Prix de Rome 1910-1919

Noël GALLON - Paul PARAY - Vladimir DYCK - Édouard MIGNAN - Lili BOULANGER - Claude DELVINCOURT - Marcel DUPRÉ - Raymond de PEZZER - André LAPORTE - Jacques IBERT - Marc DELMAS - Jean DÉRÉ


1910
Iconographie : voir notre page des Prix de Rome 1909-1913
Noël GALLON (1891-1966)

Noël Gallon
Noël GALLON au château de Compiègne en 1909
( photo Ruck, Musica, juillet 1909 )
Noël Gallon (1891-1966), Premier Grand Prix de Rome en 1910, enseigna le contrepoint et la fugue au CNSM. A publié entre autres ouvrages didactiques un Traité de contrepoint en collaboration avec Marcel Bitsch. Les frères Jean et Noël Gallon formèrent de nombreux musiciens tels que Tony Aubin, les frères René et Henri Challan, Jeanne Demessieux, Maurice Duruflé, Henri Dutilleux, Olivier Messiaen, Jean Rivier, Pierre Sancan.
( Notes provisoires )


 
Classe de Noël Gallon en 1952
Classe de contrepoint et de fugue de Noël Gallon au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1952. Parmi les 13 élèves, 1er rang de gauche à droite: X..., Jean-Pierre Rivière, Alphonse Autran, René Maillard, Beaufort (en uniforme), Cyril Squire, Roger Hugon, Sylviane Lancel, Pierre Bauzin. 2ème rang, de gauche à droite: Moïse Franco, X..., X..., Pierrette Mari.
( Photo Jean Hames, Neufchâtel-en-Bray, coll. René Maillard )

On trouvera une autre photo de la classe de Noël Gallon au CNSM de Paris dans la page consacrée aux Mémoires de Thérèse Brenet.



1911

Paul PARAY (1886-1979)

Paul Paray (1886-1979), Grand Prix de Rome 1911
( photo Ruck )
Paul Paray (1886-1979), Grand Prix de Rome 1911, en loge au château de Compiègne durant l'épreuve éliminatoire en mai 1911. Chef d'orchestre des Concerts Lamoureux, des Concerts Colonne et à l'Opéra de Paris, il a été également appelé à la tête de l'orchestre symphonique de Détroit (USA) en 1952. Élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1950, il est l'auteur de plusieurs œuvres fort bien écrites.

D.H.M.

Article détaillé et illustrations

Vladimir Dyck
Vladimir Dyck, novembre 1903
Musica 1904, coll. DHM )
Vladimir DYCK (1882-1943)

Article détaillé, illustrations et extraits de partitions.



1912
Pas de premier prix

Édouard MIGNAN (1884-1969)

Edouard Mignan (1884-1969), premier Second Grand Prix de Rome en 1912. Organiste du grand-orgue de St-Thomas d'Aquin, puis de celui de celui de la Madeleine, à Paris, on lui doit principalement des suites pour orchestre, des choeurs sacrés et de nombreux motets et pièces pour orgue.
( photo Musica, 1911. )
Édouard Mignan (à gauche), en compagnie de Noël Gallon (au centre) et de Paul Paray, lors de la première épreuve du Prix de Rome en juin 1910
( photo Bert )

Affiche concert "Centenaire d'Alexandre Guilmant", le 12 mars 1937 à l'église de la Sainte-Trinité (Paris), dans le cadre du Congrès international de musique sacrée tenu lors de l'Exposition Internationale de 1937.
( Coll. D.H.M. )
Lettre autographe d'Edouard Mignan,
9 mars 1937
( Coll. D.H.M. )


1913

Le concurrents du Prix de Rome 1913
Château de Compiègne, 6 mai 1913, les 13 concurrents pour l'épreuve éliminatoire du Prix de Rome avant leur entrée en loge pour 4 jours (du 6 au 10 mai). De gauche à droite : Marcel Dupré, Claude Delvincourt, Roland Saint-Aulaire, André Laporte, Marc-César Scotto, Lili Boulanger, Jacques de la Presle, Marcel Tournier, Marcel Grandjany, Edouard Mignan, Marc Delmas, Raymond de Pezzer, Mlle Guillot.
( photo Brod, in Comoedia, 7 mai 1913, coll. famille de la Presle )

Lili BOULANGER (1893-1918)

Audio lecteur Windows Media Lili Boulanger, Nocturne, pour violon ou flûte et piano, dédicacé "à ma chère Marie-Danielle Parenteau" (composé à Paris, le 27 novembre 1911, édité en 1919 par Ricordi)
Fichier audio (flûte et piano) par Max Méreaux (DR.)

 Claude Delvincourt, Lili Boulanger, Marc Delmas et Edouard Mignan.
Mai 1913, les lauréats reçus au concours d'essai pour le Prix de Rome et admis à participer à l'épreuve finale : (de g. à dr.) Claude Delvincourt, Lili Boulanger, Marc Delmas et Edouard Mignan. Egalement reçu mais absent sur cette photo : Marcel Dupré. Marc Delmas obtiendra le Grand Prix après la guerre, en 1919.
( Photo Musica, coll. D.H.M. )

Lili Boulanger et Claude Delvincourt
Lili Boulanger et Claude Delvincourt, lauréats du Prix de Rome 1913
( cliché Ruck/Musica )

Plaque commémoratrice, maison de campagne de la famille Boulanger
Maison de campagne de la famille Boulanger
Hameau de Hannencourt, commune de Gargenville (Yvelines), maison de campagne de la famille Boulanger, achetée en 1907, pour se rapprocher de leur ami, le pianiste et compositeur Raoul Pugno, alors Maire de la commune et propriétaire d'une maison située non loin des "Maisonnettes".
( Photos Marie-France Chatelet )

Claude DELVINCOURT (1888-1954)

Une partie des concurrents pour le Grand Prix de Rome en 1910 au château de Compiègne. De gauche à droite : Paul Paray, Noël Gallon, Édouard Mignan et Claude Delvincourt
( photo Ruck, Musica )
Claude Delvincourt (1888-1954), Grand Prix de Rome 1913, obtint en 1911 le premier Second Grand Prix (derrière Paul Paray) et décrocha le Premier Grand Prix deux ans plus tard en même temps que Lili Boulanger. Directeur du Conservatoire de Paris en 1941, c'est à lui que l'on doit la création de l'Orchestre des Cadets du Conservatoire.

D.H.M.

Consultez aussi une biographie détaillée.



1914

Marcel DUPRÉ (1886-1971)

Marcel Dupré aux claviers de l'orgue Wanamaker de Philadelphie.
Marcel Dupré aux claviers de l'orgue Wanamaker de Philadelphie, vers 1925
Photo W.H. Hoedt studios Inc., Philadelphie
Consultez un article détaillé et diverses illustrations sur cette page spécifique.


Raymond de PEZZER (1885-1924 )

Raymond de Pezzer en 1914
Raymond de Pezzer en 1914
Musica, coll. DHM )
Signature du Dr. Oscar de Pezzer
Signature autographe du Dr. Oscar de Pezzer
(novembre 1885)

Né le 21 novembre 1885 au domicile de ses parents, 13 rue Saint-Florentin à Paris VIII°, Raymond Fernand Pierre de Pezzer est le fils du Docteur Oscar Michel Bienvenu de Pezzer (1853-1920, inhumé au Père-Lachaise) et de Marguerite Marie Vial. Médecin dans le huitième arrondissement parisien, résidant rue St Florentin, puis 8 boulevard Malesherbes et enfin rue de Miromesnil à Paris VIIIe, on doit au Dr de Pezzer l’invention de la "sonde de Pezzer", cathéter urétral toujours utilisé de nos jours (brevet US 504424 du 5 septembre 1893). Installée vers 1895 au n° 102 de la rue de Miromesnil, il est probable que la famille de Pezzer a fréquenté le Salon de Geneviève Strauss, née Halévy (1849-1926). Fille de Fromental Halévy, elle avait épousé en 1869 et en premières noces Georges Bizet, avant de convoler en secondes noces, en 1886, avec Emile Strauss (1844-1939), l'avocat-conseil des Rotschild. En cette fin du XIXème elle tenait son Salon siècle dans son hôtel particulier du numéro 104 de cette même rue. S'y rencontraient des artistes, écrivains, journalistes, hommes d'affaires et autres hommes politiques de renom, parmi lesquels Reynaldo Hahn, Marcel Proust, Arthur Meyer, Fernand Gregh, Robert de Flers, Henri Barbusse, Léon Blum, Georges de Porto-Riche, Paul Hervieu…

La musique était en effet à l'honneur chez le Dr. de Pezzer qui était très lié au chanteur (basse) Pierre Samson [dit Pedro] Gailhard (1848-1918), futur directeur de l'Opéra de Paris (1884 à 1891, puis 1893 à 1907) puis du Conservatoire de New York. D'ailleurs, il donna ses prénoms à son second fils (Pierre André Samson), hélas décédé à l'âge de huit jours le 9 mars 1889. C'est ainsi que Raymond de Pezzer entreprit des études musicales au Conservatoire de Paris, tout en effectuant parallèlement des études de droit à l'Université de Paris. Avocat à la cour de Paris, en 1911 il présentait sa thèse de doctorat L'Opéra devant la loi et la jurisprudence (Paris, chez A. Manier, 148 p.). En 1914, à la veille de la première guerre mondiale, il se présentait au Concours du Prix de Rome et obtenait, derrière Marcel Dupré, un premier Second Grand Prix, avec la cantate Psyché. Le jury, qui s'était réuni le 3 juillet, comprenait notamment Saint-Saëns parmi ses neuf membres. En 1912 et 1913 de Pezzer s'était déjà présenté à cette épreuve et avait échoué, mais le Concours n’ayant pu se dérouler entre 1915 et 1918, il dut attendre sa reprise en 1919 pour se présenter une ultime fois. Cette-année-là, il concourait aux côtés de Marguerite Canal, Georges Becker, Jean Déré, Jacques Ibert et Marc Delmas, mais le jury de l'Académie des Beaux-Arts ne lui décerna aucune récompense !

La villa Etchegorria à Cambo-les-Bains
Villa Etchegorria à Cambo-les-Bains, à l'époque de la mort de Raymond de Pezzer
( coll. D.H.M. ) DR

Sous-officier d'infanterie durant la Grande Guerre, il fit partie des "compositeurs aux armées" dont des œuvres sont données, en avril 1917 au Théâtre de Monte-Carlo, au cours d'un concert dirigé par Henri Büsser et organisé au bénéfice des œuvres de bienfaisance des militaires. Figuraient également des pages de Fernand Halphen (lieutenant d'infanterie), Philippe Gaubert (Sous-officier d'infanterie), Marcel Tournier (adjudant d'infanterie), André Gailhard (chef de section au 1er génie) et Claude Delvincourt (Sous-lieutenant d'infanterie). Ce dernier, présent dans la salle, était longuement applaudi pour son poème symphonique Typhon.

A partir de mars 1919, le Théâtre des Champs-Elysées, qui venait d'être repris par une nouvelle Société sous la gérance de M. Bravard, engage Raymond de Pezzer pour organiser, chaque vendredi, des séances de musique de chambre. Plus tard, en 1922, le Théâtre Femina monte sa scène lyrique sur la Judith de Béthulie et la même année, lors de l'ouverture du 12ème Salon des Musiciens Français (31 octobre), son nom apparaît dans la liste des œuvres données lors du concert dans la Salle des concerts du Conservatoire, sous le haut patronage du Président de la République et dirigé par Maxime Thomas, avec le concours de quarante solistes et de quatre-vingt choristes, (œuvres de Henry Rabaud, Georges Hue, Paul Bazelaire, Camille Chevillard, Grumbach, Hillemacher, Fernand Jouteux, Paul Ladmirault, Raymond de Pezzer, Achille Philip, Gabriel Pierné, Camille Saint-Saëns.)

Au cours des années 1920, Raymond de Pezzer faisait également paraître des mélodies chez Ricordi (23 rue de la Pépinière, Paris), notamment : L'Ombre sur les yeux (paroles de l'auteur), Le Cimetière ensoleillé (paroles de l'auteur), Aubade (paroles de Samain) et Chant pastoral (paroles de Pihonys). On lui doit aussi la musique du mystère en 1 acte et 2 tableaux de P. Gaillard et Armand Sylvestre, Le bon laboureur (Paris, C. Lévy, 1912, in-16, 13 p.)

Célibataire, domicilié avec sa mère 33 rue Erlanger à Paris XVI°, Raymond de Pezzer décède à l'âge de 37 ans, le 5 août 1924 à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), dans la Villa Etchegorria où il séjournait. Cette maison avait autrefois été habitée par Edmond Rostand, venu à Cambo-les-Bains pour soigner une pneumonie dont il s'était mal remis. De 1900 à 1906, il avait résidé dans ce lieu, avant d'habiter dans la Villa Arnaga qu'il venait de faire construire.

La sœur de Raymond de Pezzer, Arlette, née le 19 juillet 1897 au domicile de ses parents, 8 boulevard Malesherbes, a épousé en 1919 Philippe Larnaudie.

Denis Havard de la Montagne



Audio lecteur Windows Media Raymond de Pezzer, L'Ombre sur les yeux, mélodie pour chant et piano
(Paris, Ricordi, 1924) Bnf/Gallica
Fichier audio par Max Méreaux avec transcription de la partie chant pour clarinette (DR.)


André LAPORTE (1889 - 1918)

André Laporte en 1914.
( photo Musica, 1914. )
André Laporte en 1913
( photo Musica, 1913. )

Né le 19 mai 1889 à Paris, d'un père marchand de bois, ce musicien est totalement oublié de nos jours. On possède d'ailleurs très peu d'informations le concernant : entré jeune au Conservatoire de Paris, il y fréquenta notamment les classes de Lavignac (harmonie), Caussade (contrepoint), Gigout (orgue) et Vidal (composition). Premier prix de contrepoint, deuxième prix d'accompagnement et premier accessit d'harmonie en 1911, premier accessit de fugue en 1912, premier accessit d'orgue l'année suivante, il se présentait au Concours de Rome dès 1912, mais échoua deux années de suite avant de remporter en 1914, avec la cantate Psyché, un deuxième Second Grand Prix, derrière Marcel Dupré. Sans doute eut-il l'intention de concourir à nouveau les années suivantes pour décrocher la plus haute récompense, mais la guerre arriva et le Concours de Rome ne put se dérouler entre 1915 et 1918! Ses œuvres sont mal connues ; on sait cependant qu'en 1913 le Prix Rossini d'un montant de 3000 francs lui était décerné par l'Académie des Beaux-Arts pour sa partition la Joie de vivre, conte lyrique en un acte sur un poème de Louis Tiercelin.

André Laporte est mort, célibataire, le 2 avril 1918 à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce (Paris), alors soldat à la section d'automobiles Transport de Matériel. Il était domicilié chez ses parents, 60 rue de Bagnolet, dans le vingtième arrondissement parisien.

D.H.M.

           

Audio lecteur Windows Media André Laporte, Berceuse pour chant et piano, poésie de Mareil, dédicacée “à Mademoiselle Jeanne Legrand”
(1913, Maurice Vieu et Jane Vieu, éditeurs, 51 rue de Rome, Paris/coll. BNF-Gallica).
Fichier audio par Max Méreaux, avec transcription de la partie vocale pour clarinette (DR.)



1915-1918

Pas de concours


1919

(Excelsior, 10 août 1919) DR.




Liste des 23 candidats au Prix de Rome 1919
cités dans l’article de l’Excelsior

 

 

- Marguerite CANAL (1890-1978), admise à l’épreuve définitive, obtient un 1er second grand Prix. Elle remportera l’année suivante le grand Prix et enseignera longtemps le solfège (chant) au Conservatoire de Paris, tout en se livrant à la composition.

 

- Renée de MARQUEIN (et non de Merquein) (1891-1990), en réalité SOL de MARQUEIN. Amie de Lili Boulanger, elle est élève de sa sœur Nadia, et deviendra en 1922 Mme Louis Trépard.

 

- Madeleine DEDIEU-PETERS (et non Deelière-Peters) (1889-1947). Compositrice, elle a été notamment élève de la classe de direction d’orchestre de Vincent d’Indy au Conservatoire de Paris (1917).

 

- Marcelle SOULAGE (1894-1970), future professeur de solfège au Conservatoire de Paris et compositrice.

 

- Emilie SAVENAY (et non Savinay) (1889-1961), en réalité Emilie SEMANA, dite Savenay. Est notamment l’auteur de mélodies (1914).

 

- Marthe GUYARD (1894-1974). Née à Amiens (Oise) et morte à Bar-le-Duc (Meuse), elle se représente à nouveau vainement au Concours de Rome les années suivantes, mais semble avoir abandonné la musique après son mariage en 1922 à Mantoche (Haute-Saône) avec un certain Fernand Mouilleron.

 

- Paul LEVI (1890-1923), 1er accessit de direction d’orchestre en 1921 dans la classe de Vincent d’Indy au Conservatoire de Paris, il fondera cette même année une « Association des Concerts Paul Lévi » avec laquelle il se produit en concert à paris à la tête d’un orchestre de 80 musiciens. Prématurément décédé à l’âge de 33 ans, on lui connaît au moins une Sonate pour piano, interprétée par Robert Casadesus en avril 1924 à Paris, lors d’une séance de la Société Musicale Indépendante.

 

- Raymond de PEZZER (1885-1924), admis à l’épreuve définitive, mais non primé. Avait déjà reçu un 1er second grand Prix derrière Marcel Dupré au Concours de 1914.

 

Pierre Menu
Pierre Menu, mort à l'âge de 23 ans
(coll. BnF-Gallica) DR.

- Henri VASSEUR (1886-1945), fils d’un horloger de Samer (Pas-de-Calais), il est professeur de musique à Paris en 1906. On le trouve plus tard, en 1928, directeur de l’Ecole Normale de la Seine (rue Molitor, Paris 16e), puis, en 1943, Inspecteur général de l’Instruction publique, sans pour autant abandonner la composition musicale.

 

- Roland SAINT-AULAIR-LA-DURANTIE (1886-1964). Futur professeur de musique à Paris.

 

- Georges BECKER (1892-1971), admis à l’épreuve définitive, mais non primé. Futur pédagogue et compositeur, auteur, entre autres de pages pour piano et d’un Cours complet de solfège en 8 volumes (Leduc, 1934-1961), suivi d’un Cours complet de dictées musicales en 6 volumes (Leduc, 1956).

 

- Marc DELMAS (1885-1931), admis à l’épreuve définitive, obtient le 1er grand Prix.

 

- Jacques IBERT (1890-1962), admis à l’épreuve définitive, obtient un 2ème premier grand Prix.

 

- Paul FIÉVET (1892-1980), futur pianiste, chef d’orchestre et compositeur, entre autres, de plusieurs suites symphoniques et quatuors à cordes.

 

- Robert SIOHAN (1894-1985), futur altiste, chef d’orchestre, chef de chœur et professeur de déchiffrage au Conservatoire de Paris. Il épousera en 1921 Corrie Psichari, petite-fille d’Ernest Renan.

 

- Marcel TRÉMOIS (1891-1974), futur pianiste et compositeur, membre des jurys du Conservatoire pour le piano.

 

- Francis BOUSQUET (1890-1942), à nouveau candidat en 1923 il obtiendra un 2ème premier grand Prix, avant de prendre la direction du Conservatoire de Roubaix.

 

- Jean DÉRÉ (1886-1970), admis à l’épreuve définitive, obtient un 2ème second grand Prix.

 

- Georges MIGOT (1891-1976), compositeur et futur enseignant à la Schola Cantorum.

 

- Robert BRÉARD (1894-1973), à nouveau candidat en 1923, il déroche cette fois un 1er second grand Prix. Pianiste, organiste et chef d’orchestre, il se livra également à la composition musicale.

 

- Robert DUSSAUT (1896-1969), se présentera une nouvelle fois en 1924 et obtiendra cette fois le grand Prix. Futur professeur au Conservatoire, il sera également l’auteur de nombreuses compositions.

 

- Pierre SAUNIER (1891-?), fils de Marius, rentier à Paris, et de Marie-Louise Jauvat.

 

- Marcel LECACHEUR, né le 13 août 1894 à Montfort-sur-Risle (Eure), élève de la Maîtrise de la cathédrale de Rouen, organiste de l’église Saint-Clément de Rouen. Exempté du service militaire pour une tuberculose pulmonaire, il meurt à l’âge de 27 ans, le 7 juin 1922. Admis au Conservatoire en 1915, il y obtient un 1er prix d’excellence d’harmonie en 1918. On lui doit quelques œuvres parmi lesquelles, éditées à Paris, chez Maurice Sénart, un Ave Maria et un Tantum ergo pour chant et orgue, un Trio en ré mineur pour piano, violon et violoncelle, et des mélodies pour chant et piano, dont Le Rêve, marche triomphale des poilus (Rouen, A. Pierre-Pani).

 

 

Candidats non mentionnés dans cette liste

 

- Aimé STECK (1892-1966), inscrit mais renonce. Se représentera plus tard et obtiendra en 1922 un 2ème second grand Prix. Chef des chœurs à l’Opéra-Comique et enseignant au Conservatoire de Versailles, il partagera son temps avec la composition musicale, parmi laquelle on relève de nombreuses partitions de musique religieuse.

 

- Pierre MENU (1896-1919), inscrit, mais ne peut se présenter aux épreuves en août 1919 car gravement malade. Né à Paris le 9 juillet 1896, atteint d’une tuberculose pulmonaire il décède dans son domicile parisien le 16 octobre 1919, à l’âge de 23 ans, « mort pour la France ». Admis au Conservatoire de Paris dès l’âge de 10 ans (novembre 1906), élève plus tard de Nadia Boulanger, on lui doit notamment un Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle (novembre 1915), une Sonatine pour quatuor à cordes, en ré mineur (décembre 1916), enregistrée en 2014 par le « Galatea quartet » (Sony music), une Fantaisie dans l’ambiance espagnole, pour piano et orchestre (réduction pour deux pianos par Nadia Boulanger éditée à Paris, chez Durand) et quelques mélodies. Durant la Grande Guerre, incorporé le 3 septembre 1917 dans le 83e Régiment d’artillerie lourde, il était ensuite passé au 63e Régiment d’artillerie le 4 avril 1918, puis au 67e Régiment d’artillerie lourde le 12 juin 1918, avant d’être réformé définitivement le 23 août 1919 par la Commission de réforme de Chartres pour « tuberculose pulmonaire bilatérale ouverte des deux sommets à la période de condensation avec pleuro-congestion de la base gauche », maladie qui le conduisait au tombeau à peine deux mois plus tard. Il avait été nommé Brigadier le 29 octobre 1918 et son signalement sur sa fiche militaire nous apprend qu’il était blond aux yeux marrons, avec un visage ovale et mesurant 1,75 m.

 

D.H.M.

(janvier 2020)



Jacques IBERTpage spécifique )
Jacques Ibert (1957)
Jacques Ibert, en 1957
( coll. Alain Bernaud ) DR

Marc DELMAS (1885-1931)

Marc Delmas en 1908
Vers 1908.
Musica, coll. DHM )

MARC DELMAS  vu par Raymond Escholier, en 1930

 

Ce qui me plaît le plus en Marc Delmas, c’est qu’il est vivant. Grand, robuste, haut en couleur, l’œil malin sous le lorgnon, il a, de par ses origines contractées, un pied dans le Nord, à Saint-Quentin, et l’autre dans le Midi, au pays de Cantegril. Cela explique bien des choses... Natif de Lagarde, près Mirepoix, fils d’un Ariégeois, et d’une Toulousaine, en même temps que petit-fils d’une Valenciennoise, il a vu le jour à Saint-Quentin, le 28 mars 1885. Sur sa face épanouie, vous chercheriez en vain le sourire pincé de son illustre compatriote, Maurice Quentin de la Tour. Certes, il n’y a en Delmas rien de pincé, tout chez lui est spontané, primesautier, franc, gaillard, voire débridé ; et c’est bien là sans doute ce qui agace tant certains de ses bons confrères réticents et aigris, dont les élégantes et laborieuses inspirations paraissent toujours un peu dosées, telles des drogues dangereuses, au compte-goutte.

 

Ses attaches avec la France du Nord, ses affinités avec cette Wallonie, si chère aux cœurs français, expliquent mieux que tout le goût de Marc Delmas pour les ducasses, pour les kermesses, pour les foules en liesse, pour les masses dansantes et chantantes, enivrées de plein air.

 

Celui-là ne s’enfermera jamais dans sa tour d’ivoire (en fait de tour, il ne connaît que celle des échecs, jeu qui le passionne) ; je ne le vois pas écrivant de la musique de laboratoire, à l’usage des dilletanti fatigués et délicats ; ce qu’il lui faut, c’est la joie sonore de la place publique, ce sont les amples orchestres, les chorales géantes, les orphéons et les fanfares. L’art pour le peuple, qui fut si longtemps un passe-temps de mandarin, prend avec Delmas son vrai sens. Il est l’animateur prédestiné de la musique populaire.

Marc Delmas, Choral et Variations pour trompette et piano, op. 37, dédicacé "à Monsieur M. Franquin, professeur au Conservatoire, en hommage bien cordial"
(Paris, Editions musicales Andrieu Frères, 1914) DR.
Audio lecteur Windows Media Fichier audio par Max Méreaux (DR.)

 

De là, chez lui, ce don exceptionnel de la bouffonnerie musicale, perdu en France depuis Offenbach et Hervé. Je ne connaissais pas Delmas, quand notre ami commun Pierre Veber, bon critique musical tout comme il est excellent auteur dramatique, me dit un jour : « Il faut entendre Roquelaure, l’opérette que j’ai écrite avec Delmas. Celui-là a le génie de la bouffonnerie ».

 

J’ai suivi le conseil de Pierre Veber et je lui en suis reconnaissant, je n’ai jamais tant ri qu’en écoutant Roquelaure au piano. Les beaux jours de l'opérette américaine étant comptés, le public français étant las - à l’écœurement - des inepties écrites pour des gens en retard de cinq siècles sur notre civilisation, un théâtre lyrique municipal comme la Gaîté ne pouvant créer éternellement des opérettes allemandes ou viennoises, on doit espérer qu’un jour prochain, justice sera rendue — par le public, le seul juge qui compte — à Marc Delmas, rénovateur de l’opérette française.

 

Grand Prix de Rome en 1919, lauréat du Concours musical de la Ville de Paris, Marc Delmas n’a cependant rien d’un officiel. Dans sa Cyrca, le drame lyrique primé par la Ville de Paris, et dont le ballet, très mouvementé, obtint un beau succès à l’Opéra, en 1927 ; dans le Masque, comédie lyrique en quatre actes, qui, créé à Nice, monté ensuite à Vichy, à Lille, à Alger, charma par sa couleur romantique ; dans sa Camille, créée à l’Opéra-Comique, en 1921, où déjà pointe la note bouffonne, dans ses importantes partitions pour Penthésilée, l'oeuvre d’Alfred Mortier, applaudie à l’Odéon, aux Arènes de Béziers, à Monte-Carlo, et dont l'ouverture a fait le tour des grands concerts symphoniques en Europe ; pour le Dieu sans couronne (Arènes de Béziers, 1923), et pour Robert Catelet, deux pièces héroïques de Pierre Jalabert et Etienne Arnaud (Théâtre de verdure de Saint-Quentin, 1928 ; Théâtre antique de Carcassonne, 1929) ; dans la Giaour enfin, l’œuvre maîtresse de l’auteur, créée à Vichy en 1929, œuvre tout ensemble d'une verve étourdissante et d'une mélancolie nostalgique, écrite sur un livret de Chekri-Ganem, et dont la place marquée est à l’Opéra-Comique, partout et toujours, Marc Delmas va vers la foule et ne recherche d’autre suffrage que le sien.

 

Pourtant nous l'avons dit, Delmas, de par sa lignée paternelle, appartient aussi au midi, midi pyrénéen, qui garde la mesure jusque dans ses colères et ses allégresses, midi souriant et narquois du pays de Saint-Gauderic, à quelques lieues de ces deux grandes ruines calcinées, le château des Lévis-Mirepoix, dominant Lagarde, et le roc fatidique de Montségur, qui pourrait bien être le Montsalvat de Lohengrin et de Parsifal.

 

Atmosphère suave et pathétique, joyeuse et tendre. L’air vif qui, venu de l’Atlantique, a passé sur tant de neige, a quelque chose de mordant et de spirituel ; et puis ces paysages virgiliens, ourlés de peupliers, piquetés de cyprès, ont aussi une grâce infinie.

 

Cette grâce occitane, aux nerveuses langueurs, nous la retrouvons dans maintes mélodies, dans telle ouverture, dans tel adagio, écrits par Delmas.

 

Après avoir célébré la Wallonie (son poème symphonique, au pays Wallon, fut fêté en Belgique avant d’être exécuté pour la première fois, aux Concerts Lamoureux, en 1919), après ce bel hommage à Charleroi : le Bateau ivre, d’après le poème de Rimbaud, le meilleur ouvrage symphonique de Marc Delmas, avec son plan si original où le piano figure le bateau ivre, tandis que l’orchestre bouillonne et frémit comme la mer, et qu’un chant de cor solo exhale toute l’immense mélancolie des tropiques, Delmas revient au pays de ses pères. Ce sont les Impressions d'Ariège, écrites sur des quatrains harmonieux du regretté docteur René Robine ; c’est la Rhapsodie sur des thèmes ariégeois, pour violoncelle et orchestre, dont on apprécia aux Concerts Colonne en 1927, la grâce pastorale, c’est encore la couleur exquise de telle mélodie pour cette comédie musicale encore inédite, Quand on conspire, (on en pourrait tirer un bien joli film sonore) ; comédie musicale dont l’action se déroule précisément dans ce Saint-Gauderic, tout proche de la belle demeure où Delmas et sa charmante jeune femme passent leurs vacances. De quelle élégante suavité, de quel style est alors capable Marc Delmas, on en jugera sur l’exquise mélodie des Primevères.

 

En pleine maturité, l’œuvre mélodique, symphonique, dramatique de Marc Delmas, apparaît déjà considérable. Ce qui caractérise cette œuvre, tout comme celui qui la conçut, c’est le débordement de la vie, c’est la spontanéité, la richesse, l’opulence de la puissance créatrice. Au reste, l’activité d'un tel homme ne saurait se cantonner dans le domaine de la musique pure. Il lui faut encore parcourir la France, voire l’Algérie, pour y porter la bonne parole, j’entends pour y ranimer l’élan des Sociétés Musicales, pour inspirer à la foule l’amour de cet art auquel il a voué sa vie.

 

Et comme s’il n’y avait pas là encore de quoi assouvir son besoin d’activité, nous voyons aujourd’hui le créateur de la Giaour nous donner des livres excellents, eux aussi, sur Georges Bizet, son maître d’élection, et prochainement sur Gustave Charpentier, qui, le premier fit tant pour inspirer au peuple de France la passion de la musique. J’ajoute que les livres de Marc Delmas sont, comme son œuvre musicale et comme lui-même, « bien vivants ».

 

Raymond Escholier (1882-1971)

romancier, critique d'art

in Une heure de musique avec Marc Delmas,

(Paris, Editions cosmopolites, 1930)

[coll. et numérisation D.H.M., avril 2018]



Jean DÉRÉ (1886-1970)

Jean Déré
( coll. Jeanne Carcone )

Compositeur discret mais attachant, Jean Déré est né le 23 juin 1886 dans le Poitou méridional, à Niort, patrie également de madame de Maintenon. Georges Déré, son père, organiste de l’église Notre-Dame, dirigeait un chœur d’hommes, l’Orphéon, au sein de cette citée où la vie musicale était particulièrement riche à cette époque. Il bénéficia ainsi d’une formation musicale dès sa plus tendre enfance et, à l’âge de 6 ans, Jean Déré se produisait déjà en public. A 11 ans, il rejoignait le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dont il fut sans doute l’un des plus jeunes lauréats avec les premiers prix de solfège et de fugue, ainsi qu’une médaille de piano. Elève de Diémer, Lavignac, Caussade, Lenepveu, Massenet, à peine entré dans la classe de composition de Widor, avant la Grande Guerre, Jean Déré avait déjà écrit une Sonate pour piano et violon, un Trio pour piano, violon et violoncelle, qui fut joué plusieurs fois à Paris et valut à son auteur une médaille au Salon des Musiciens français, un Poème de la mer, poème symphonique en 3 parties interprété à Niort et à la Rochelle, et un drame lyrique en 3 actes : Au seuil des arènes, écrit pour l’inauguration des arènes de Saintes nouvellement restaurées.

Ses nombreuses activités d’enseignant à Niort, de suppléant de Widor à la tribune de Saint-Sulpice, où il eut d'ailleurs l'occasion de croiser à plusieurs reprises Albert Schweitzer, et de compositeur, qui ne lui laissaient que très peu de temps pour étudier, et la première guerre mondiale l’empêchèrent de concourir pour le Prix de Rome. Celui-ci d'ailleurs ne put se dérouler entre 1915 et 1918. Aussi, par dérogation spéciale il fut autorisé à s’inscrire en 1919, bien qu’il avait largement dépassé les trente ans, âgé limite en temps normal. Mais hélas !, cette année-là le sujet imposé, Le Poète et la Fée, n’inspira guère notre musicien et c’est un deuxième Second Grand Prix qu’il décrocha.

Fragment de la partition manuscrite Le Mont des Oliviers,
poème symphonique de Jean Déré
( coll. Jeanne Carcone )

Jean Déré a ensuite consacré sa vie à l’enseignement, tout d’abord comme professeur de contrepoint et de fugue par correspondance, puis, de 1937 à 1956, comme professeur de solfège et d’harmonie au CNSM. Après plusieurs années passées dans sa propriété de la Mayenne, à Sainte-Suzanne, où il s’était retiré quelque temps en raison d’une santé rendue fragile par les méfaits de la guerre, il se lançait dans la grande aventure de la radiodiffusion en compagnie de Daniel Ingelbrecht, Elisabeth Brasseur et Igor Strawinsky. C’est ainsi qu’il en fut l’un des pionniers et qu’il inventa le métier de metteur en ondes, en travaillant notamment avec Strawinsky au délicat problème que pose l’enregistrement des cuivres.

Mais il n’a jamais abandonné pour autant la composition. On lui doit notamment des Esquisses sketches, dix pièces pour orchestre : Danse grave, Andantino, Marche noble, Cantilène, Joyeuse ronde, Récitatif et air, Danse des fées, Arabesque, Sérénité (Jobert) ; un poème symphonique Krishna (Salabert), qui fit l'objet plus tard d'une réduction pour piano (Salabert) sous le titre de Krishna, quatre petites pièces : Premières joies, La neige tombe, Un drame à Guignol, Le cortège des rêves ; Trois Esquisses pour piano et orchestre (Leduc), de la musique de scène pour Faustus de Marlowe, ainsi que de nombreuses pages de musique de chambre, notamment un Andante et Scherzo en si bémol, pour clarinette et piano (Selmer), une Suite brève et disparate pour violoncelle et piano (Leduc), un Chant héroïque pour violoncelle et piano (Salabert), Deux sonates (Salabert) et Trois sonatines (Leduc) pour violon et piano ; des pièces pour piano : Trois sonatines (Leduc), A la campagne (Leduc), Trois marines (Leduc), Trois danses anciennes (Leduc) et des mélodies ou chansons : Chants arabes, poème de Franz Toussaint (Salabert), Les Saintes du Paradis, suite de mélodies sur des textes de Rémy de Gourmond (Salabert), Jeux et chansons à la mode de chez nous, chansons à danser, album de six chansons à troix voix, textes et mise en scène de Marianik Jousseaume (Jobert). Il avait aussi une certaine prédilection pour la musique religieuse, qu'il a d'ailleurs enseignée (chant grégorien) et pour laquelle il a composé un bon nombre de psaumes et autres cantiques parus aux éditions " Procure du clergé - Musique sacrée ". Parmi ceux-ci citons Cinq Repons pour les funérailles : Libera me, Domine, Subvenite, In paradisum, Credo quod Redemptor et Qui Lazarum. Ces pièces pour la nouvelle liturgie étaient à l’époque (1968) qualifiées de " admirablement écrites ", tant, entre autres qualités, " l’harmonie très claire ne déroute point ". Citons encore les psaumes 22 (Je suis entre les mains du Bon pasteur) pour 3 voix mixtes et unisson, 28 (Rendez-gloire) pour chœur à 4 voix mixtes et foule, 44 (Ecoute mon enfant) pour chœur à 3 voix et foule, 83 (Mon Dieu, en ta demeure est ma patrie) pour 1 voix ou 4 voix mixtes, 116 (Louez le Seigneur) pour 1 ou 4 voix mixtes, 122 (C’est vers Toi que je lève les yeux) pour solo et unisson, 127 (Heureux, toi qui crains le seigneur) à l’unisson, 130 (Le repos de mon cœur) pour 1 ou 2 voix, 132 (O seigneur, comme il est bon pour des frères) pour 1 voix ou 4 voix mixtes, 133 (Béni soit notre Dieu dans le calme du soir) pour 1 ou 3 voix... et les cantiques De mon cœur a jailli un chant d’amour (unisson), Souvenez-vous (2 voix), Entre toutes les femmes (1 voix), C’est près de vous (1 voix), Près de son Fils mourant, Les Cieux se sont ouverts, Prière à la Vierge...

La "Chorale Jean Déré", chef de chœur : Jeanne Carcone, lors d'un concert du 24 juin 2001 en l'Eglise St-Pierre de Moëze (Charente-Maritime), au cours duquel furent interprétés le Sanctus de la Messe de Sainte-Cécile de Gounod, et un Laudate de Mozart.
( Photo aimablement communiquée par Mme J. Carcone )

Marié, Jean Déré est mort sans enfant, le 6 décembre 1970 à Sainte-Suzanne (Mayenne). Sa nièce madame Jeanne Carcone1 a hérité de ses papiers et partitions. Elle a eu l’excellente initiative de faire don de ces dernières à la Bibliothèque de Niort, où elles sont à présent précieusement conservées. Chef de chœur dans la petite ville de Port-des-Barques, non loin de Rochefort, où Jean Déré venait souvent se reposer dans sa maison de campagne, elle a en outre baptisé son ensemble vocal du nom de " Chorale Jean Déré "2 et perpétue ainsi son souvenir.

Denis HAVARD DE LA MONTAGNE

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1) Nous remercions vivement Madame Carcone d'avoir mis obligeamment à notre disposition ses souvenirs sur son oncle. [ Retour ]

2) Fondée en 1988, cette chorale intercommunale (Port-des-Barques et Saint-Nazaire-sur-Charente) compte à présent une quarantaine de membres. Son répertoire est très varié, puisqu'il couvre une longue période allant de la Renaissance à la chanson contemporaine. [ Retour ]




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