Le concours du Prix de Rome au milieu du XIXe siècle

L’ambition suprême de tout élève de la classe de composition du Conservatoire Royal de Musique et de Déclamation de Paris était de remporter le Grand Prix de Rome, récompense prestigieuse décernée chaque année par l'Institut et permettant au lauréat de son choix de résider à la Villa Médicis à Rome1.

Le concours du Prix de Rome s’articulait en deux phases. La sélection des candidats s’opérait au moyen d’un ‘concours d’essai’ requérant des postulants l’écriture d’une œuvre préliminaire. ‘Afin de prouver qu’ils possédaient, comme l’écrit Berlioz, le sentiment de la mélodie et de l’expression dramatique, l’art de l’instrumentation et les autres connaissances indispensables pour écrire une scène lyrique sérieuse pour une ou deux voix et orchestre, les candidats étaient tenus de composer une fugue vocale’ qu’ils devaient signer. Cette œuvre consistait donc en une fugue à huit parties et 2 chœurs sur des paroles latines que les impétrants avaient une journée pour composer2. Toutefois, à ce premier exercice, s’ajoutait la composition d’une partition pour chœur à 6 voix avec accompagnement à grand orchestre sur un texte poétique donné. Seuls les candidats dont les compositions étaient jugées satisfaisantes pouvaient alors aborder l'épreuve principale, quinze jours plus tard: la composition d'une cantate sur un texte donné3. On va voir comment s’organisaient pratiquement les épreuves en s’appuyant sur les exemples des concours de 1846 et 1847, ainsi qu’on peut les reconstituer à partir du Registre des Procès-Verbaux des Concours aux Grands Prix de l'Académie Royale des Beaux-Arts.

En 1846, les membres de la section de musique, réunis à ceux du Bureau4, s’assemblèrent le samedi 6 juin à 8h du matin au Secrétariat de l'Institut pour procéder aux opérations du concours d'essai. Comme il était d’usage, chacun des membres de la section de musique proposa un sujet de fugue et, lorsque le sort eut désigné celui proposé par M. Carafa, on choisit ensuite pour sujet de chœur 3 strophes de l’Opéra Velléda de M. Dejouy. Une fois ceci terminé, les 11 concurrents furent introduits pour prendre la dictée du sujet de fugue, puis conduits dans les loges5 placées sous la surveillance de l’agent spécial de l’Ecole des Beaux-Arts, et le jugement du 1er essai eut lieu le 13 juin. Assemblés au secrétariat de l’Institut, les membres de la section de musique6 constatèrent que dix concurrents sur onze avaient déposé leur partition de la fugue et du chœur et, les ayant examiné une à une, ils procédèrent ensuite au scrutin pour l’admission au concours définitif.

Pendant que le jury s’occupa du choix et de l’examen préparatoire des cantates pour le concours définitif, les candidats profitèrent de deux semaines de répit avant de reprendre le chemin des loges. Les opérations préliminaires du choix de la scène lyrique à mettre en musique eurent lieu le vendredi 26 juin 1846 en présence des membres de la section musique, réunis à ceux du Bureau auxquels avait été adjoint M. le marquis de Pastoret7. Les cantates furent lues successivement8 et 5 pièces réservées pour un nouvel examen. Enfin, une semaine plus tard, après une seconde lecture des pièces réservées, les jurés passèrent au scrutin et l'unanimité des voix se réunit au 1er tour en faveur du N° 14, une cantate intitulée Vélasquez écrite par C. Doucet. Après quoi, les concurrents furent introduits pour prendre la dictée de la cantate choisie.

Les Règlements pour les concours aux Grands Prix de l'Académie Royale des Beaux-Arts, Paris-1846, précisant que le nombre des concurrents admis au concours définitif était de 6 au plus, définissaient très précisément les critères auxquels devaient se soumettre messieurs les candidats. La scène lyrique à 3 voix - une de soprano, une de ténor et l'autre de basse - devait comprendre un ou deux airs, un duo et un trio - ‘dont une partie devait, autant que le projet le permettait, être sans accompagnement’ - et inclure des récitatifs servant à lier entre elles ces diverses parties. Etant entendu que cette scène lyrique devait être précédée d'une introduction instrumentale -’suffisamment développée et dont le caractère devait être conforme à celui du sujet’ - les concurrents disposaient de 25 jours pleins pour effectuer leur travail, sans sortir de leurs loges, et, le jour du jugement préparatoire, devaient, autant que possible, accompagner leur scène au piano.

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L’année suivante, l’entrée en loge pour le concours d’essai fut fixée au 5 juin 1847 à 9h et la sortie au vendredi 11 même heure9. Dès le vendredi 4, MM. Carafa, Halévy, Adam et Huvé procédèrent, avec les membres du bureau de l’Académie des Beaux-Arts, au choix du programme, qui se fixa sur un sujet de fugue soumis par M. Adam, puis sur 3 strophes retenues comme sujet de chœur.

Le lendemain, suivant le cérémonial habituel, les six concurrents furent introduits, puis, après la dictée du sujet de fugue et des 3 strophes lyriques, ils se dirigèrent ensemble vers les loges pour s’acquitter de leur tâche. Sept jours plus tard, l’assemblée du samedi 12 juin procéda au jugement du 1er essai, puis, examen fait des six partitions de fugue et du chœur, les membres de la section de musique passèrent au scrutin pour l'admission des concurrents au concours définitif10 et les ‘logistes’ eurent droit à quinze jours d’intermède avant de se mettre au travail sur la cantate sélectionnée11.

Les membres du Bureau de l’Académie et les compositeurs de la section musique n’eurent pas moins de vingt-quatre cantates à examiner lors de leur réunion du vendredi 25 juin. L’une d’elles contenait également une lettre de l'auteur de 3 cantates, adressées pour des concours antérieurs, qui supposait que ces cantates avaient été égarées puisque aucune d'elles n'avaient été choisies... Comme ses trois cantates avaient bien été lues, il fut simplement constaté que le jugement alors porté sur elles n'était pas susceptible de révision... Il fallut trois heures de travail au comité avant de tomber d’accord sur trois pièces qu’ils décidèrent de réserver pour un nouvel examen. Il s’agissait des pièces inscrites sous les n°2: Flora l'écossaise, n°21: Zephté et n°24: L'Ange et Tobie. C’est ainsi qu’après lecture d'une ultime pièce, inscrite sous le n°19 du concours de l'année précédente, intitulée Agnès Sorel et déjà réservée à l’époque, ces Messieurs levèrent leur séance à 19h en décidant de nouveau de réserver Agnès Sorel. On voit par là que l’honneur d’appartenir à l’Académie n’allait pas sans un grand nombre d’heures consacrées à ses travaux.

Lors de la réunion suivante portant sur le choix définitif en dictée de la cantate, les membres présents, après avoir fait une seconde lecture des pièces réservées de la séance tenue la veille, ouvrirent la discussion sur le mérite relatif de ces trois cantates et procédèrent au scrutin secret. C’est ainsi que la majorité absolue fut acquise au premier tour à la pièce intitulée L'Ange et Tobie, de Léon Halévy12. Ensuite, le Secrétaire perpétuel rendit compte de l'ouverture du concours définitif pour le grand Prix de musique et, immédiatement après cette opération, les concurrents admis furent introduits pour noter la pièce de vers, avant d’être conduits par le Secrétaire perpétuel, assisté de deux membres de la section, dans les loges dont ils ont prirent possession suivant leur rang d'admission13.

Si l’on s’en rapporte aux souvenirs de Berlioz, ‘le matin à onze heures et le soir à six, le concierge, dépositaire des clefs de chaque loge, venait ouvrir aux détenus, qui se réunissaient pour prendre ensemble leur repas, mais défense à eux de sortir du palais de l’Institut. Tout ce qui leur arrivait du dehors, papiers, lettres, livres, linge, était soigneusement visité, afin que les concurrents ne pussent obtenir ni aide, ni conseil de personne. Ce qui n’empêchait pas qu’on ne les autorisât à recevoir des visites dans la cour de l’Institut, tous les jours de six à neuf heures du soir, à inviter même leurs amis à de joyeux dîners, où Dieu sait tout ce qui pouvait se communiquer, de vive voix ou par écrit, entre le vin de Bordeaux et le vin de Champagne’.

La scène à mettre en musique comptait trois personnages: Tobie, l'Ange Raphaël sous le nom d'Azarias et le vieux Tobie, et se situait dans le désert près de Ninive, mais les logistes, à dix mille lieues de là, travaillaient sur les bords de la Seine dans la chaleur étouffante et l’inconfort de petites pièces situées dans les combles de l’Ecole des Beaux-Arts. Chaque chambre était meublée d’un lit, d’une chaise et d’un piano, rien de plus, et les concurrents devaient s’en contenter durant toute la durée de leur épreuve, soit pendant vingt-six jours en 184714.

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Lien vers un article détaillé sur Louis Deffès
Buste de Louis Deffès sculpté par M. Fabre sur la stèle du monument funéraire inaugué le 14 juillet 1904 au cimetière de Terre-Cabade de Toulouse
( Coll. Bertrand Malaud )

Un candidat, le Toulousain Louis Deffès, termina trois jours avant le terme fixé pour l’épreuve, mais tous ses condisciples remirent leur composition dans le délai convenu, en dépit des chaleurs suffocantes (30° et 29°6 les 5 et 6 juillet à 15h à Versailles où les températures oscillèrent entre 28°7 maximum et 33°8 du 11 au 17 juillet en début d’après-mid). On ne dispose pas des relevés quotidiens pour Paris, mais l’on sait toutefois que la température moyenne mensuelle pour juillet 1847 y fut de 25°2 à 15 heures et que la moyenne des maxima diurnes s’y établit à 25°5. Il est donc facile d’imaginer l’épreuve qu’eurent à subir les logistes dans le confinement des combles, mais s’il est incontestable que les candidats souffrirent de ces fortes températures, leurs camarades en souffrirent plus encore en 1848, puisque la température maximale mensuelle s’établit en moyenne à 31°3 pour Paris !

L’attente du verdict, retardé par suite de circonstances contraires, prit fin le samedi 14 août 1847 lorsque le Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts donna lecture du procès-verbal de la séance tenue la veille à l'École des Beaux-Arts, pour le jugement préparatoire, et fit introduire les chanteurs choisis pour exécuter les scènes lyriques15 en suivant l'ordre d'admission des auteurs au concours définitif.

Quand l’exécution fut terminée, le Président adressa les remerciements de l'Académie aux chanteurs et, après que ceux-ci se furent retirés, donna lecture des articles du règlement concernant le jugement définitif. Puis vint l’heure décisive: R. Rochette demanda ‘à quel n° devait être accordé le 1er grand Prix ?’ et Pierre Louis Deffès, n° 6, l’emporta sur ses autres camarades en bénéficiant dès le premier tour de l’unanimité moins une voix. La même majorité se prononca pour accorder un 2ème grand Prix et, en raison de l’exceptionnelle qualité des concurrents, le jury alla même jusqu’à décerner un 2ème Second Grand Prix16.

42e  lauréat à recevoir le Premier Grand Prix si convoité, Deffès fut aussi le premier musicien Toulousain à ceindre la couronne, symbole du concours depuis sa création en 1803.

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La satisfaction d’être désigné lauréat d’un grand prix prestigieux n’était pas seulement d’amour propre et de nature morale puisque cette distinction s’accompagnait d’avantages très sensibles. Ainsi au titre du règlement, le musicien primé se voyait d’emblée exempté du service militaire en vertu du § 6 de l'art. 14 de la loi sur le recrutement de l'armée, et, comme tous les premiers Grands-Prix de chaque section, se voyait remettre une couronne et une médaille d'or17. La scène lyrique, qui l’avait désigné aux suffrages des membres de la section musique de l’Académie Royale des Beaux-Arts, valait, en outre, au 1er Grand Prix de composition musicale d’être exécutée (art.19) lors de la séance publique de l'Académie. Mais, avec la notoriété s’attachant à cette distinction, le plus important pour les lauréats était cependant d’aller aux frais de l'Etat passer à Rome un nombre d'années déterminé pour chacun des arts (art. 15) et de devenir ainsi pensionnaire pro tempore de la prestigieuse Villa Médicis18. Avant son départ de Paris, chaque élève recevait une somme de 600 francs pour les frais de son voyage (et autant au retour), puis, pendant son séjour en Italie, une somme annuelle de 1200 francs, répartie de la façon suivante: 1°) 900 francs comptés en argent, à raison de 75 francs par mois, pour son entretien personnel, les dépenses des travaux d'obligation et enfin pour ses courses et recherches spéciales, et 2°) 300 francs disposés dans un fonds de réserve, dont il lui était tenu compte dans la dernière année de sa pension, après qu’il eut rempli toutes les conditions imposées par le règlement.

Rayé de la liste des élèves du Conservatoire le 30 septembre 1847, il restait encore au lauréat à goûter aux joies de la cérémonie de son triomphe, lors de la séance publique annuelle de l’Académie Royale des Beaux-Arts. Pour rendre compte du rituel de cette solennité, empruntons à Berlioz la description qu’il en fit dans ses Mémoires. ‘Tous les ans, le même jour, à la même heure, debout sur la même marche du même escalier de l’Institut, le même académicien répète la même phrase au lauréat qui vient d’être couronné. Le jour est le premier samedi d’octobre; l’heure, la quatrième de l’après-midi; la marche d’escalier, la troisième; l’académicien, tout le monde le connaît; la phrase la voici:

‘Allons, jeune homme, courage; vous allez faire un beau voyage… la terre classique des beaux-arts… la patrie des Pergolèse, des Piccinni… un ciel inspirateur… vous nous reviendrez avec quelque magnifique partition… vous êtes en beau chemin’.

Pour cette glorieuse journée, les académiciens endossent leur habit brodé de vert; ils rayonnent, ils éblouissent. Ils vont couronner en pompe, un peintre, un sculpteur, un architecte, un graveur et un musicien. Grande est la joie au gynécée des muses.(...). On rassemble alors un orchestre tout entier; il n’y manque rien. Les instruments à cordes y sont; on y voit les deux flûtes, les deux hautbois, les deux clarinettes. On y trouve les quatre cors, les trois trombones, et jusqu’à des cornets à pistons, (...). L’Académie, ce jour-là, ne se connaît plus, elle fait des folies, de véritables extravagances; elle est contente (...). Le chef d’orchestre, armé de l’archet conducteur, donne le signal’. Puis, une fois l’exécution finie, ‘monsieur le secrétaire perpétuel prononce à haute et intelligible voix les noms et prénoms de l’auteur, tenant d’une main la couronne de laurier artificiel qui doit ceindre les tempes du triomphateur, et de l’autre une médaille d’or véritable, qui lui servira à payer son terme avant le départ. (...) Le lauréat se lève; il embrasse M. le secrétaire perpétuel. On applaudit un peu. A quelques pas de la tribune de M le secrétaire perpétuel se trouve le maître illustre de l’élève couronné; l’élève embrasse son illustre maître; c’est juste. On applaudit encore un peu. Sur une banquette du fond, derrière les académiciens, les parents du lauréat versent silencieusement des larmes de joie; celui-ci, enjambant les bancs de l’amphithéâtre, écrasant le pied de l’un, marchant sur l’habit de l’autre, se précipite dans les bras de son père et de sa mère, qui, cette fois, sanglotent tout haut: rien de plus naturel. Mais on n’applaudit plus, le public commence à rire’.

La séance qui consacra Deffès, présidée par M. Huvé le samedi 3 octobre 1847, se déroula selon un cérémonial quelque peu différent de celui décrit par Berlioz et commença par une ouverture d’Alphonse Renaud de Vilback, le jeune musicien aveugle co-lauréat avec Victor Massé du Grand Prix en 1844, qui revenait à Paris après 13 mois de séjour à Rome19. Puis l’assistance eut lecture du rapport sur les ouvrages des pensionnaires de l'Académie de France à Rome avant la remise des Grands Prix de peinture, de sculpture, d'architecture et de composition musicale. Il restait encore au public à entendre une notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Langlois par R. Rochette, avant qu’on en vienne, pour la clôture de la séance, à l’exécution de la scène ayant remporté le 1er grand Prix de composition musicale. Alors Louis Deffès, pour la première fois, put juger de l’effet sur l’auditoire de sa composition exécutée par un orchestre complet20 qui, avec le concours de MM. Roger, Alizard et Mlle Grimm, interpréta la grande scène du concours L’Ange et Tobie dans laquelle on applaudit surtout un trio sans accompagnement d’un grand mérite.

Enfin, il faut préciser que le nouveau Grand Prix de Rome pouvait de nouveau savourer son succès juste après la rentrée des classes lors de la séance publique annuelle du Conservatoire Royal de Musique et de Déclamation. En effet, en préambule de la saison des concerts du Conservatoire, cette séance - qui, en 1847, eut lieu le dimanche 21 novembre - était l’occasion d’entendre, le concert vocal et instrumental traditionnellement organisé à la suite de la distribution des prix, et fournissait ainsi l’occasion de se rendre compte du travail que le lauréat aurait bientôt à fournir pour composer une ouverture, telle celle que fit jouer ce jour-là G. Mathias.

Bertrand Malaud

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1) Le Prix de composition musicale créé en 1803, celui de gravure en taille douce, organisé tous les deux ans et créé en 1804, de même que le concours de gravure en pierres fines, ayant lieu tous les 4 ans et établi en 1807, ont été supprimés par décision d'A. Malraux, ministre de la Culture, en 1968. [ Retour ]

2) Les candidats recevaient tous en même temps le sujet et les paroles, au moment d'entrer en loge. [ Retour ]

3) Les chœurs écrits pour les épreuves préliminaires du Prix de Rome sont presque toujours tombés dans l'oubli à la différence des cantates. [ Retour ]

4) Etaient présents MM Spontini, Auber, Carafa, Halévy, Adam (qui succéda à Berton en 1844), Ramey (Président) et Huvé (Vice-président) secrétaire par intérim. [ Retour ]

5) Les concurrents admis en loge recevaient une indemnité, fixée à 50 fr. en juil. 1848, et l'indemnité pour frais d'exécution du concours était fixée à 50 fr. pour chaque musicien. [ Retour ]

6) Aux membres présents lors de la séance précédente s'était adjoint Halévy; la séance fut levée à 2h. [ Retour ]

7) Aux membres indiqués vint s'ajouter Raoul Rochette; la séance fut levée à 19h. [ Retour ]

8) Lecture faite, suivant l'ordre d'inscription, celles portant les n° 1, 2, 3, 4, 5, 7; 8; 9, 10, 11, 12, 16, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 24 et 25 furent écartées comme ne remplissant pas les conditions du programme et les n° 6, 13, 14, 15 et 19 réservées pour un nouvel examen. [ Retour ]

9) Séance du samedi 16 janvier 1847: « Le concours de composition musicale de cette année est fixé de la manière suivante: savoir: concours d'essai: entrée en loge le 5 juin à 9h du matin; sorti de loge le vendredi 11 juin à 9h; jugement le samedi 12 juin. Concours définitif: entrée en loge le samedi 26 juin à 9h du matin; sortie de loge le jeudi 22 juil.; jugement préparatoire le 6 août et jugement définitif le samedi 7 août. La cantate devra être remise avant le 19 juin ». [ Retour ]

10) Etaient présents: Carafa, Halévy, Auber, Adam et Huvé. [ Retour ]

11) La sélection de la cantate fut opérée par MM Adam, Carafa, Auber, Huvé, Halévy et Rochette, réunis aux membres du bureau (auxquels avait été adjoint le baron Taylor): MM Leclère, Nanteuil, Blondel, Lemaire, Debrez, Le Bar, A. Dumont, Duvret, Ramey, Drolling, David, d'Houdetos, de Cailleux, de Clarac, Desnoyer, Turpin, Pradier, Spontini, Gatteaux, Dures, Hersens, Bracassas, Heim, Dumons, Forster, Couder, Gauthier, Lesueur, Vernet, Caristie, Picot, Garnier, Fontaine et Quatremère de Quincy. [ Retour ]

12) La séance, commencée à 10h, rassembla le cénacle des noms déjà connus de la section de musique, MM Adam, Carafa, Auber, Huvé, Halévy, Rochette, en plus de Taylor et des membres du bureau, MM Leclère, Nanteuil, Blondel, Lemaire, Debrez, Le Bar, A. Dumont, Duvret, Ramey, Drolling, David, d'Houdetos, de Cailleux, de Clarac, Dumont, Desnoyer, Turpin, Pradier, Spontini, Gatteaux, Dures, Hersens, Bracassas, Heim, Dumons, Forster, Couder, Gauthier, Lesueur, Vernet, Caristie, Picot, Garnier, Fontaine et Quatremère de Quincy. [ Retour ]

13) Selon ce que raconte J. Massenet dans Mes souvenirs, les candidats devaient payer leurs frais de nourriture et la location du piano s'ils désiraient disposer d'un instrument sous la main. Berlioz, dans ses Mémoires, ne précise pas si, de son temps, les candidats devaient effectivement louer le piano. Plus tard, L'Ange et Tobie servira d'exercice à Bizet pour s'essayer à la forme particulière des scènes dramatiques des cantates à 3 voix du prix de Rome. [ Retour ]

14) L'entrée en loge avait été fixée au samedi 26 juin 1847 à 9h et la sortie au jeudi 22 juilet, à la même heure. Il semble cependant que les candidats faisaient 'relâche' le dimanche; si tel fut le cas, ils passèrent donc 22 jours en loge puisque la période du concours incluait 4 dimanches. [ Retour ]

15) Samedi 17 juillet 1847, il fut décidé que « la séance de jugement du grand Prix de musique, initialement fixée au samedi 7 août, serait renvoyée au samedi d'après, 14, à cause des concours du Conservatoire qui retenaient plusieurs membres de la section le samedi 7 ». Onslow (qui succéda à Cherubini en 1842) était présent à la session, ouverte la veille à midi, qui établit le palmarès au terme des délibérations du jury auxquelles prirent part Taylor, l'académicien libre, Auber, Halévy, Carafa, Adam, Huvé, le Président, et R. Rochette, le Secrétaire perpétuel. [ Retour ]

16) Le jury attribua le Premier Second Grand Prix à un élève d'Hippolyte Colet, Joseph-Eugène Crèvecoeur, né à Calais le 12 janv. 1819, et accorda le Deuxième Second Grand Prix à un élève de MM Carafa et Zimmermann, Joseph-Auguste Charlot. [ Retour ]

17) Cf. Règlements pour les concours aux grands prix de l'Académie Royale des Beaux-Arts, Paris-1846. [ Retour ]

18) Les élèves ayant obtenu le Premier Grand Prix étaient pensionnés pendant 5 ans pour la musique. [ Retour ]

19) Aux 2 candidats qui obtinrent leur Premier Grand grand Prix sur la cantate Le Renégat d'Alger de M. le marquis de Pastoret, s'ajouta cette année 1844 Jean-Henri Mertens, élève de Carafa, qui obtint un 2ème Grand Prix. [ Retour ]

20) Il arrivait aux lauréats d'apporter des modifications à leur cantate, à l'insu des membres du jury mais après la fin du concours, juste avant la répétition générale; ce que Berlioz ne se fit pas faute de faire en 1830. Les Règlements de l'Académie n'admettaient, pour la séance publique, que des compositions de ses jeunes pensionnaires de Rome. [ Retour ]

Copyright Bertrand Malaud
16 septembre 2001

 


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