FRANÇOISE AUBUT
(1922-1984)

Notice provisoire

Françoise Aubut
Françoise Aubut
à l'orgue 3 claviers Casavant de l'église St-Sacrement de Québec, tenu alors par Jean-Marie Bussières.
( Photo X..., coll. Martial Morin )

Extraits des Mémoires du Dr. Albiny Paquette
Extraits des Mémoires du Docteur Albiny Paquette (1888-1978), oncle de Françoise Aubut, qui fut le premier Ministre de la santé au Québec.
( publié en 1977 à compte d'auteur, coll. Martial Morin )

Organiste montréalaise, arrière-petite-cousine de Calixa Lavallée, fille d'Yvonne Paquette, une soeur du docteur Albiny Paquette, premier Ministre de la santé du Québec, et de Joseph Aubut, ingénieur électricien. Renommée pour sa mémoire (elle jouait de mémoire les six Sonates en trio de Bach), ses improvisations et sa capacité de transposer sans préparation, comme lors de son examen d'admission au New England Conservatory de Boston (1937) où elle transposa volontairement la pièce imposée voyant que deux notes du clavier ne répondaient pas. En 1938 elle entre au CNSM de Paris où elle est élève d'Olivier Messiaen en harmonie (à la même époque que Jean-Louis Martinet), Marcel Dupré (elle remporte dans sa classe le 1er prix d'orgue en 1944, en même temps que Jean-Claude Touche), Simone Plé-Caussade en contrepoint et en fugue, Nadia Boulanger, Alfred Cortot, et Henri Busser en composition. Elle reçut également un grand premier prix décerné pour la première fois au CNSM à une personne d'Amérique du Nord pour l'ensemble de ses études. Elle a enseigné la fugue au conservatoire de musique de Montréal de 1957 à 1974, ainsi que diverses classes d'écriture à l'Université de Montréal et l'orgue à l'École Vincent d'Indy. Elle fut organiste aux églises St-Édouard, Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Albert-le-Grand à Montréal. Françoise Aubut était imbattable pour retrouver des fautes de quintes consécutives bien cachées, là où ses collègues ne les avaient pas vues... Elle fit partie des jurys au CNSM en 1962 et 1978. Née le 5 septembre 1922 à Saint-Jérôme (Québec), décédée le 8 octobre 1984 à Montréal, lors de son séjour à Paris, entre 1938 et 1945, elle fut titulaire de l'orgue de l'église Notre-Dame de l'Assomption à Paris XVIe.

D.H.M.
On peut trouver d'autres renseignements concernant Françoise Aubut:
- dans l'Encyclopédie de la musique au Canada (Fides),
- dans l'ouvrage Musiciennes de chez nous,
- sur l'Encyclopédie canadienne en ligne.





E. M. Perrot, Revue Le Passe-Temps, avril 1945. Coll. Martial Morin.
Récital de Françoise Aubut

Le Passe-Temps – Décembre 1945 – Tome 51 - Montréal – Page 18
Coll. Martial Morin



Le Passe-Temps – Décembre 1949 – Page 2
Coll. Martial Morin


Revue Le Passe-Temps, novembre 1945, page trois. Coll. Martial Morin.


Remise du Prix Callixa-Lavallée en 1969
Remise du Prix Calixa-Lavallée 1968 par la Société St-Jean-Baptiste de Montréal. De gauche à droite: Dr. J. Alcide Martel, Roger Matton, Gilles Tremblay (récipiendaire 1968), Françoise Aubut, membre du jury et ancienne lauréate (1961), Mgr. Félix-Antoine Savard, Ernest Palascio-Morin.
( Photo X..., 1969, coll. Martial Morin )


FRANÇOISE AUBUT DANS UN RÉPERTOIRE D’OEUVRES FRANÇAISES.

Par Charlotte Ferland
Revue Ici Radio-Canada

Des pièces de Jeanne Demessieux, Falcinelli, Dupré et Grunenwäld sont inscrites au programme de l’émission Récital d’orgue du réseau FM de la radio, le lundi 14 avril 1975 à 22h.30. Enregistrée à l’orgue Casavant de l’église conventuelle Saint-Albert le Grand de Montréal, ces musiques sont interprétées par Madame Françoise Aubut.

Situer Jeanne Demesssieux dans le monde contemporain de l’orgue paraît bien délicat. Entre l’art de Marcel Dupré, art très élaboré d’une architecture pédagogue et les visions plus subtiles d’un Messiaen qui renouvelle le langage même de l’instrument, elle apparaît comme une véritable indépendance dont le style éminemment personnel a su faire la part de la science et de la poésie.

Organiste et compositrice française née à Montpellier en 1921, Jeanne Demessieux fit ses études musicales au Conservatoire de Paris. Décédée subitement à l’âge de quarante sept ans, la musicienne faisait une carrière internationale, donnait des cours, notamment au Conservatoire de Liège, tout en étant titulaire du grand orgue de la Madeleine, haut lieu de la vie musicale parisienne. Le Prélude et fugue en ut que nous entendrons durant cette demi-heure est la dernière oeuvre de l’artiste trop tôt disparue.

Les autres pièces de ce récital sont le choral Mens inpletur Gratia de Rolande Falcinelli, successeur de Marcel Dupré à la classe d’orgue du Conservatoire de Paris et titulaire de l’orgue du Sacré-Cœur de Montmartre: le 3e mouvement de l’Évocation du regretté Marcel Dupré, organiste dont la virtuosité et les dons exceptionnels d’improvisateur l'avaient rendu célèbre dans le monde entier; enfin Allegresse de Jean-Jacques Grünenwald, virtuose international, organiste, compositeur, professeur d’orgue et architecte.

En ce qui concerne leur interprète Madame Françoise Aubut, elle fut la première organiste canadienne à se voir décerner en 1944 le Grand Prix du Conservatoire de Paris pour l’orgue et l’improvisation. A la suite de ce succès, cette élève de Dupré, Messiaen, Dufourcq et madame Plé-Caussade se fit entendre au Palais de Chaillot, à l’église St-Sulpice et au château de Versailles. De retour parmi nous, elle donna à travers le pays une série de récitals.

Aujourd’hui professeur à la Faculté de Musique de l’Université de Montréal, au Conservatoire de Musique et d’art dramatique de la même ville et à l’École de Musique Vincent d’Indy d’Outremont, Madame Aubut qui évalue le nombre de ses concerts à un peu plus de mille, fut sans doute l’une des premières organistes à importer au Québec la musique d’Olivier Messiaen.

Réseau FM - Lundi 14 avril 1975, 22h.30h - Récital d’orgue.

Ce Récital d’orgue du 14 avril est une réalisation de Jacques Boucher.
Rédaction par : Charlotte Ferland
Revue-pamphlet - Ici Radio-Canada- Horaire, page 5.



Article de Charlotte Ferland, Radio-Canada
Article de Charlotte Ferland, Radio-Canada (1976), dans le bulletin de l'horaire ICI RADIO-CANDADA FM annonçant une émission spéciale du Vendredi Saint au cours de laquelle Françoise Aubut interprétait Le Chemin de la Croix, de Marcel Dupré. Il s'agit, bien entendu, de l'église conventuelle St-Albert le Grand de Montréal.
( Coll. Martial Morin )
Partition dédicacée: «À ma chère et brillante élève Françoise Aubut. En bien affectueux souvenir, Marcel Dupré, Meudon, 1er juillet 1966», puis dédicacée à nouveau: «À Martial Morin, à la mémoire du Maître et avec toute mon amitié, Françoise Aubut, avril 1979»
( Coll. Martial Morin )




Signature autographe de Françoise Aubut
Signature autographe de Françoise Aubut
( Coll. Martial Morin )

Rachel Aubut et Gisèle Paquette
Rachel Aubut (soeur de la Providence, à gauche) en 1987, soeur et premier professeur de Françoise Aubut, en visite chez Maître Henri Courtemanche, qui fut député, ministre et sénateur canadien, époux de Mme Gisèle Paquette (à droite), elle-même fille du docteur Albiny et cousine germaine de Françoise Aubut. Gisèle Paquette est décédée en 2009.
( Photo famille Courtemanche, coll. Martial Morin ) DR

 


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