manifester par des œuvres marquant sa personnalité. Attendra-t-il, comme la plupart de ses aînés, les rides et la chevelure argentée pour voir se communiquer au monde de la musique la flamme de son langage musical, sa poésie lyrique et son originalité que décèle déjà La Farce du Contrebandier..." Quelques 60 ans plus tard, la chevelure effectivement argentée, Claude Pascal continue de se livrer à la composition avec toujours autant de bonheur. Il faut dire que ce musicien, débordant de vitalité et plein d'humour, a toujours su se préserver des "aberrations de goût" avec une musique mélodique, essentiellement tonale mais sans exclure les nouveautés de son temps qu'il sait habilement choisir et exploiter. A nouveau, laissons la parole à Roland de Candé, qui définit au mieux l'écriture de Claude Pascal : " Les qualités primordiales de la musique de Pascal sont d'une part la clarté d'une écriture ou rien n'est superflu, d'autre part une aisance du discours musical qui donne à sa rigueur l'apparence de la liberté."

Claude Oascal et Marcel Bitsch, en 1945
Les deux Grand Prix de Rome 1945 : Claude Pascal penché sur Marcel Bistch au piano
(in L’Epoque, sept. 1945, coll. J. Bitsch) DR.
Claude Pascal vers 1947
Claude Pascal vers 1947
( Images musicales, nov. 1947 ) DR

Claude Pascal est né à Paris le 19 février 1921 et dès l'âge de 5 ans débute l'étude de la musique avec le piano et le solfège. A 10 ans, il est reçu dans la classe de solfège du Conservatoire national supérieur de musique de Paris et, l'année suivante, décroche une 1ère médaille (1er nommé). Pratiquant également le chant, c'est à cette époque que le directeur du Conservatoire, Henri Rabaud, le recommande au chef d'orchestre Walter Straram. Celui-ci lui fait alors tenir le rôle d'Yniold de Pelléas et Mélisande de Debussy, pour une représentation exceptionnelle au Théâtre des Champs-Elysées à Paris en 1933. Si c'est la première fois que le jeune Pascal se produit en public sur une scène de théâtre aussi prestigieuse, ce sont également les débuts de Henri Etcheverry dans le rôle de Golaud, qui sera plus tard l'un des meilleurs de sa carrière en France et à l'étranger. A leurs côtés chantaient encore Pierre Bernac (Pelléas), avant sa longue collaboration avec Francis Poulenc, et Ganna Walska (Mélisande), riche américaine qui finançait le spectacle et qui fera plus tard partie de la troupe de l'Opéra de Chicago. Devant cet évènement créé par le fait que le rôle d'Yniold était tenu pour la première fois par un garçon ayant l'âge du personnage, Georges Truc, le directeur de la firme Columbia, voulut réaliser l'enregistrement intégral du chef d'œuvre de Debussy, mais finalement il dut abandonner ce projet. Néanmoins, les traces de la carrière fugitive au chant du jeune Pascal ont été conservées, grâce à ce même Georges Truc, avec la gravure, en 1933, de plusieurs disques chez Columbia : Audio lecteur Windows Media Noël des enfants qui n'ont plus de maison de Debussy, et J'ai fait un trou à ma culotte de Gabriel Grovlez, paroles de Tristan Klingsor, accompagné au piano par Joseph Benvenuti (1 disque 78 tours, Columbia DF1343), puis, aux côtés de la mezzo Suzanne Feyrou, Jacky et Mado, conte musical moderne en 6 chansons pour enfants, musique de Robert de Fragny, poésies de M. Revellin Ott, C. Mehnert, J. Lefaurichon (2 disques 78 tours, Columbia DF1381/1382) et enfin, sous la direction d'Eugène Bigot, Audio lecteur Windows Media Le Roi des Aulnes de Schubert. Pour la première (et dernière fois, sans doute !), les trois rôles (qui n'en font qu'un chez Schubert) étaient tenus par trois interprètes différents : Georges Thill (le Roi), Henri Etcheverry (le Père) et Claude Pascal (l'Enfant) (1 disque 78 tours, Columbia, LFX 336). Cet enregistrement a été réédité plus tard en 1957 (45 tours, 17 cm, Columbia ESJF 7), puis dans les années 1970 (LP 33 tours consacré à Georges Thill, collection "Voix illustres", Columbia C 061 12079).

A propos de ses enregistrements de 1933, Claude Pascal écrivait en 2013 à l'auteur de ces lignes :

« Il faut savoir que je suis entré dans la classe de Mme Eva Meyer (une passionnée!) à 11 ans (solfège spécialisé), que j'ai eu une 1ère médaille à 12 ans, 1er nommé devant 50 candidats. Peu de temps après, Walter Straram téléphone à Henri Rabaud pour savoir s'il n'avait pas un petit garçon capable de tenir le rôle d'Yniold. Straram était chargé par une richissime américaine (Ganna Walska, ensuite propriétaire du théâtre) de mettre sur pied une (1ère) représentation de Pelléas et Mélisande au Th. des Champs-Elysées. […] Début d'Etcheverry, de Besnar... Moi, j'absorbe ce rôle en 8 jours avec la scène des moutons, habituellement supprimée. Avec mon cachet (2.500 F), j'ai pu m'offrir le Steinway droit. Je suis resté ami avec Benvenuti qui, à mon retour de Rome, a trouvé à me loger à Paris (il venait d'épouser Diane de Rothschild). Et moi, de me marier à Rome. Jacky et Mado est très 1925. Le Roi des Aulnes n'est pas une réussite. 3 interprètes pour une courte mélodie... En plus, je commençais à être dans la mue. »

Mais la mue arrivée, Claude Pascal délaisse sa "carrière" vocale pour mieux se consacrer à ses études au Conservatoire : 1er prix d'harmonie en 1939 dans la classe de Jean Gallon, puis l'année suivante de fugue et contrepoint dans celle de Noël Gallon, il décroche encore un 1er prix d'histoire de la musique en 1942, dans la classe de Louis Laloy, avant de remporter l'année suivante le 1er prix de composition dans celle d'Henri Busser. Il poursuit en outre sa formation de pianiste auprès d'Yves Nat et travaille la direction d'orchestre avec Charles Munch, Roger Désormière et Louis Fourestier. Durant ses années d'études, il est chef de chant à l'Opéra-Comique (1944-1945), mais sa réussite au Concours du Prix de Rome en 1945 avec sa cantate La Farce du contrebandier (sur un livret de Guy de Téramond), suivi de son départ pour la Villa Médicis, l'oblige à interrompre bientôt ses études de direction et à abandonner son poste à la salle Favart.

La presse de l'époque nous renseigne sur cette comédie musicale, traitée dans un style alerte et discrètement espagnol, écrite pour soprano léger, ténor léger et baryton, qui lui valut le Premier Grand Prix de Rome : La scène se passe à la frontière espagnole, dans la maison du contrebandier Piquillo. On y voit Piquillo et sa femme Conchita simulant une scène de ménage pour que le gendarme Nino, attiré par les cris, quitte son poste au coin de la rue et entre dans la maison. Conchita s'arrange pour retenir Nino pendant que le rusé Piquillo s'esquive avec sa marchandise. Mais le temps passe et Piquillo tarde à rentrer. Alors Conchita se souvient du beau Nino et lui fait signe de monter dans sa chambre...

Avant son départ pour Rome (en avril 1946), Claude Pascal est déjà un compositeur reconnu. On lui doit en effet plusieurs pièces, éditées chez Durand, qui lui valent la reconnaissance de ses pairs et feront dire à un critique musical que "déjà, de nombreux interprètes ont puisé dans sa jeune œuvre la raison de leurs talents au service de leur art commun." Parmi celles-ci, l'on se doit de citer son Quatuor à cordes (1942) en 4 parties, L'Album de Lisette et Poulot (1944) qui comporte des pièces écrites pour des enfants dans le but de rendre intéressants et amusants leurs exercices quotidiens, et son Octuor pour instruments à vent (1944) en 4 parties, commande d'Etat. Mais l'histoire de sa 1ère Sonate pour piano et violon (1946-1947), contée par Gaston Dufy en 1947, mérite d'être rapportée ici :

"En 1946, peu avant son départ pour la Villa Médicis, Henry Barraud lui commandait au titre de la Radio, une Sonate pour piano et violon. Mais pas n'importe quelle sonate, exactement la Sonate de Vinteuil. Il s'agissait de rendre réelle, vivante, cette fameuse sonate dont il est question tout au long des seize volumes d'A la recherche du temps perdu et qui, en fait, n'a jamais existé, si ce n'est dans l'imagination de Marcel Proust. Est-il besoin de rappeler l'histoire de la " petite phrase ", sorte de leitmotiv de l'amour malheureux de Swann !"

"Commencée à Rome vers la fin de 46, puis abandonnée presque aussitôt, c'est l'époque où il se fiançait avec une jeune Anglaise qui, aujourd'hui, est sa femme. En février, il se remit au travail et pendant deux longs mois, lutta sans succès contre le fantôme Proust-Vinteuil. Surtout que dans ce combat inégal — les morts sont toujours plus forts que les vivants — il pensait ne pas avoir le dessus et décida de ne plus songer à Vinteuil mais d'écrire tout simplement une sonate pour piano et violon."

"Cette sonate, aujourd'hui terminée, comporte trois mouvements d'une durée totale de 25 minutes. Le premier mouvement a la forme sonate ; le deuxième est un andante et le troisième un final en forme de rondo. L'inspiration en est plutôt lyrique, les idées clairement exprimées et riches en coloris harmoniques donnent aisément naissance à un conte de fées avec de curieux commentaires émaillées de saillies philosophiques sous un aspect plaisant. Rien de confus, mais étoffé et d'une transparence lucide, une sorte de tapisserie contemporaine de la dernière Exposition au Palais du quai de Tokyo."

"Elle apparaîtra sous peu sous le titre classique... mais sera quand même la Sonate de Vinteuil au cours d'une prochaine émission de la Radio française."

[Images musicales, 21 novembre 1947]


Villa Medicis, 1946. Prix de Rome.
En 1946 devant la Villa Médicis, de g. à dr. : Raymond Tschudin (1916-1998), Prix gravure en taille douce 1945, Jean Dubuisson (1914-2011), Prix architecture 1945, Claude Pascal (1921-2017), prix composition musicale 1945, Claude Beraud (1912-1982), Prix architecture 1942, Raymond Gallois Montbrun (1918-1994), Prix composition musicale 1944, Killy Beraud.
(coll. C. Pascal/D. Havard de la Montagne) DR.

De retour à Paris durant l'été 1949 Claude Pascal reprend son poste à l'Opéra-Comique (1951-1952), alors dirigé par Emmanuel Bondeville, puis est nommé en 1952 professeur de déchiffrage au Conservatoire de Paris, avant d'être nommé, en 1965, professeur conseiller aux études et adjoint au directeur Raymond Gallois Montbrun, fonctions qu'il occupe jusqu'en 1987, année de sa retraite. Parallèlement à ses activités d'enseignant, il est directeur artistique (1965 à 1967) du Club Français du Disque. Avec ce label, il fait notamment enregistrer en 1966 L'Art de la Fugue BWV 1080 de Jean-Sébastien Bach par l'Orchestre de Chambre de la Sarre, sous la direction de Karl Ristenpart, dont il a réalisé l'orchestration en collaboration avec Marcel Bitsch (Le Club Français du Disque, puis en 1978 : album 2 LP 33 tours, Musidisc RC16031, et en 2000 : coffret CDs, Universal 465 893-2) qui est récompensé par le Grand Prix de l'Académie du disque 1967. On lui doit également d'avoir fait enregistrer l'intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven par André Navarra et Pierre Sancan, et les premiers disques de Jean-Claude Pennetier (deux Concertos de Mozart, 1967), Michel Debost, Christian Ivaldi et Pierre Amoyal. Durant une dizaine d'années (1969 à 1979) il est également critique musical au quotidien national Le Figaro, membre de l'Académie Charles Cros (à partir de 1974) et entre 1983 et 1991 expert près la Cour d'Appel de Paris et agréé par la Cour de Cassation pour les questions de propriété musicale, avant d'exercer depuis 1991, à titre privé, comme expert-consultant. Encore récemment, dans une affaire intéressant deux grandes vedettes de la chanson, il a été appelé à rendre une expertise.

Cependant, l'activité principale de Claude Pascal reste assurément la composition, qu'il n'a cessé de pratiquer depuis le début des années quarante. "Riche de pensée autant que de musique", si, ainsi que nous l'avons déjà souligné, "il se sent parfaitement à l'aise dans le système tonal", il n'en demeure pas moins qu'il a su toujours rester ouvert aux innovations de ses contemporains. Mais, laissons le s'expliquer sur ce point :

"Y a-t-il vraiment un " cas " de la musique contemporaine ? De tous temps, il y a eu des gens pour trouver affreuse la musique écrite à leur époque. Schumann fut accusé des pires choses : dissonances, fausses notes, obscurité... Et Bizet : on a peine à croire que la musique de Carmen n'ait pas, du premier coup, paru merveilleusement évidente! Mais les chefs-d'œuvre finissent toujours par s'imposer. Ne soyons donc pas mécontents de notre époque: elle est douée, vis-à-vis des chefs-d'œuvre, de meilleurs réflexes que les époques précédentes. La radio, les Jeunesses Musicales y sont pour beaucoup. Quant aux œuvres destinées à tomber dans l'oubli, il me paraît difficile d'attendre du public contemporain plus d'indulgence, plus d'enthousiasme que ne va en montrer dans ses jugements — le temps. [...] Ne cherchons pas à tout aimer dans la production contemporaine, d'abord parce que tout ne peut pas être excellent, ensuite parce qu'il y a les goûts de chacun. Je ne conteste pas la douce béatitude que procure l'audition des grands classiques. C'est confortable, c'est moelleux, c'est sûr. En face, à l'enseigne de la musique contemporaine, l'offre est évidemment moins flatteuse. L'important est de ne fermer ni son esprit, ni son cœur."

[in Gavoty et Lesur, Pour ou contre la musique moderne, Paris, Flammarion, 1957]

Son catalogue, abondant, nous démontre l'éclectisme du compositeur : il s'adresse à tous les publics et concerne tous les genres, et, ce qui ne gâte rien, l'humour est parfois présent. Son œuvre, en majorité éditée chez Durand, Combre et A Coeur Joie, se partage principalement en musique pour orchestre (Ouverture pour un conte de fées, des Concertos pour flûte, pour harpe, pour piano, pour violoncelle, pour saxophone alto, Quartes à jouer, prélude, fugue et coda pour la même formation) ; de nombreuses pages de musique de chambre : Octuor pour instruments à vent, Quatuor à cordes, Quatuors de clarinettes, Quatuor de Saxophones, Suite chorégraphique pour quatuor de saxophones, Trio de flûtes à bec, 2 Sonates pour violon et piano, Sonate pour violoncelle et piano, Sonate brève pour hautbois et piano, Sonate pour cor et piano, Pastorale héroïque pour trombone et piano, Sonatine pour saxophone alto et piano, Partita pour saxophone alto et piano, Danse des lutins pour flûte et piano, 3 Légendes pour clarinette et piano... ; des pièces pour un instrument seul : pour piano (Accord parfait, Berceuse de l'oiseau blessé, Carnet de notes, Chevaux de bois, Cousins en vacances, 12 Déchiffrages, 4 Etudes, 3 Etudes-Caprices et 60 Petites Etudes, L'album de Lisette et Poulot, Le bal improvisé, 3 volumes du Cahier du lecteur, Marche des animaux, 12 Portraits d'enfants, Sonatine, Suite, Toccata...), pour orgue (Communion, Elégie, Offertoire), pour clarinette (Capriccio), pour harpe (Musique pour harpe), pour guitare (Sérénade), pour cor (Sonate), pour violoncelle (Suite française)... ; des œuvres pour la scène : Framboise et Amandine, les jumelles de l'espace (opéra cosmique pour enfants); de la musique vocale : pour voix avec accompagnement (Capitaine à Venise, Corail sur écailles, J'ai voulu te rejoindre, L'Etrangère pour baryton et piano, Un cheval à San Marco, Top-Model pour soprano et piano, 4 Eléments de solfège, Portrait de l'oiseau-qui-n'existe-pas, Quatre Farfelettes pour voix et piano...) et pour chœur a cappella : 12 Chansons françaises (3 voix égales), 25 Chansons françaises (2 voix égales), L'invitation aux voyages (3 voix égales), Parmi les arbres centenaires (4 voix mixtes), Ut ou Do (voix égales), Triptyque ferroviaire (2 voix égales)... ; et des arrangements : pour voix soprano avec accompagnement de la basse : Aria "In te spero, o sposo amato" KV 440 de Mozart ; pour orchestre : L'Art de la fugue et L'Offrande musicale de Bach...

Plus récemment, son Concerto pour violoncelle et orchestre, écrit en 1959 sur commande du CNSMP et créé l'année suivante par André Navarra, a été rejoué un demi-siècle plus tard, les 20 et 26 juillet 2011 à Haïfa et Jérusalem (Israël) par Micha Haran (ancien élève de Navarra, 1er Prix du CNSMP en 1964) et l'Orchestre Philharmonique d'Israël dirigé par Zubin Mehta.

Claude Pascal
Claude Pascal (2004)
( coll. C. Pascal ) DR

La discographie de Claude Pascal est également importante et comporte à ce jour une trentaine de disques. En dehors des enregistrements déjà mentionnés supra, citons (par ordre alphabétique des œuvres) :

- Allegro, choral et fugato pour quatuor de cors, Quatuor Olifant (2004, CD Polymnie POL 490 227)

- Capriccio pour trompette et piano, Roger Delmotte et Françoise Gobet (1955, 45 tours, 17 cm, Pathé 45G1054)

- Concerto pour flûte et orchestre à cordes, Benoît Fromanger, Münchner Kammerorchester sous la direction de Christoph Poppen (2000, Zürich, CD Tudor Recording 7069), Diapason d'or 2002

- 3 Farfelettes pour chant et piano, Anne Baquet (soprano) et Damien Nédonchelle (CD 025332, SCA/477, 2000)

- 3 Légendes pour clarinette et piano, Guy Dangain et Fabienne Boury-Fournier (33 tours Gravlor 104) ; Dusan Sodja et Tatjana Kaucic (2000, CD SAZAS CCX 196)

- 6 Pièces variées pour trompette et piano, Daniel Boyon et Roger Boutry (2003, CD Corelia CC 803886)

- Quatuor de saxophones, Quatuor Deffayet (Tokyo, 33 tours CBS) ; Quatuor Jean Ledieu (Tchécoslovaquie, CD Opus) ; Quatuor de saxophones de Copenhague (CD Classico 327)

- Scherzetto pour quatuor de flûtes et bambou, Het Nederlandse Piper Pijpersgilde (1996, AMR-RVN 703)

- Sonate pour cor et piano, Japart'duo : Michel Coquart et Yoshiko Otsu (1999, Lutecia LR 011 A) ; et en 2000 : Collection Jeunes Solistes – Fondation Meyer – Conservatoire de Paris (CREC audio 03/028)

- Sonate de Vinteuil pour violon et piano, Yuri Kuroda et Simon Zaoui (2010, CD POL210579)

- 2e Sonate pour violon et piano, Vladimir Lantzman et Anna Levina (Moscou, 33 tours Melodia 16681-2)

- Sonatine pour saxophone et piano, Marcel Mule et Marthe Lenom (1954, disque 33 tours, Decca LX3130) ; Daniel Deffayet et Zita Carno (U.S.A., 33 tours Golden Crest Records inc. 7051) ; Duo Hattori recital (2 CDs, Momonga Lab. MM34 6002 3) ; Philippe Portejoie et Frédérique Lagarde (Promuse PMCD 5701)

- Ticket de quai, extrait de L'Invitation aux voyages, Il Tempo e i Mercanti, Ensemble vocale femminile (Italie, 1998)

et les 2 enregistrements suivants qui comportent plusieurs œuvres :

- Quatuor de saxophones, Scherzetto, Six Fugues de "L'Art de la Fugue" de J.S. Bach, Quatuor Ledieu (2002, CD Polymnie POL 490 115)

- "Claude Pascal : Sonates, Quatuor, Notturno, Sérénade, Mélodies et Chœur d'enfants", CD Polymnie POL 590 325, sorti en 2003. Contient : 2e Sonate pour violon et piano, Sérénade pour guitare, Top-Model pour soprano et piano, Notturno pour violon et piano, Sonate pour 2 flûtes, Suite chorégraphique pour quatuor de saxophones, Eléments de solfège pour chant et piano et L'Invitation aux voyages pour chœur d'enfants, avec Gérard Poulet (violon), Guigla Katsarava (piano), Juliette Hurel (flûte), Benoît Fromanger (flûte), Armanda Favier (violon), Brigitte Vandôme (piano), Anne Baquet (soprano), Damien Nédonchelle (piano), Javier Quevedo (guitare), le Quatuor Mija (saxophones) et Micheline Colin (chef de chœurs)

En 2006, nous écrivions : « Claude Pascal nous livrera encore longtemps de nouvelles œuvres, plus de 70 ans après sa première production! Avec autant d'activités, il n'est guère étonnant, comme il aime lui-même l'affirmer avec beaucoup d'humour, qu'il n'ait jamais eu le temps de prendre des vacances. Souhaitons-lui cependant de pouvoir encore longtemps profiter de son coin de Bretagne où il aime aller méditer et trouver l'inspiration. » Depuis, en novembre 2012, à la suite de problèmes de santé, Claude Pascal a été obligé de se retirer dans une résidence médicalisée parisienne, puis l'année suivante a dû subir une grave opération chirurgicale. Il s'est éteint à Paris le 28 février 2017 dans sa 97e année, après une brève hospitalisation et ses obsèques ont été célébrées le 8 mars, à 10h30, au crématorium du cimetière du Père-Lachaise (Paris XXe). Néanmoins, il avait eu le temps de publier plusieurs œuvres, dont certaines nouvelles, chez l'éditeur parisien Sempre più Editions :

- Communion, pour orgue, avec une registration de Daniel Roth (mai 2012)

- A portée de mains, six pièces assez faciles pour piano (mai 2012)

- Au-dessus des nuages, pour basson et piano (mai 2012)

- « C'est moi j'arrive », dit la clé de Fa, neuf petites pièces pour piano (juillet 2012)

- Volte-face, pour hautbois et piano (février 2013)

- Marche sans tambour mais avec trompette, pour trompette et piano (mai 2013)

- Six fugues de "l'Art de la fugue", transcription pour quatuor de saxophones (février 2014)

- Deux études-tableaux, pour violon (novembre 2014)

- Cordes à vide, 12 petites pièces pour violon ou alto (novembre 2014)

Denis Havard de la Montagne
(2006, mise à jour : mars 2017)


Note : Claude Pascal était devenu le doyen des 1er Grand Prix de Rome après le décès d'André Lavagne survenu le 21 mars 2014. C'est Eveline Plicque-Andréani qui lui succède dans ce titre.



Claude Pascal - CD Polymnie, POL 590 325
CD Polymnie 160751
"Claude Pascal" (1 CD Polymnie, POL 590 325) 2006

* 2ème Sonate pour violon et piano, Gérard Poulet, Guigla Katsarava
* Sérénade pour guitare, Javier Quevedo
* Top-Model : I - La Flambeuse ; II - To-Model ; III - La Diva, pour soprano et piano, Anne Baquet, Damien Nédonchelle
* Notturno pour violon et piano, Armanda Favier, Brigitte Vandôme
* Sonate pour 2 flûtes, Juliette Hurel, Benoît Fromanger
* Suite chorégraphique : I - Variation brillante 1 ; II - Adage ; III - Entracte ; IV - Marche des saltimbanques ; V - Variation brillante 2, pour quatuor de saxophones, Quatuor Mija
* Eléments de solfège : I - C'est sur la portée ; II - L'altération est un signe... ; - III - Syncopes, temps faibles, temps forts ; IV - Ut ou Do, pour chant et piano (transcription d'une œuvre pour chœur a cappella intitulée "Ut ou Do" mettant en musique quelques définitions de la "Théorie de la musique" de Danhauser écrite en 1919)
* L'Invitation aux voyages : I - Billets pour voyageurs ordinaires ; II - Accès des quais ; III - Trans-Europe-Express ; IV - Bagages ; V - Surclassement, pour chœur d'enfants, Micheline Colin (direction)
"Mélodies à découvrir, mélodies de toujours"
Anne Baquet, soprano
Damien Nédonchelle, piano

Piotr Illitch Tchaïkovski : Il m'aimait tant ! ; Audio lecteur Windows Media Au milieu du bal ; N'étais-je pas un petit brin d'herbe?
Charles Gounod : Sérénade
Gabriel Fauré : Automne
Emmanuel Chabrier : Villanelle des petits canards
Reynaldo Hahn : D'une prison ; Cimetière de campagne
Henri Busser : Du haut de l'arbre
Eduardo Toldra : Madre, unos ojuelos vi
Raymond Gallois Montbrun : Chanson ; Lorsque tu dors
Jean Hubeau : La ronde
Henri Dutilleux : Pour une amie perdue ; Chanson de la Déportée
Francis Poulenc : C
Louis Beydts : Audio lecteur Windows Media Un cri
Claude Pascal : Audio lecteur Windows Media J'ai voulu te rejoindre
Vladimir Cosma : Promenade enchantée

directeur artistique et textes du livret : Claude Pascal
CD Polymnie POL 160 751
date de sortie : 2008
www.polymnie.net

Beethoven, Debussy, Pascal

Claude Debussy, Sonate en sol mineur, pour violon et piano
Ludwig van Beethoven, Sonate en mi bémol majeur, Les Adieux, op. 81 a, pour piano
Claude Pascal, Sonate dite de Vinteuil, pour violon et piano

Yuri Kuroda, violon – Simon Zaoui, piano
CD Polymnie POL210579, www.polymnie.net
Enregistré le 20 novembre 2010 au Grand Hôtel de Cabourg-Balbec

Histoire de la SONATE de VINTEUIL
par son auteur

J'ai obtenu le Premier Grand Prix de Rome en 1945 et suis parti pour la Villa Médicis début 1946. C'était la réouverture de l'Académie de France à Rome après les années de guerre.

Peu avant mon départ, Henry Barraud, qui était alors à la tête de l'ORTF me passe commande de ce qui pourrait faire figure de "Sonate de Vinteuil", cette œuvre mythique qui tient une place non négligeable dans l'œuvre de Marcel Proust : "A la Recherche du temps perdu".

Je suppose que j'avais confié à Henry Barraud mon admiration pour cette vaste fresque que je venais de découvrir dans des circonstances assez particulières. Ces circonstances, les voici. Poursuivant mes études au Conservatoire de Paris, j'avais besoin de gagner un peu d'argent. C'est ainsi que, pendant, deux ou trois semaines, j'accompagnais au piano chaque soir la chanteuse de variétés, Betty Spell, au Théâtre de l'A.B.C. situé sur les Grands Boulevards. Il me fallait une bonne heure de métro aller-retour. Les rames étaient quasiment vides, notamment l'unique voiture de 1ère classe où je m'installais commodément, livre en mains. Quel livre? Proust, parbleu ! C'est ainsi que, fasciné, j'ai pris connaissance de ce chef d'œuvre.

Passent quelques mois et me voici, en 1946, installé au sommet de l'une des deux tours qui surplombent tout Rome et ses environs, (339 marches de mon nid d'aigle à la Plazza di Spagna). Au travail ! Pour quel résultat ? Nul ! J'étais en effet comme paralysé par la situation psychologique dans laquelle je me trouvais : compositeur par intérim en quelque sorte. Je voyais les semaines passer sans que ni ma cervelle ni mon piano consentent à me tirer d'affaire. Toujours cette page blanche. Une image car en fait, ma "page blanche" portait des portées... Jusqu'au jour où, passant à d'autres travaux, je me suis retrouvé plongé dans une sonate pour piano et violon. L'ombre de Proust était-elle restée tapie dans mon perchoir ? Ce qui est sûr, c'est que toutes mes fibres souffrent encore du "syndrome de la page blanche" alors que je n'ai pas le moindre souvenir des longues heures passées à écrire cette sonate... Le fantôme de Vinteuil aurait-il squatté mon nid d'aigle ?

Finalement, cette sonate, je ne l'ai jouée que deux ou trois fois, dans des salons amicaux, avec mon très cher et combien regretté ami, le compositeur et violoniste de haut vol, Raymond Gallois Montbrun.

Puisque je ne pensais plus à Proust lorsque je l'ai écrite, j'ai choisi le simple titre de sonate lorsque, en 1951, elle fut éditée chez Durand. Depuis cette époque, elle n'a jamais été jouée... Il a fallu l'opiniâtreté de l'historienne d'art, Annie Verger, qui, fouillant dans les archives de la Villa Médicis, a retrouvé la trace d'un "envoi de Rome " portant le titre... "Sonate dite de Vinteuil"

Claude Pascal
(décembre 2009)

Cette sonate comprend trois mouvements :

Le premier mouvement - Animato - voit le piano imposer, d'entrée de jeu, un thème de caractère fiévreux.
Sans transition, le violon entre à son tour, faisant entendre un thème calme et d'une grande douceur, jusqu'au moment où le piano impose à nouveau le thème initial.
Un 3ème thème est bientôt exposé au piano tout de douceur et de tendresse. Le thème du début apparaît alors au violon, en valeurs augmentées, puis les trois thèmes se superposent dans un long développement. La conclusion intervient sur un accord de La Majeur pianissimo.

Le second mouvement - Adagio assai - est constitué d'une longue mélopée puis d'un 2ème thème dans un climat de douce sérénité.

Le troisième mouvement - Allegro molto - voit le violon énoncer un thème énergique qui couvre 30 mesures sur un fond pianistique s'apparentant à une toccata. Au cœur de ce mouvement, les deux instruments rivalisent de puissance, dans une démarche de caractère syncopé. Une réexposition générale, modifiée dans quelques-uns de ses détails aboutit à une conclusion de caractère frénétique.


Claude Pascal, dans sa maison de Bretagne
Claude Pascal dans sa maison de Bretagne
( coll. C. Pascal ) DR

Principales œuvres de Claude Pascal
catalogue chronologique

 
 
1943 - Quatuor à cordes (Prix Maurice Ravel), Durand
1944 - Octuor pour instruments à vent (Commande de l'Etat), Durand
1947 - Sonatine pour saxophone alto en mi bémol et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1947 - 1ère Sonate pour violon et piano, Durand
1950 - Air varié pour contrebasse et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1951 - Pop-corn pour violon et piano, Durand
1952 - Toccata pour piano, Durand
1952 - Pastorale héroïque pour trombone et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1952 - Pièce pour hautbois et piano, Durand
1952 - Sonatine pour violon et piano, Durand
1953 - Impromptu pour saxophone alto en mi bémol et piano, Durand
1958 - Improvisation en forme de canon pour trombone et piano, Durand
1958 - Concerto pour piano et orchestre de chambre, Durand
1959 - Concerto pour violoncelle et orchestre, Durand
1960 - Musique pour harpe (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1961 - Quatuor de saxophones, Durand
1961 - Ouverture pour un conte de fées pour orchestre, Durand
1963 - 2ème Sonate pour violon et piano (commande du Concours Marguerite Long-Jacques Thibaud 1963), Durand
1963 - Ut ou do, 5 pièces pour chœur d'enfants ou de jeunes filles à 3 et 4 voix avec soli, Durand
1963 - Sonate pour cor et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1964 - Trois Légendes pour clarinette en si bémol et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
Signature de Claude Pascal
Signature autographe de Claude Pascal, janvier 2007
( coll. D.H.M. )
1965 - Six Pièces variées pour flûte et piano, Durand
1965 - Six Pièces variées pour clarinette en si bémol et piano, Durand
1965 - Six Pièces variées pour trompette (ut ou si bémol) ou cornet (si bémol) et piano, Durand
1966 - Grave et Presto pour violoncelle et piano (morceau de concours du Conservatoire), Durand
1966 - Sonate en 6 minutes 30 pour tuba ou trombone-basse ou saxhorn en si bémol et piano (morceau de concours du Conservatoire de Paris), Durand
1967 - Concerto pour harpe et orchestre, Durand
1967 - Orchestration de L'Art de la Fugue de Jean-Sébastien Bach, en collaboration avec Marcel Bistch, inédit
1970 - Suite pour piano, Durand
1971 - Sonate pour violoncelle et piano, Durand
1980 - Quatre Etudes pour piano, Durand
1980 - Triptyque ferroviaire, 3 pièces pour chœur d'enfants à 2 voix, A Cœur Joie
1981 - L'Invitation aux voyages, 5 pièces pour chœur à 3 voix égales : I – Billets pour voyageurs ordinaires, II - Accès des quais, III – Trans-Europ-Express, IV – Bagages, V – Surclassement , 1er prix de composition des IXe Rencontres internationales de chant de Tours en 1980, A Cœur Joie
1981 - Portrait de l'oiseau-qui-n'existe-pas, mélodie pour chant (soprano) et piano, Durand
1982 - Sonatine pour piano, Durand
1982 - Suite française, en ut majeur, pour violoncelle seul, Durand
1982 - J'ai voulu te rejoindre, mélodie pour soprano et piano, inédit
1986 - Elégie pour orgue, Durand
1986 - Danse des Lutins pour flûte et piano, Combre
1988 - Offertoire pour orgue, Combre
1988 - Carnet de notes, 74 pièces progressives pour piano en 6 recueils, Combre
1990 - Sonate pour violon seul, Combre
1991 - 60 Petites Etudes pour piano, Combre
1991 - Trois Inventions pour quatuor de flûtes de bambou ou quatuor de flûtes à bec ou quatuor d'anches, A. Zurfluh
1992 - Framboise et Amandine, les jumelles de l'espace, opéra cosmique pour enfants en 11 tableaux et 5 intermèdes, livret du compositeur, Combre
1992 - Piano-rétro, 8 pièces pour piano, Combre
1993 - Farfelettes, 10 pièces pour chœur d'enfants à 1, 2 et 3 voix avec accompagnement d'un ou deux instruments, Combre
1994 - Paraphrase sur "The Entertainer", ragtime de Scott Joplin, pour clarinette en si bémol ou saxophone alto en mi bémol et piano, Combre, et pour flûte ou violon et piano, Combre
1998 - Quatre Farfelettes pour chant et piano, Combre
1997 - Sonate pour cor seul, Combre
1997 - Trio en fa pour flûte à bec soprano ou ténor, Combre
1996 - Concerto pour flûte et orchestre à cordes, Combre
1998 - Trois Etudes-Caprices pour piano à 4 mains, Combre
1999 - Partita pour saxophone-alto et piano, Combre
2002 - Scherzetto pour quatuor de saxophones, Combre
2002 - Sonate pour 2 flûtes, Combre
2003 - Suite chorégraphique, 5 pièces pour quatuor de saxophones, inédit
2003 - Top-Model et Cie, 3 mélodies pour soprano et piano : I – La Flambeuse, II – Top-Model, III – La Diva, inédit
2003 - Eléments de solfège, 4 mélodies pour chant et piano : I – C'est sur la portée, II – L'altération est un signe, III – Syncopes, temps faibles, temps forts, IV – Ut ou Do, inédit
2004 - Allegro, Choral et Fugato pour quatuor de cors, Combre
2004 - Equinoxe pour cor et piano, Combre
2005 - Notturno pour violon et piano, Combre
2005 - Rituel tibétain pour quatuor de cors, inédit
2005 - Sérénade pour guitare, Combre
2006 - Concerto pour saxophone alto et orchestre, Combre
2006 - Déjà 1 an !, mélodie pour chant et piano, inédit
2007 - Atout Chœur, 5 pièces pour chœur mixte et orgue ou piano, inédit
2007 - Entrée pour un mariage, paraphrase sur la Marche nuptiale de Mendelssohn, pour flûte et orgue, inédit


*


 


Relancer la page d'accueil du site MUSICA ET MEMORIA

Droits de reproduction et de diffusion réservés
© MUSICA ET MEMORIA

tumblr hit counter